La rencontre. Tout a commencé dans un diner de Com. Des personnes de la communication m’ont invité, gentiment. Et j’y suis allé. Impertinence oblige. Mon grain de sel de marketer pouvait-il rehausser le goût de la conversation pourtant déjà fort animée ? J’y ai cru. J’ai bien fait.
Et j’ai rencontré des gens formidables, drôles, fragiles aussi. Un peu trop d’humour au début, et puis, au fil du temps, le constat cruel que leur métier, leur expérience étaient mis à mal par l’époque, les on-dit, les oracles apocalyptiques et la mauvaise image traînée depuis des décennies comme un fardeau de trop. Il y a une forme d’invisibilité des difficultés rencontrées par des professionnels de cette qualité dans un monde que l’on dit soumis aux forces maléfiques de l’intelligence artificielle. Curieusement. Et si tout le monde s’en foutait ? Et si, l’important c’était l’arrivée sur le marché du chargé de com de nouveaux bataillons fraichement formés par des écoles opportunistes et sans regard réel sur le futur du métier ?
Entre le couscous et la salade mexicaine (tiens pourquoi mexicaine ?), nous avons fait connaissance. Nous avons ri des blagues grasses de Laurent. Si j’étais un peintre néo-classique, je te présenterai une toile dans la lumière du radeau de la Méduse… Beauté classique et contexte dramatique, enveloppé avec tendresse dans une forme de romantisme mahlerien. Grave en fait.
Oui c’est grave d’en arriver à se dire : et ça fait longtemps que tu cherches un job toi, Tamara ? Inquiétant parce que pendant ce temps là, des marques crèvent, des entreprises ne progressent pas, ne trouvent pas leur marché, ne se financent pas ou mal, faute d’une stratégie de communication de haut niveau. Elles recrutent encore. Mal.
Depuis une semaine, ces rencontres, ces débats, ont donné vie à la Dircomie. C’est beau ! C’est un mouvement collectif. Je le ressens comme indispensable à une certaine exigence que j’ai toujours portée. Notre société ne doit pas abdiquer devant ma médiocrité. Jamais ! Surtout pas maintenant.
Alors, si je peux rejoindre un collectif (tu as le droit de te dire que je ne suis pas le meilleur élève de la classe – d’autant que c’est vrai), c’est bien celui-là. et j’y vais la tête haute et avec le sourire (si si, je fais des efforts). J’ai toujours aimé le collectif. Il m’a toujours rendu meilleur. Merci !
Sans doute est-il temps de donner encore un peu de mon énergie, de mon impertinence, de moi, à ce groupe de gens que j’aime. Je veux te le dire ici, la communication (et le marketing est son jumeau) doit être placée dans les mains de personnes de haut niveau, de qualité, éprouvées par des années, des décennies d’expérience et de lutte pour se faire entendre, pour convaincre de la justesse ou de l’audace de leurs idées. Pas par des actionneurs de bouton, pas par des algorithmes construits sur des statistiques normatives.
L’audace est la valeur clé dans la communication, comme en Dircomie. Sans audace pas de valeur. En communication comme en marketing, il n’y a pas de vérité, pas de preuve, mais en revanche, la force de convictions, de l’intuition comme clés de la créativité et de l’unicité d’un message qui séduit ou rassemble. Mus par l’amour des mots, par la poésie des images, les communicants embellissent nos vies, nos sociétés, apaisent nos souffrances, nos angoisses et valorisent nos succès et nos victoires.
Elles et ils méritent chaque jour un profond respect. De nous tous. De toi aussi.
Le voyage en Dircomie commence à peine. Ce collectif va tout emporter. J’en ai la conviction. Et je suis heureux d’y contribuer modestement.
Suis cette aventure ici et aussi sur Linkedin : https://www.linkedin.com/company/dircomie
Bientôt, je te raconterai la suite de l’aventure.


