Tous les articles classés dans : l’humain dans le marketing

La stratégie de la consigne #pyxo

Alors que j’écrivais à Priscille pour lui faire part des limites d’un marketing peu à la hauteur de la noble ambition de son entreprise responsable, tu le sais, si tu m’as lu hier, je me suis rendu chez Eric, traiteur italien de mon quartier parisien. Pour la première fois, j’ai pris un repas de midi à emporter avec consigne de l’emballage. Un emballage habituellement en carton qui m’encombre et que je jette aussitôt terminé mon déjeuner. Comme tout le monde. Depuis trop longtemps. Alors plastique pour le couvercle, ou les couverts, plus généralement en bambou, peu importe, cela génère des déchet jetables en trop. Mais désormais c’est terminé ! Je suis enfin devenu plus responsable. Et c’est grâce à toi Eric… ou bien grâce à Pyxo qui a trouvé la solution pour à la fois réduire les points de friction et augmenter ma motivation. Parce que si tu souhaites que tes clients adoptent un comportement plus responsable, il faudra jouer sur ces deux axes (cf les conférences de Dan Ariely). Tu t’en doutes, j’ai voulu …

La tendance marketing du dressing à louer #QuiLoueTout

Depuis quand sommes-nous propriétaire ? De notre habitation, de notre véhicule, de notre moyen de communication, de notre ordinateur, de nos fringues et de tout le reste. La question déclencherait une recherche sociologique ou anthropologique d’envergure, nous ramenant sans doute à la révolution française, symbole de la fin de certains privilèges. Une chose est certaine, les humains ont d’abord loué leurs corps avant d’en réclamer la propriété. A l’inverse, la longue quête vers la pleine propriété d’un maximum d’objets liée à l’hyper sédentarisation nous a plongé dans le plus grand placard, le plus vaste débarras, les plus étranges vides-greniers qui soient. Alors pourquoi continuer à empiler les vêtements dans un dressing, les sacs à main sur des arbres à sac, et les chaussures dans des meubles à chaussures ? Pourquoi tant d’avidité pour ce qui est à nous et pas aux autres ? Pourquoi lutter pour acheter encore et encore, ce qui invariablement renvoie dans le fond de l’armoire ce que nous avions déjà ? Depuis quelques temps, la sobriété s’empare de notre consommation, et …

Lettre à Ester : l’objectif ou la technique ? #shortstories

Ce matin, alors que le paysage défile à l’envers sous mes yeux, je lis un message sincère et réjouissant d’Ester. Un aveu presque. Ecrire des phrases courtes, c’est mieux. Pas toujours simple pour celle ou celui qui se laisse emporter par ses émotions et qui verse une larme dans un océan de lyrisme. Mais efficace. Ester est une esthète des textes (note cette phrase et essaie toi aussi à la maison ou au bureau d’en produire une avec autant de t et de e en si peu de mots). Et si tu écrivais avec un objectif en tête, ça donnerait quoi ? La question est plus complexe qu’il n’y parait. Tu as lu ici ou là, comme chanterait Alain, que le contenu est un aimant à contact qualifié potentiellement prêt à être ton client, alors tu produis. D’autres t’ont rapidement fait des remarques et gentiment indiqué que si tu produis des contenus écrits, il faudrait sans doute mieux les rédiger. Tes rédactions en mode CM2, c’est un peu trop basique pour le lecteur que tu …

L’omnicanalité et les KPI dans le retail #PRW

Hier le retail était à la fête. Les gens se déplaçaient dans l’allégresse et et tout semblait contribuer à la consommation de biens matériels ou de services plus ou moins futiles. Alors, oui, on pouvait aussi les acheter sur Internet, et même chez le géant Amazon, mais être servi par une conseillère ou un charmant vendeur, c’était autre chose… Et puis la covid-19 et puis la responsabilité de chacun face à l’empreinte carbone laissée sur les routes qui nous mènent follement dans des centres commerciaux bondés, nous ont progressivement incité à rester chez nous. Alors le retail qui était déjà devenu omnicanal avant tout cela, qui fantasmait en nous imaginant vautrés dans nos canapés poltrons, jouant de nos pouces agiles sur nos écrans hyper connectés et commandant sans cesse tout et n’importe quoi. Quelle belle image ! Quelle folle croissance du e-commerce aussi ! Hélas, le retailer rencontra sur son chemin vers le paradis du business un maketer intéressé et prompt à lui vendre de nouveaux outils, encore plus performants. J’écris hélas, parce que cet …

Le marketing est un voyage épisode #5

Tu sais que cette sensation de revenir au point de départ, est parfois déprimante. Elle peut être comprise également comme l’impérieuse nécessité de se retrouver, de reprendre là où tout avait commencé. Une boucle qui se boucle, un cercle qui se referme. Alors chaque fois qu’un avion se termine, chaque réunion à laquelle tu présentes des résultats, fussent-ils bons, te renvoie vers la ligne de départ. Et maintenant quoi ? Si tu considères le prochain départ comme un nouveau voyage, c’est sans doute que le chemin n’est pas terminé. Avouons-le c’est ce que nous espérons tous. Toujours garder en nous ce désir de repartir. Oui mais serait-il possible que le voyage nous conduise là où nous étions il y a longtemps, déjà ? Je n’évoque pas ici simplement une destination, un lieu, comme cette école fréquentée en tant qu’étudiant, cette entreprise où nous avions débuté et qui nous accueille désormais comme un consultant ou un conférencier. Je pense au voyage intérieur. Celui qui te donne gout à la prise de parole dans un podcast, alors …

L’influenceuse est-elle un modèle à copier ? #oupas

Soudainement on reparle de l’influence comme de la solution à nos difficultés marketing et même business. Les influenceurs sont-ils à ce point indispensables à la vie économique de nos nations ? Peut-on encore se passer d’elles et d’eux ? D’une part, Aurélie y va fort dans une tribune publiée sur le rayon de com – Culture RP, en affirmant qu’un grand nombre d’entre eux : « leur passe-temps préféré consiste à « faire du buzz pour du buzz » en dénonçant, en fustigeant, en insultant et allant à l’affrontement systématique« . D’autre part, l’ami Fabrice pointe dans le viseur malicieux de son objectif une mise en abime intrigante sur l’idée que celle ou celui qui copierait l’image proposée par une influenceuse deviendrait à son tour influente. Chacun son tour, comme dirait les amoureux du Tour de France. Mais surtout l’influence devient alors une chaîne difficile à stopper dans son élan, puisqu’il y aura toujours quelqu’un pour reprendre le flambeau et tenter d’entrainer à sa suite d’autres âmes influençables… Où allons-nous ? Où vont les influenceuses ? Et …

La face cachée du marketing de profil !

Soigne ton profil qu’il disait ! Combien de coachs en profil as-tu déjà rencontrés ? Et combien sont-ils moches de face ? Aie, ça pique ! Je te pose la question parce que tout à l’heure, en sortant d’un déjeuner avec un ami, je me suis rendu compte que je le trouvais bien plus beau de face que sur son profil. Incroyable ! D’ailleurs, de profil il m’a semblé différent aussi. Plus froid peut-être, plus sérieux sans aucun doute, plus professionnel, me dirais-tu. Possible. Et puis je relis la très longue interview que m’a proposée Sébastien, et je m’interroge sur la justesse du portrait. C’est très intriguant de se voir exposé en quelques paragraphes généreux. Est-ce tout ce que tu avais à nous dire ? Est-ce un portrait embelli de cette personne que tu auras peut-être un jour en face ? Alexis, lui, est d’une très belle force de communication lorsqu’on est face à lui. Chaleureux, passionné, attentif, curieux. Il aime les gens et tu le sens immédiatement. De face, il est très convaincant, séduisant …

La responsabilité de l’entreprise est-elle un sujet de communication ? #RSE #podcast

Lorsque tu commences à te poser des questions sur un sujet aussi essentiel, c’est certainement que tout n’est pas clair. Il y a matière à débat. Qui est vraiment responsable et de quoi ? Faut-il communiquer sur sa responsabilité ou laisser les autres la constater, la louer, la récompenser ? Est-ce à la direction générale de porter la #RSE ? Autant te dire que si tu es concerné par cet enjeu dans ta boîte, c’est sans doute l’occasion de découvrir les podcast du décodeur de la communication, créés et animés par Laurent, le brillant patron de l’agence Mavericks. Accompagné par Jean-François, nous conversons dans cet épisode de 50 minutes, de cette RSE que beaucoup imaginent désormais comme un instrument de communication hélas dévié de sa trajectoire et tombé dans la machine à laver du green. Pour nous, il convient de bien définir le périmètre de la responsabilité, de bien comprendre que l’entreprise ne peut embrasser tous les sujets, toutes les responsabilités, car il est évident qu’elle n’en a mis les moyens ni la vocation. Choisir …

Stratégie de marque : une histoire d’hommes ? #oupas

Evidemment réduire l’histoire épique d’un repas entre un fils et un papa à un film de 3 minutes, va faire rire ou pleurer. Elle nous renvoie aux déboires des pères qui se retrouvent confronter à « maman fait pas comme ça » et autres « chez maman on mange des papillons ». Elle nous renvoie à l’image de la séparation, de la désintégration de la cellule familiale dans laquelle chacun à sa place, son rôle et ses prétendus savoir-faire. Alors quand il s’agit de récupérer son gamin pour une soirée ou un week-end entre hommes, le moment du repas est déterminant. Pas forcément parce que c’est là qu’on attend les hommes, mais parce que le lien social entre nous, est, dans notre culture, fortement impacté par les moments autour de la table. Ce soir ça pourrait être un spaghetti bolognaise, parce que la marque qui nous parle ne prend pas le pari de la difficulté culinaire et tient à rester accessible au plus grand nombre. A moins que. Cet exercice de narration autour du manger mieux, est-il déclinable à …

Stratégie de marque : jusqu’où devons-nous être engagés ?

Manifester son soutien à une cause mondiale lorsque survient une crise menaçant un peuple et indirectement toute l’Europe, semble une évidence. Pour autant, c’est un engagement fort qui mérite réflexion, non parce qu’il serait jugé opportuniste ou suiviste, mais parce qu’il énonce une prise de position dont on ne reviendra pas facilement. Si je suis révolté par la guerre, je peux aisément m’exprimer. Je suis farouchement contre toute forme de guerre, d’agression, d’occupation de territoires, de terrorisme, et ce n’est pas une question de camp à choisir, c’est un principe. L’apologie de comportements guerriers m’est insupportable depuis des années. Je ne vais plus voir un film de guerre, je ne lis pas de livre relatant la guerre ou les invasions barbares, bref, je suis devenu pacifiste. Mais là n’est pas le sujet. Lorsque une marque s’engage, elle engage toute l’entreprise et ses parties prenantes à sa suite. Elle devrait s’assurer au préalable que cet engagement est partagé, accepté par la très grande majorité de ces acteurs, incluant ses clients évidemment. Un leader de la marque …