Auteur : Patrice

Pourquoi je ne suis pas John Wayne ?

Déjà se pose la question du souvenir : qui se souvient de lui aujourd’hui ? Le cowboy hollywoodien par excellence. Rassurant, sympathique, et parfois même ivrogne. Irlandais d’origine. Une version présentable dans la famille de ce héros tanné par le vent et le soleil qui manie colt ou winchester avec dextérité et confiance. J’aurai adoré être un cowboy. Mais non. J’ai fait du marketing… Pourquoi ? Pourquoi je ne suis pas John sur son cheval, ou accoudé au bar, ébloui par la femme qui passe, jouant au poker ou arborant son étoile de shérif pour faire la loi dans un village poussiéreux au bord du Rio Grande ? John n’est pas un gentil D’abord, dans la société dans laquelle je vis, on ne tire pas sur les gens avec un colt lorsqu’ils ne sont pas d’accord avec vous. Et c’est dommage ! Oups… pardon, c’est mieux comme ça… John ne se laisse pas marcher sur les pieds. John prend l’espace des grandes plaines, fonce vers le soleil couchant et est bien vite loin des conversations …

Stratégie des soldes : et plus encore ?

Tu passes souvent devant des vitrines sans te rendre compte qu’il y a des messages qui attendent que tu les lises. Parfois, tu ne les vois pas, parce que ton cerveau refuse de les considérer comme potentiellement intéressant pour toi. Ouf ! Comme il est raisonnable. Alors, on met du rouge pour t’alerter davantage ! Attention danger, analyse notre cerveau reptilien, le sang promet de couler et tu devrais prendre connaissance de ce message là. Vraiment ? Dans cet exemple de moche marketing, le message est tout juste incompréhensible. En plus d’être parfaitement idiot. De deux choses l’une, soit tu pourrais profiter d’une réduction signifiée par le moins (jusqu’à moins 60%) soit il y a plus encore à gagner : oui mais quoi ? Plus et moins s’annulent-ils pour tendre vers un gros zéro en communication ?… Surenchère pitoyable affichée sans réfléchir ? Raccourci visuel ne prenant pas en compte la capacité d’analyse du cerveau humain, qui en une fraction de seconde comprend qu’il n’y a rien à comprendre ? Je te laisse trancher le …

Ce que veulent les clients ?

C’est la préoccupation de tous les services marketing du monde : deviner ce qu’il se passe dans la tête de leurs clients. Pourquoi achètent-ils et surtout pourquoi pas ? Leurs choix, leurs décisions d’achat sont-il dictés par le passé ? Comment déduire de leurs comportements d’hier, leur préférences pour demain ? Alors me revient en mémoire, certaines discussions avec Jean ou Anne, pour dire ma conviction que l’humain est imprévisible. Que toutes les statistiques imaginables ne réussiront pas à me transformer en cible idéale pour telle ou telle marque. Que pourtant, mes expériences me guident continuellement au moment de m’orienter, de m’inciter à renouveler ce qui me fait plaisir. Et puis je lis Charles Pépin. « Bien souvent nos souvenirs sont flous, voire dissimulés, enfouis profondément dans des limbes de notre mémoire. Ce qui nous revient, c’est une sensation proche de celle que nous vivons et une émotion liée. Le sentiment nous étreint, mais il est fugace. Si nous n’y prêtons pas attention, il a tôt fait de passer, et ne nous reste que l’instant présent, …

La stratégie de #Temu : vers la fin du moins cher ?

Un jour tu te souviendras que je te l’avais dit. Ahahah ! Oui il y a toujours quelqu’un pour prévoir les pires scenarii comme par exemple, l’apparition d’un nouvel acteur chinois dans le monde du e-commerce encore moins cher que les autres, y compris celui que l’on a pris plaisir à dénoncer la fois d’avant : Shein. Pourquoi ? Comment ? Simplement parce qu’il est impossible de prétendre être le moins cher durablement. Tu m’écoutes Michel-Edouard ? Non, je parie. Et comme tu as une longueur d’avance en France, tu te crois à l’abri. Jusqu’à quand ? Parce que vois-tu, tout est en réalité dans la stratégie de la plus grosse part de marché au niveau mondial (lorsqu’on parle de e-commerce). Sinon, si c’était pour séduire les 843 habitants du village voisin de ta pizzeria nouvellement inaugurée, oublie le prix et concentre toi sur la qualité. Alors pourquoi les superbes influenceuses prêtes à gagner 2000 euros par mois pour vanter les mérites de produits made in China, sans aucun intérêt mais tellement cool, ont-elles soudainement …

Un bien grand mot : l’édition 2023 sera-t-elle adoptée par la foule ?

J’aime bien tes mots Delphine, et je l’ai déjà dit ici. Chaque année c’est un bonheur de lire et d’apprendre ce qui ce cache derrière les mots de l’année. Pas forcément les miens ni les tiens, peut-être, mais ceux que tu as retenus et choisis pour nous. Alors, loin de moi l’idée de nier que la violence de 2023 ne s’est pas traduite par les mots. Certes, nous terminons cette période avec des images de meurtres, de génocides, de massacres et de catastrophes en tout genre, mais tout de même… J’aurai préféré que l’on s’étende un peu sur la foule sentimentale. La foule, cet autre que nous sommes tous malgré nous. Moi qui suis sentimental, je n’aime pas trop la foule. Curieux non ? Je ne m’y sens pas à ma place, je ne participe généralement pas à des manifestations, ni à des rassemblements, de peur de me perdre dans l’océan d’autrui. Je milite pour la personnalité, la singularité, la différence et le respect de chaque être humain, et cette vision de la micro audience …

Henri ou la magie de Serendip

Un jour j’ai rencontré Henri. Là où je ne l’attendais pas, là où je ne l’aurais jamais cherché. Au détour d’un stand sur un salon consacré au marketing et à la relation client, j’ai eu le bonheur de lui parler d’un projet de livre que j’imaginais alors romantique. Tandis que j’avais été largement inspiré par la lecture de ses ouvrages, de son parcours dans le marketing direct, de ses géniales vidéos, il était là à m’écouter lui parler d’un marketing soudain devenu émotionnel. Incroyable ! Ce blog qui a fêté ses 10 ans en 2023, le livre qui porte le même nom et qui est sorti fin 2013, n’existeraient pas sans Henri. Tu comprends alors que je lui dois 10 ans de vie professionnelle. C’est beaucoup ! Mais ce n’est pas tout… Henri était un mathématicien et un artiste. Si nous avons souvent discuté de ce goût commun pour les chiffres et notamment ceux qui définissent des formes parfaites, des lieux, des architectures, des design, dont l’élégance frappe nos esprits, et si sa passion pour …

La vidéo de Noël : faut il raconter une histoire ?

Pourquoi faudrait-il que tu racontes des histoires de Noël ? Avec un peu de sirop de bons sentiments dedans… Oui ! Nous aimons les belles histoires et dans ces moments où le jour a bien du mal à se lever, nous pourrions rester au chaud avec nos chaussettes garnies et un bol de chocolat. Une histoire à partager en bonus émotionnel. Alors si j’aime bien les belles histoires, j’aime aussi les séries à la Netflix. Avec de l’action, et des équipes d’agents spécialisés qui gère la situation quoi qu’il advienne aux héros. Et sans aller jusqu’à la mission impossible, est-ce que l’organisation d’un diner de Noël, n’est pas une réelle prise de tête collective ? Je me demande pourquoi les marques n’investissent pas davantage dans les scénaristes, ou les auteurs capables de leur proposer autre chose ? Est-ce aussi le principe des fêtes de fin d’année à passer en pull-over moches ? Tout le monde est d’accord, mais finalement pourquoi pas… Heu non en fait ! Pour une fois on se parle en espagnol : …

La stratégie de la culpabilisation en marketing

Toutes et tous responsables ! C’est une évidence si nous adoptons le point de vue réaliste de l’impact sur les autres de chacune de nos actions. Alors les gens de la com et du marketing font le choix osé et moralisateur de nous présenter les victimes. Un choix moral qui se veut consensuel et même empathique . Mettre en avant les victimes et nous proposer d’en être les témoins muets ou apathiques, c’est nous toucher au cœur. Serions-nous trop facilement près à baisser les yeux sur nos inactions et leurs conséquences ? Partisan de la pensée positive, je m’engage pour souligner ce que l’autre, les autres font bien. Ainsi tu as pu lire ici de nombreux exemples de marque qui font du bien. J’aime aussi la critique envers ceux qui ont des comportements que je n’apprécie pas. Mais qui suis-je pour les juger ? Parce qu’après tout, designer la victime c’est avoir porté un jugement ! C’est aussi oublier un peu vite de dire le qui et le quoi. Plus précisément, c’est le plus souvent …

Dans le désert… du marketing

La soirée de Noël de l’Adetem, c’était cool. Merci aux gentils organisateurs et à Brainsonic de m’avoir accueilli dans ce bel endroit. Avec plein de gens sympas dedans. De quoi avons-nous parlé ? Rien… le désert ! Non je déconne. Des conversations de gens qui luttent pour un métier décrié et pour beaucoup, ans intérêt. Au milieu de cocktails et de verres de vin servis avec délicatesse par la Team Cision et un caviste toujours aussi inventifs. Une fresque du marketing pour dire que nous serions des gens responsables. Tu crois ? Tout est… dans le désert ! Et puis je parle de Snowflake, une boîte américaine fondée par deux frecnhies, sans trop comprendre pourquoi tu devrais avoir un agrégateur de data pour faire du marketing, même si se placer au-dessus des AWS ou Google, me parait salutaire. Si tu savais comme les gens utilisent mal la donnée de leurs clients… Et puis, le fils de la patronne de Mc Can, c’est tout de même quelqu’un. Un gars passionné par le cinéma et pas du …

Le voyage d’un robot au pays des #Edtech

Il faut te dire qu’à l’évocation du lieu, le grand Bréguet, j’ai senti un frémissement attribué par ma mémoire au vrombissement des hélices de l’avion au décollage … La bascule du nez pour nous envoler dans le ciel déjà noirci par la nuit n’en fut que plus délicate. Atterrissage à l’autre bout d’un interminable comptoir le long duquel se sont échoués quelques verres désertés par la mousse… Bienvenue ! Au pays des EdTech tu portes un joli badge violet que me remet gaillardement Aude d’un sourire amical. Ce soir, je suis un robot de Simone et les Robots lui répondis je sans en rajouter. Et puis John me happe dans ses bras pour me glisser un mot gentil à l’oreille. Tu n’imagines pas comme cela détend ma carcasse rouillée ! Je suis prêt ! Dès cet instant, dès que l’on me demande ce que je fabrique ici, je sens que d’autres histoires vont percuter la mienne. C’est alors qu’une serveuse lumineuse dans sa blondeur nous sert une IPA française, parce que tu comprends on boit …