Tous les articles classés dans : Intuitions

Réflexions et idées

Faut-il être fier d’être normal ? #Celio

Comment affirmer sa différence lorsqu’on est une marque qui propose plutôt des fringues « normales » ? Oser et être audacieux, est-ce vraiment un sujet aujourd’hui en marketing ? Alors que je suis en plein lancement du livre #marketingZERO, je découvre la nouvelle campagne de Celio, cette marque urbaine qui joue la proximité davantage que le lifestyle (me semble-t-il) et j’avoue que je suis dubitatif… Non par le choix d’une musique qui perce mes oreilles mais qui évoque une certaine rebelle attitude. Pas davantage par le coup de pied dans la porte pour ouvrir le champ de vision de la caméra sur le vrai monde extérieur. Alors quoi ? Je dois t’avouer cher.e lectrice.teur, que la normalité n’est pas trop mon truc. Tu vois le problème ? Etre normal, est-ce accepter la norme ? Faudrait-il un tee-shirt blanc, un pantalon qui ne ressemble qu’à tous les pantalons de la terre, ou encore se promener avec son chien pour être normal ? Je ne sais pas. Autant, les défilés de mode me laissent souvent perplexe et parfois plongé …

Les marques doivent-elles être respectueuses de la normalité ? #TallyWeijl

Le débat est (re) lancé ! Comme à chaque fois qu’une marque ose parler le langage de sa clientèle, avec une impudeur à faire rougir une prostituée suisse, les moralisateurs sortent leurs fourches et crient en enfants de choeur : au bucher ! (Note : Alexis, si tu me lis, confirme moi que l’oxymore putain helvétique est correct – #oupas) Parce que la campagne #FuckExpectations (prudemment traduite par on s’en fout de leurs attentes) est d’une justesse de ton incroyable, c’est réellement choquant. Or c’est toujours le cas, dans ces cas là ! C’est même l’objectif premier. Ne pas tenir compte des haters, de ceux qui ne supportent pas que l’on emploie un mot cru, une phrase qui pique, qui hurle sa différence aux oreilles polies et policées de la majorité normalisée, est un engagement. Tout comme j’expliquais il y a 3 ou 4 ans la force des campagnes de la marque danoise Bianco (lire l’article), je dois, à l’invitation de Philippe, préciser ce que signifie un combat pour une marque : c’est défendre un …

Pourquoi toi plutôt que nous ? #RelationClient #Ubuntu

La question revient depuis quelques semaines déjà alimenter la réflexion de l’ami Alexandre, fervent défenseur de cet adage africain qui pose le Nous au centre du jeu (et non pas du Je comme tu t’y attendais en lisant cette ligne… décidément tu devrais surveiller un peu ton cerveau et tes intuitions…). Pourquoi faudrait-il soudain se prosterner devant : Je suis car nous sommes ? Je ne suis pas philosophe (contrairement à Vincent qui a adoré le post Linkedin de Alexandre) mais il me semble que le Nous est dépassé… Exactement comme le célèbre et digital qui sommes-nous ? qui vise à rassurer les visiteurs d’un soir, perdus sur la toile, à la recherche d’un prestataire ou d’un fournisseur qu’ils ne connaissent pas. Car vois-tu, toi qui me lit, je n’ose t’inclure dans un Nous. Jamais ! Non pas que nous ne pourrions écrire une histoire ensemble, mais simplement parce que je te crois différent.e, de cette différence qui m’a toujours indiqué qu’on ne mélange pas les choux et les bananes. Tu es autre, mon choux, …

Marketing ZERO : un manifeste pour tout reprendre à zéro ! #teaser

Huit années (ou presque) séparent cet article du lancement du blog, qui lui-même annonçait la parution de mon premier livre : « Tout savoir sur la marketing émotionnel – aux éditions Kawa, que certains n’ont pas encore lu… (tu notes qu’il faudrait sans doute mettre plusieurs s à certains tant le pluriel s’apparente dans ce cas à la multitude !..). Bref ! Aujourd’hui, encore plus qu’hier, l’humain continue de croire qu’il faut faire du fric lorsqu’on parle de marketing. Et si la seule solution pour en sortir, était de tout reprendre à zéro ? Après avoir tenté d’expliquer qu’il serait intéressant d’oser le punk marketing, j’ai finalement opté pour la remise à zéro. Une sorte de punk minimaliste plutôt qu’outrancier ! Pourquoi pas ?! D’ailleurs, je n’y suis pas allé tout seul. En réalité, j’ai rejoint le projet mené dans la réflexion par un marketer actif, au sens du service dévoué à l’entreprise qui le rémunère pour diriger des actions, un plan, voire une stratégie, pour de vrai, avec de nombreux et réels clients. Philippe Guiheneuc, …

Faut-il avoir peur de l’intelligence émotionnelle ? #oupas

Lundi prochain, commencera une nouvelle aventure en mode radio : je serai l’un des trois co-host d’une room intitulée : Vidéo Canapé ! Drôle de nom pour une drôle de rencontre initiée par des belges (ou presque) qui m’ont très gentiment proposé de faire débat autour des vidéos qui nous inspirent et qui changent nos vies (à la marge ou fondamentalement). Et, bienveillance ou tentative de séduction, le premier sujet dont nous parlerons est justement l’intelligence émotionnelle, évoquée dans une conférence par Bernard Flavien (si tu veux un raccourci vers ce contenu, va vite en bas de cette page pour y cliquer sur le lien… #ahahah). Or, tu t’en doutes, toi qui me lit avec constance (et non il ne s’agit pas ici de savoir si Constance est dans ton lit… ta capacité à imaginer des scènes insolites m’étonnera toujours…), je ne suis pas d’accord avec tout et parfois même pas d’accord du tout ! Sacré Bernard ! Alors, quel est le point de discorde sur lequel nous pourrions débattre des heures ? Oui Bernard, …

Comment concilier marketing émotionnel et libre arbitre ?

J’aime bien ces moments d’échange avec des étudiants qui souhaitent aborder le marketing émotionnel dans leur mémoire, ou leurs travaux de fin de parcours. Souvent, leurs question sont témoins d’une certaine fraîcheur et, c’est bien normal, d’un manque de culture au sens de l’historique et de l’évolution de ce métier. Et c’est une vraie qualité ! C’est un regard neuf qui se pose et qui nous oblige, tous, nous les pros du marketing, à prendre un peu de recul et à rester humble. Bref, remise en question sous la question ! Alors quand Coralie me demande si le marketing émotionnel n’entame pas le libre arbitre du consommateur, je réfléchis un peu avant de répondre. A partir du moment où s’installe une relation affective, conséquence de l’émotion partagée, d’une expérience perçue comme positive, il y a un biais injecté par le marketing. Dès lors qu’on apprécie, qu’on aime ce que l’on a vécu, il devient très compliqué de rester dans l’objectivité comparative. Ce que j’aime est presque par défaut, supérieur à tout ce que l’on pourrait …

Etienne filme l’agriculteur et la vache ! #peta

Youtubeur est devenu un métier. Nul doute, que beaucoup y ont cru et se sont lancés dans cette folle aventure de publier des vidéos qui rassemblent une telle audience qu’une plateforme de diffusion vous rémunérerait pour cette performance que d’aucuns qualifient d’artistique ! Toi qui a eu le courage d’aller jeter une oeil sur ma chaîne Youtube, espérant y trouver non pas de quoi te divertir pendant ton voyage en bus mais de quoi mieux comprendre le marketing émotionnel, tu le sais, pour réussir dans cette mission, il faut du talent (en tout cas un talent que je n’ai pas…) et du travail ! Alors tout le monde s’en fout, mais certains y parviennent malgré tout, ou, et c’est la beauté du partage social, sur un malentendu. L’infirmière, le coach pour commerciaux à la ramasse, le vendeur d’appeau pour chasseur perfectionniste, le moniteur de fitness et sa girlfriend so sexy, et finalement l’agriculteur ! Retour au basiques de l’esprit français, les deux pieds dans le fumier et la paille, Youtube est aussi un lieu d’expression …

Machin conseil et les 40 crétins ! #tadikoi ?

Y a qui dans la room ? Et pourquoi tu ne viens pas on stage ? #ahahah Ca y est, j’ai chopé le virus de Clubhouse, dont certains disent déjà que c’est un réseau mort né… La loose ! Attends un peu, c’est qui certains ? Heu… comment te dire ? des experts qui ont dénommé leur boîte Machin Conseil pour la plupart… (note de la rédaction : par respect pour la sensibilité des jeunes lecteurs.trices, je ne mentionnerais pas Machin sous son vrai nom – qui pourrait bien être Nini, Titi, Jipé ou Dédé – je te laisse choisir). Oui tu vas me parler de branding, de love brand, de marque et pourquoi pas de marketing et tu commences par me présenter ta société fièrement baptisée Machin Conseil ! T’es sérieux là ? Le plus étonnant c’est que cela ne t’as pas choqué d’associer tes initiales ou ton « p’tit nom » (comme n’a jamais osé me dire ma grand-mère à qui j’aurais volontiers offert une tarte sans les fraises en pareille situation…) à ce mot …

Les marques qui s’engagent pour la jeune génération ! #formidable

Oui on nous parle sans cesse de génération sacrifiée. Et oui, les étudiants en souffrance devraient nous alerter sur les failles de notre société. Mais comment les marques peuvent-elles s’engager, sans tomber dans une facilité mal acceptée ? Faut-il les aider en leur proposant des bons de réduction en échange d’achats dans nos magasins ? Leur envoyer des repas faute de pouvoir les inviter à nos tables de restaurant ? Je crois qu’il y a deux directions possibles : celle de l’aide humanitaire ponctuelle et immédiate qui a un impact concret mais n’engage en rien l’avenir, et celle d’un soutien moral affiché qui fait du bien à entendre et ouvre vers d’autres horizons. Et les marques devraient comprendre que l’engagement d’aujourd’hui doit trouver une continuité pour toute un génération dont le temps n’est pas limité par une pandémie. D’ailleurs il existe des combats qui dépassent des le moment présent. Ainsi par exemple l’acné qui perturbe et parfois détruit les vies de tant d’ados ou de jeunes adultes. Un sujet que l’on peut traiter de mille …

Une première très émotionnelle sur #ClubHouse ! merci Bob !

J’ai vécu ce matin un très bon moment ! Créer cette room du marketing émotionnel sur #ClubHouse était un défi et un opportunité. Je dois pour commencer remercier mon co-animateur, Alexis de Prévoisin, auteur d’un livre sur le retail et les émotions, ainsi que nos deux premiers invités, Sophie pour l’enseigne d’optique Acuitis et Damien pour Butagaz. Vraiment très sympa d’échanger très librement sur les marques, leurs empreintes émotionnelles et la qualité de l’expérience qu’elles proposent pour symbole du passage à l’exécution. Car au-delà des concepts du marketing émotionnel, au-delà d’une vision stratégique des marques et de leurs missions, il y a une certitude que tous ont énoncé avec force : l’exécution dans le détail d’une expérience est ce qui ancre des émotions positives dans le cœur du client. Avoir conçu les magasins comme une maison accueillante, avoir pour mascotte Bob l’ourson bleu signifiant la mission d’apporter le confort dans les foyers, ne peut suffire aujourd’hui. Le client à qui l’on fait ses promesses magnifiques, attend d’autant plus une expérience de qualité irréprochable. C’est d’ailleurs …