Auteur : Patrice

Le retour de la promo avec la Mini Lidl !

Michel Biero est un directeur marketing qui a des idées. Ou qui les prend quand on les lui sert sur un plateau en courant lui faire un bonne blague. Il a raison. Faire gagner une voiture aux clients d’une enseigne de grande distribution n’est certes pas très innovant. J’ai dû en faire gagner quelques unes entre les années 90 et 2000. Souvent avec un partenaire, rarement en la re dessinant complètement aux couleurs de la marque. Or chez Lidl, quand on aime, on porte les couleurs les plus criardes et promo qui existent. Leur, rouge et jaune. Les codes de la promo depuis 70 ans. Un coup de génie de plus pour la marque ? Prends une respiration et demande toi, comme moi, qui pourrait bien rouler avec une voiture bariolée. Tu ne vois pas ? Pourtant les baskets de Michel, les speakers Lidl, aussi moches qu’elles te paraissent ont fait le plus gros carton du marché et, bonus pour les geek qui me lisent, ce ne sont pas des NFT… Donc, il y a …

Les marketers aiment-ils lire ? #oupas

Il y a tant de parcours, de profils différents dans le monde du marketing que je côtoie depuis 30 ans. Il y a tant de choses à lire aussi sur cette « matière » vivante et tellement peu considérée. Que dire du nombre de contenus écrits par les mêmes marketers, un volume si colossal qu’on devrait inventer des usines de retraitement de déchets pour éliminer le surplus. Alors quand Karine nous propose un vidéo d’un TedX récemment enregistré en Belgique, d’un jeune homme bien comme il faut défendant la poésie de la jeunesse, je me demande pourquoi nous avons eu tant de mal à aimer la lecture de romanciers, d’écrivains de théâtre ou d’essais et plus encore de poête ? Est-ce réellement la faute de nos enseignants, de ceux qui nous ont dit de lire tel ou tel texte, de l’apprendre et parfois de le réciter ? J’ai l’impression que le principal écueil que rencontre l’enseignant chargé de nous apprendre à lire les auteurs de la littérature française (mais aussi étrangère) c’est d’avoir un point de vue …

L’omnicanalité et les KPI dans le retail #PRW

Hier le retail était à la fête. Les gens se déplaçaient dans l’allégresse et et tout semblait contribuer à la consommation de biens matériels ou de services plus ou moins futiles. Alors, oui, on pouvait aussi les acheter sur Internet, et même chez le géant Amazon, mais être servi par une conseillère ou un charmant vendeur, c’était autre chose… Et puis la covid-19 et puis la responsabilité de chacun face à l’empreinte carbone laissée sur les routes qui nous mènent follement dans des centres commerciaux bondés, nous ont progressivement incité à rester chez nous. Alors le retail qui était déjà devenu omnicanal avant tout cela, qui fantasmait en nous imaginant vautrés dans nos canapés poltrons, jouant de nos pouces agiles sur nos écrans hyper connectés et commandant sans cesse tout et n’importe quoi. Quelle belle image ! Quelle folle croissance du e-commerce aussi ! Hélas, le retailer rencontra sur son chemin vers le paradis du business un maketer intéressé et prompt à lui vendre de nouveaux outils, encore plus performants. J’écris hélas, parce que cet …

Le client et la règle de trois #UX

Alors que nous entrons dans le dernier et troisième quadrimestre, que ce profile le trimestre automnal, je suis fasciné par la puissance du trois, comme ombre fondateur de nos histoires. Tiens, d’ailleurs, tu te souviens que j’ai longtemps expliqué le marketing émotionnel avec le triptyque : Desire – Love – Share. De même que l’expérience est construite en un « avant », un « pendant » et un « après », autre trilogie temporelle qui nous permet de nous situer. Nous vivons dans cette fascination pour tout ce qui est construit sur trois piliers. Est-ce parce que nous appréhendons la vie sous le prisme du passé, du présent et de l’avenir ? Aimons-nous les trois mousquetaires (même s’ils sont réellement quatre), les trois petits cochons, le bon, la brute et le truand, Cendrillon et ses deux soeurs, le mari, sa femme et l’amant ou la maitresse qui font ménage à trois, parce qu’ils sont trois ? L’arc narratif le plus simple reste celui que nous avons appris à l’école : début – milieu – fin / introduction – développement – conclusion …

Dis Siri, c’est quoi une histoire ?

Tu peux demander à ton smartphone à la pomme, mais je ne suis pas certain qu’il identifie correctement la Siri en question. Oui dans ce message Siri n’est pas un homme mais bien une femme écrivain. Et l’auteure américaine de nombreux livres passionnants, et notamment de Un été sans les hommes, nous plonge dans son dernier essai dans l’esprit même de la littérature. Ecrire c’est beau, mais pas toujours simple. Ecrire bien, c’est mettre beaucoup de soi dans un texte qui ne prendra vie que sous les yeux et dans le cerveau de ses lecteurs. Fantasme de l’écrivain qui aimerait être lu par certains et pas par n’importe qui… Alors lisons ensemble un peu de Siri : « L’idée reçue est la grande ennemie de la pensée et de la créativité. L’écrivain qui tire son matériau des lieux communs de la culture contemporain est condamné à l’oubli, si célèbre soit-il de son vivant En tant que lecteurs, nous devons garder de ne pas plaquer ces mêmes lieux communs sur les livres que nous lisons. Ils peuvent …

Les marques qui font du bien #ep30

A la rentrée, tu as d’autres soucis en tête que de t’intéresser aux marques. On est d’accord ! Mais elles, continuent de s’intéresser à toi, à nous. Normal. Et puisque depuis ce matin, nous sommes en deuil de The Queen, j’ai envie de partager avec toi des initiatives plus heureuses. Rien de fou mais des trucs qui font du bien. 1 – Heinz vend des taches avec ThredUp Tu te souviens ? C’était peut-être hier… et tu as fait une grosse bonne tache sur ton top tout neuf, ta chemise ou ta cravate spéciale rendez-vous client, ta jupe, ton short, bref, la loose… Alors une tache de ketchup (je te dirais bien que tu n’as que pas en mètre sur tes frites ou dans to burger… mais je sais que tu aimes ça), et là c’est vraiment très mal. Parce que ça se voit trop. Parce que tu as beau mettre de l’eau, frotté énergiquement, ça se verra encore à la réunion de 17h ou à l’apéro avec tes potes. C’est mort ! Alors imagine …

La stratégie du char à voile ou comment faire des likes ?

Depuis le temps que j’écris pour des marques, des dirigeants, et même pour mes lecteurs, j’aurais pu y penser. Tu parles d’une blague de footeux et hop, tu déchaînes la foule des haineux, de ceux qui pensent que seuls des crétins sans cerveau et sans âme peuvent pratiquer ce sport (le premier sur notre planète). Magnifique ! Tu es certain de faire des likes, bien plus que tout article publié sur ce blog et lu par… ok laisse tomber ! Je vais te le dire sans que tu puisses constater à quel point je suis consterné par la facilité et le ridicule provoqués par ce que j’ai pu lire ce matin. D’abord, si tu n’as pas joué au foot sérieusement, tu ne peux pas comprendre ce milieu. Si tu ne connais rien au sport de haut niveau, tu devrais éviter de considérer que ton avis sur le moyen de transport est recevable. La vraie question est la récupération, et figure-toi que le temps est la clé principale sur ce point là. Alors tu cries sans …

La sobriété est-elle le nouveau défi du marketing ? #oupas

Pour une fois le mot est bien français. Sobre, concis, précis. Etre sobre, c’est aussi une éthique de vie. Mais le marketing peut-il adapter ce concept, alors qu’il est par nature exubérant, exagéré, boursouflé par l’emphase du moindre avantage concurrentiel ? Alors si les entreprises doivent devenir sobres, en matière de consommation d’énergie ou d’eau, de matières premières non renouvelables ou recyclables, d’impact sociétal en arrêtant de participer à la sur-consommation générale, doivent-elles aussi réduire, et pourquoi pas supprimer leur budget marketing ? Tu te doutes que je vais te répondre par la négative. Et j’ai forcément envie de te contredire (j’adore cela, tu le sais) ou de te surprendre en nous posant réellement la question. La sobriété serait nécessaire et n’aboutît pas (toujours) à l’abstinence. Tu pourrais réfléchir à éliminer de tes actions toutes celles qui ne sont pas essentielles. La chasse au superflu, tu l’a déjà menée, sous l’angle de la restriction et des arbitrages budgétaires. Mais la question est ailleurs. Désormais, il ne suffira plus de réduire les investissements média, de couper …

Pourquoi j’aime les marques qui ne cochent pas toutes les cases ?

L’amour n’est pas objectif. Autant te le déclarer de but en blanc, Cécile, je suis d’accord avec toi. Il n’y a pas de discussion possible, nous n’aimons toujours pas les mêmes gens ni les mêmes objets. Alors pourquoi devrions-nous aimer les mêmes marques ? Pourtant, depuis que le marketing a pris la mesure du pouvoir du client / du consommateur, les marques se sont rapprochées de lui, et se sont mises à étudier ses comportements, ses goûts, ses préférences. Une étude devenue permanente avec l’arrivée du digitale et de la fameuse Data, qui nous en dit long sur ce que nous aimons, parait-il. Reste alors à peaufiner le parcours, préciser les avantages clés, les points de friction évitables, et à mettre en place les promesses décisives avec une dose d’émotion à faire pleurer un moine tibétain. Le manuel de l’expérience client que nous aimerons à coup sûr, est déjà écrit et lu par tout le monde. Tout va bien se passer. Tu crois ? Le client sort au moment opportun sa check-list et coche les …

Quand l’expérience client meurt faute de combattant… #CX

La fameuse expérience client peut-elle mourir dans ce contexte de désillusion généralisée pour les métiers de service ? De retour d’un voyage dans l’Amérique de l’Ouest, je me pose cette question, non sans tristesse pour ceux et celles que les USA inspirent encore. Evidemment, l’expérience du voyageur n’est pas celle de tous les jours. Naturellement, en attente de moments le rapprochant de la perfection d’une vie sans contrainte, le touriste a une forte tendance à exagérer le moindre désagrément. Il note sévèrement tout manquement à son bonheur couteux. Mais, objectivement, après deux ans sans sortir de l’hexagone, il me reste comme un parfum de déception au moment de faire un bilan des expériences vécues. Les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration souffrent partout et aux Etats-Unis aussi. Il en va de même dans le retail, dans la distribution, les banques et c’est aussi la cas dans les musées ou autres lieux publics : le manque de personnel est flagrant. Or, pour offrir une expérience au client, il conviendrait pour commencer, par le prendre en …