Tous les articles classés dans : Intuitions

Réflexions et idées

Faut-il en finir avec les calendriers ? #oupas

Hier. Aujourd’hui. Bof ! Demain ? Pourquoi pas… J’en suis là. Une réflexion sur les dates à venir, les fêtes à célébrer, les minutes à oublier et les agendas qu’on ne m’offre plus. Ouf ! Alors j’imagine la photo qui illustrera le prochain calendrier que les éboueurs, la Poste ou les pompiers tenteront de me vendre. En passant par là. Faut-il vraiment que nous ayons le choix de l’image, pour un texte convenu et manquant cruellement d’inspiration ? A près tout, si l’on me propose un calendrier de mes prochains rendez-vous surprenants, de ceux qui vont très certainement modifier ma trajectoire, j’en serai preneur. Mais si c’est pour me rappeler la chandeleur ou la fête du travail, en complément de la journée internationale des calendriers de l’Avent, je t’avoue, Karine, que cela ne me motive guère. Et toi ? En marketing aussi, nous avions des calendriers. D’ailleurs, en ce moment, c’est le temps d’envoyer des chocolats, avant que ne vienne, telle une valse de Vienne, la période des cartes de vœux. Le moment de dire …

L’authenticité m’a tué !

Depuis le temps que l’on me conseille d’être authentique… Tiens par exemple, tout à l’heure, je suis derrière une dame qui entre dans un bel endroit en terminant sa conversation téléphonique et pousse la porte battante devant elle. Une porte qu’elle relâche sans même se soucier de l’impact sur celui qui la suit. Merci ! Ce mot ne l’atteint pas puisqu’elle a encore ses écouteurs dans les oreilles et qu’elle ignore mon existence… J’ai maintenant une très mauvaise opinion de celle qui est assise à une table devant moi et qui opine du chef en écoutant deux messieurs parler de business… Est-elle authentique ou joue-t-elle un rôle afin de les rassurer, d’obtenir leur confiance ou leur sympathie ? J’ai eu cette impression fugace, ce ressenti dérangeant, en d’autres occasions. Tu me diras que dans le monde du marketing, cela n’a rien d’étonnant. Nous racontons des histoires, mais sommes-nous authentiques ? Est-il possible, souhaitable ou simplement efficace d’être dans cette posture éthique lorsqu’on vend quelque chose, peu importe quoi ? Les marques sont là pour nous …

Capturer nos instants sur des photos libres

Alain chante avec Vincent. Un moment magique que je ne découvre que maintenant. Un instant de grâce qui renvoie à un texte vieux comme s’il y a 43 ans qu’il a été écrit. « Caresses photographiées sur ma peau sensibleOn peut tout jeter, les instants, les photos, c’est libreY a toujours le papier collant transparentPour remettre au carré tous ces tourments… » Et aussitôt je pars en voyage dans mes archives photographiées. Ces instants où nous étions libres ? N’est-ce pas une nostalgie évaporée qui s’exprime dans ces mots pour mieux combler les vides de nos existences actuelles ? De quelles photos te souviens-tu ? J’aime me souvenir des vieux Polaroïd pris par ma grand-mère près d’un sapin immense décoré pour Noël ou de ceux pris dans l’euphorie d’une première étoile gagné par des joueurs en bleus. Chaque fois des visages qui ont changé depuis mais qui brillent encore de l’aura du temps d’avant. Nous avons jeté tellement de photos. Nous en avons conservé quelques unes. Lesquelles ? Pourquoi celles-là ? Et puis il y a aussi …

Faut-il fermer les yeux pour avoir une meilleure vision…marketing ? #oupas

J’ai fermé les yeux. J’ai pris le temps de me détacher de cette image de toi, Laurent. Et puis je me suis plongé dans le noir, volontairement. Alors même que la journée commençait avec un déferlement de commentaires joyeux et de likes adorables autour d’un podcast des habitués du #CafedelaCom. Et dans le noir, tu vois quoi ? Fermer les yeux sur le défilé des conseils qui s’empilent dans un ordre incertain lorsque je scrolle down sur Linkedin Fermer les yeux sur les inepties proférées par certaines marques… pourquoi des couches qui ne fuient pas ou moins que les autres ? tu crois vraiment que quelqu’un achète des couches qui fuient ?… Fermer les yeux pour éviter de lire ce que certains appellent des carrousels et qui à défaut de me faire tournoyer dans un monde féérique, me balancent des banalités du genre : « en 2023, tu achèteras des NFT pour t’inscrire à une conférence sur le web3 » Fermer les yeux pour imaginer autre chose : des gens qui rient, des gens qui se respectent …

Ces lieux où l’on apprend à faire ensemble

Tu crois naïvement que c’est le lieu qui compte plus que tout. Normal. Tu es venu pour faire tiers-lieux jusqu’à Metz, ville magnifique bercée par la Moselle. Et puis quand tu entres dans cet espace ouvert dans d’anciens entrepôts ou hangars industriels, tu ne vois que des gens. Tu perçois un fourmillement intellectuel, des conversations croisées, une variété de personnages impliquées et accueillants qui te fait vite oublier le décor. Ce ressenti est très fort. Ici, au Blida, se sont réunis pendant 3 jours tous ceux et celles qui se sont engagés dans des projets différents pour une société différente. Depuis 2016, pour les précoces, des lieux qui ré-inventent notre relation à la société, au sens du collectif solidaire et responsable, s’implantent un peu partout en France. Ils sont désormais plus de 2000 à porter ce nom de tiers-lieux. Aide aux démunis, aux victimes de la fracture numérique, facilitateurs de projets, d’initiatives sociales et/ou professionnelles, centres de formation, terres d’accueil et d’une agriculture vertueuse, activités culturelles ou artistiques, le tiers-lieux est multiple et divers. Il …

Les marketers aiment-ils lire ? #oupas

Il y a tant de parcours, de profils différents dans le monde du marketing que je côtoie depuis 30 ans. Il y a tant de choses à lire aussi sur cette « matière » vivante et tellement peu considérée. Que dire du nombre de contenus écrits par les mêmes marketers, un volume si colossal qu’on devrait inventer des usines de retraitement de déchets pour éliminer le surplus. Alors quand Karine nous propose un vidéo d’un TedX récemment enregistré en Belgique, d’un jeune homme bien comme il faut défendant la poésie de la jeunesse, je me demande pourquoi nous avons eu tant de mal à aimer la lecture de romanciers, d’écrivains de théâtre ou d’essais et plus encore de poête ? Est-ce réellement la faute de nos enseignants, de ceux qui nous ont dit de lire tel ou tel texte, de l’apprendre et parfois de le réciter ? J’ai l’impression que le principal écueil que rencontre l’enseignant chargé de nous apprendre à lire les auteurs de la littérature française (mais aussi étrangère) c’est d’avoir un point de vue …

Dis Siri, c’est quoi une histoire ?

Tu peux demander à ton smartphone à la pomme, mais je ne suis pas certain qu’il identifie correctement la Siri en question. Oui dans ce message Siri n’est pas un homme mais bien une femme écrivain. Et l’auteure américaine de nombreux livres passionnants, et notamment de Un été sans les hommes, nous plonge dans son dernier essai dans l’esprit même de la littérature. Ecrire c’est beau, mais pas toujours simple. Ecrire bien, c’est mettre beaucoup de soi dans un texte qui ne prendra vie que sous les yeux et dans le cerveau de ses lecteurs. Fantasme de l’écrivain qui aimerait être lu par certains et pas par n’importe qui… Alors lisons ensemble un peu de Siri : « L’idée reçue est la grande ennemie de la pensée et de la créativité. L’écrivain qui tire son matériau des lieux communs de la culture contemporain est condamné à l’oubli, si célèbre soit-il de son vivant En tant que lecteurs, nous devons garder de ne pas plaquer ces mêmes lieux communs sur les livres que nous lisons. Ils peuvent …

La stratégie du char à voile ou comment faire des likes ?

Depuis le temps que j’écris pour des marques, des dirigeants, et même pour mes lecteurs, j’aurais pu y penser. Tu parles d’une blague de footeux et hop, tu déchaînes la foule des haineux, de ceux qui pensent que seuls des crétins sans cerveau et sans âme peuvent pratiquer ce sport (le premier sur notre planète). Magnifique ! Tu es certain de faire des likes, bien plus que tout article publié sur ce blog et lu par… ok laisse tomber ! Je vais te le dire sans que tu puisses constater à quel point je suis consterné par la facilité et le ridicule provoqués par ce que j’ai pu lire ce matin. D’abord, si tu n’as pas joué au foot sérieusement, tu ne peux pas comprendre ce milieu. Si tu ne connais rien au sport de haut niveau, tu devrais éviter de considérer que ton avis sur le moyen de transport est recevable. La vraie question est la récupération, et figure-toi que le temps est la clé principale sur ce point là. Alors tu cries sans …

La sobriété est-elle le nouveau défi du marketing ? #oupas

Pour une fois le mot est bien français. Sobre, concis, précis. Etre sobre, c’est aussi une éthique de vie. Mais le marketing peut-il adapter ce concept, alors qu’il est par nature exubérant, exagéré, boursouflé par l’emphase du moindre avantage concurrentiel ? Alors si les entreprises doivent devenir sobres, en matière de consommation d’énergie ou d’eau, de matières premières non renouvelables ou recyclables, d’impact sociétal en arrêtant de participer à la sur-consommation générale, doivent-elles aussi réduire, et pourquoi pas supprimer leur budget marketing ? Tu te doutes que je vais te répondre par la négative. Et j’ai forcément envie de te contredire (j’adore cela, tu le sais) ou de te surprendre en nous posant réellement la question. La sobriété serait nécessaire et n’aboutît pas (toujours) à l’abstinence. Tu pourrais réfléchir à éliminer de tes actions toutes celles qui ne sont pas essentielles. La chasse au superflu, tu l’a déjà menée, sous l’angle de la restriction et des arbitrages budgétaires. Mais la question est ailleurs. Désormais, il ne suffira plus de réduire les investissements média, de couper …

Pourquoi j’aime les marques qui ne cochent pas toutes les cases ?

L’amour n’est pas objectif. Autant te le déclarer de but en blanc, Cécile, je suis d’accord avec toi. Il n’y a pas de discussion possible, nous n’aimons toujours pas les mêmes gens ni les mêmes objets. Alors pourquoi devrions-nous aimer les mêmes marques ? Pourtant, depuis que le marketing a pris la mesure du pouvoir du client / du consommateur, les marques se sont rapprochées de lui, et se sont mises à étudier ses comportements, ses goûts, ses préférences. Une étude devenue permanente avec l’arrivée du digitale et de la fameuse Data, qui nous en dit long sur ce que nous aimons, parait-il. Reste alors à peaufiner le parcours, préciser les avantages clés, les points de friction évitables, et à mettre en place les promesses décisives avec une dose d’émotion à faire pleurer un moine tibétain. Le manuel de l’expérience client que nous aimerons à coup sûr, est déjà écrit et lu par tout le monde. Tout va bien se passer. Tu crois ? Le client sort au moment opportun sa check-list et coche les …