Auteur : Patrice

Expérience client : Life is GHOUD !

Les marques se disputent les meilleures expériences client de leur secteur. Mais quel est vraiment le secteur sur lequel nous les identifions ? Ici pour GHOUD, il faut tout de même faire un effort pour comprendre que la marque est italienne, et plus précisément Vénitienne. Tu le savais ? Il faut aussi aller plus loin, et jusque dans la boîte en carton pour découvrir que la marque n’est une marque de sneakers mais qu’elle est so fashion, une marque de mode, qui serait spécialisée dans les sneakers. Un positionnement peu évident à défendre. Où commence la mode et où se termine le life style ? Alors je m’interroge sur la compréhension possible du message par le client / la cliente. Pourquoi affirmer ici qu’être une sneakers brand serait par trop banal, éculé, déjà vu, et finalement pas très glorieux pour une marque qui se veut remarquable ? Est-ce à dire que la remarquabilité est ailleurs que dans le produit ? Produire et vendre des sneakers différentes, ne suffirait pas à établir une marque… Mais alors, …

L’expérience client se mesure-t-elle à la longueur de la queue ? #oupas

Quand je pense que certains me disent : tout est dans le titre ! Attends un peu de lire la suite… Lorsque tu passes devant une boutique et qu’il y a la queue, quelle est ta première réaction ? Si tu devais y aller pour prendre du pain, tu te dis qu’ils sont bien sympa à tous venir dans ta boulangerie préférée mais qu’ils pourraient choisir un autre moment que le tien, non ? Si tu fais la queue pour payer ton caddie après 40 minutes à te balader dans les rayons de cette enseigne qui te promet d’être la moins chère, et demande toi combien vaudraient 30 minutes de ta patience ? S’il s’agit d’un magasin qui vend des sacs à main d’une marque premium ou de luxe, c’est autre chose. Est-ce alors le symbole de la « mode », de la so trendy brand, que tu t’es mis.e en tête d’acheter ? Est-ce un signal que cette boutique est « place to be » et qu’il faut absolument s’y rendre, quoi qu’il en coûte ? Je te …

Pourquoi je ne suis pas John Wayne ?

Déjà se pose la question du souvenir : qui se souvient de lui aujourd’hui ? Le cowboy hollywoodien par excellence. Rassurant, sympathique, et parfois même ivrogne. Irlandais d’origine. Une version présentable dans la famille de ce héros tanné par le vent et le soleil qui manie colt ou winchester avec dextérité et confiance. J’aurai adoré être un cowboy. Mais non. J’ai fait du marketing… Pourquoi ? Pourquoi je ne suis pas John sur son cheval, ou accoudé au bar, ébloui par la femme qui passe, jouant au poker ou arborant son étoile de shérif pour faire la loi dans un village poussiéreux au bord du Rio Grande ? John n’est pas un gentil D’abord, dans la société dans laquelle je vis, on ne tire pas sur les gens avec un colt lorsqu’ils ne sont pas d’accord avec vous. Et c’est dommage ! Oups… pardon, c’est mieux comme ça… John ne se laisse pas marcher sur les pieds. John prend l’espace des grandes plaines, fonce vers le soleil couchant et est bien vite loin des conversations …

Stratégie des soldes : et plus encore ?

Tu passes souvent devant des vitrines sans te rendre compte qu’il y a des messages qui attendent que tu les lises. Parfois, tu ne les vois pas, parce que ton cerveau refuse de les considérer comme potentiellement intéressant pour toi. Ouf ! Comme il est raisonnable. Alors, on met du rouge pour t’alerter davantage ! Attention danger, analyse notre cerveau reptilien, le sang promet de couler et tu devrais prendre connaissance de ce message là. Vraiment ? Dans cet exemple de moche marketing, le message est tout juste incompréhensible. En plus d’être parfaitement idiot. De deux choses l’une, soit tu pourrais profiter d’une réduction signifiée par le moins (jusqu’à moins 60%) soit il y a plus encore à gagner : oui mais quoi ? Plus et moins s’annulent-ils pour tendre vers un gros zéro en communication ?… Surenchère pitoyable affichée sans réfléchir ? Raccourci visuel ne prenant pas en compte la capacité d’analyse du cerveau humain, qui en une fraction de seconde comprend qu’il n’y a rien à comprendre ? Je te laisse trancher le …

Ce que veulent les clients ?

C’est la préoccupation de tous les services marketing du monde : deviner ce qu’il se passe dans la tête de leurs clients. Pourquoi achètent-ils et surtout pourquoi pas ? Leurs choix, leurs décisions d’achat sont-il dictés par le passé ? Comment déduire de leurs comportements d’hier, leur préférences pour demain ? Alors me revient en mémoire, certaines discussions avec Jean ou Anne, pour dire ma conviction que l’humain est imprévisible. Que toutes les statistiques imaginables ne réussiront pas à me transformer en cible idéale pour telle ou telle marque. Que pourtant, mes expériences me guident continuellement au moment de m’orienter, de m’inciter à renouveler ce qui me fait plaisir. Et puis je lis Charles Pépin. « Bien souvent nos souvenirs sont flous, voire dissimulés, enfouis profondément dans des limbes de notre mémoire. Ce qui nous revient, c’est une sensation proche de celle que nous vivons et une émotion liée. Le sentiment nous étreint, mais il est fugace. Si nous n’y prêtons pas attention, il a tôt fait de passer, et ne nous reste que l’instant présent, …

La stratégie de #Temu : vers la fin du moins cher ?

Un jour tu te souviendras que je te l’avais dit. Ahahah ! Oui il y a toujours quelqu’un pour prévoir les pires scenarii comme par exemple, l’apparition d’un nouvel acteur chinois dans le monde du e-commerce encore moins cher que les autres, y compris celui que l’on a pris plaisir à dénoncer la fois d’avant : Shein. Pourquoi ? Comment ? Simplement parce qu’il est impossible de prétendre être le moins cher durablement. Tu m’écoutes Michel-Edouard ? Non, je parie. Et comme tu as une longueur d’avance en France, tu te crois à l’abri. Jusqu’à quand ? Parce que vois-tu, tout est en réalité dans la stratégie de la plus grosse part de marché au niveau mondial (lorsqu’on parle de e-commerce). Sinon, si c’était pour séduire les 843 habitants du village voisin de ta pizzeria nouvellement inaugurée, oublie le prix et concentre toi sur la qualité. Alors pourquoi les superbes influenceuses prêtes à gagner 2000 euros par mois pour vanter les mérites de produits made in China, sans aucun intérêt mais tellement cool, ont-elles soudainement …

Un bien grand mot : l’édition 2023 sera-t-elle adoptée par la foule ?

J’aime bien tes mots Delphine, et je l’ai déjà dit ici. Chaque année c’est un bonheur de lire et d’apprendre ce qui ce cache derrière les mots de l’année. Pas forcément les miens ni les tiens, peut-être, mais ceux que tu as retenus et choisis pour nous. Alors, loin de moi l’idée de nier que la violence de 2023 ne s’est pas traduite par les mots. Certes, nous terminons cette période avec des images de meurtres, de génocides, de massacres et de catastrophes en tout genre, mais tout de même… J’aurai préféré que l’on s’étende un peu sur la foule sentimentale. La foule, cet autre que nous sommes tous malgré nous. Moi qui suis sentimental, je n’aime pas trop la foule. Curieux non ? Je ne m’y sens pas à ma place, je ne participe généralement pas à des manifestations, ni à des rassemblements, de peur de me perdre dans l’océan d’autrui. Je milite pour la personnalité, la singularité, la différence et le respect de chaque être humain, et cette vision de la micro audience …

Henri ou la magie de Serendip

Un jour j’ai rencontré Henri. Là où je ne l’attendais pas, là où je ne l’aurais jamais cherché. Au détour d’un stand sur un salon consacré au marketing et à la relation client, j’ai eu le bonheur de lui parler d’un projet de livre que j’imaginais alors romantique. Tandis que j’avais été largement inspiré par la lecture de ses ouvrages, de son parcours dans le marketing direct, de ses géniales vidéos, il était là à m’écouter lui parler d’un marketing soudain devenu émotionnel. Incroyable ! Ce blog qui a fêté ses 10 ans en 2023, le livre qui porte le même nom et qui est sorti fin 2013, n’existeraient pas sans Henri. Tu comprends alors que je lui dois 10 ans de vie professionnelle. C’est beaucoup ! Mais ce n’est pas tout… Henri était un mathématicien et un artiste. Si nous avons souvent discuté de ce goût commun pour les chiffres et notamment ceux qui définissent des formes parfaites, des lieux, des architectures, des design, dont l’élégance frappe nos esprits, et si sa passion pour …

La vidéo de Noël : faut il raconter une histoire ?

Pourquoi faudrait-il que tu racontes des histoires de Noël ? Avec un peu de sirop de bons sentiments dedans… Oui ! Nous aimons les belles histoires et dans ces moments où le jour a bien du mal à se lever, nous pourrions rester au chaud avec nos chaussettes garnies et un bol de chocolat. Une histoire à partager en bonus émotionnel. Alors si j’aime bien les belles histoires, j’aime aussi les séries à la Netflix. Avec de l’action, et des équipes d’agents spécialisés qui gère la situation quoi qu’il advienne aux héros. Et sans aller jusqu’à la mission impossible, est-ce que l’organisation d’un diner de Noël, n’est pas une réelle prise de tête collective ? Je me demande pourquoi les marques n’investissent pas davantage dans les scénaristes, ou les auteurs capables de leur proposer autre chose ? Est-ce aussi le principe des fêtes de fin d’année à passer en pull-over moches ? Tout le monde est d’accord, mais finalement pourquoi pas… Heu non en fait ! Pour une fois on se parle en espagnol : …

La stratégie de la culpabilisation en marketing

Toutes et tous responsables ! C’est une évidence si nous adoptons le point de vue réaliste de l’impact sur les autres de chacune de nos actions. Alors les gens de la com et du marketing font le choix osé et moralisateur de nous présenter les victimes. Un choix moral qui se veut consensuel et même empathique . Mettre en avant les victimes et nous proposer d’en être les témoins muets ou apathiques, c’est nous toucher au cœur. Serions-nous trop facilement près à baisser les yeux sur nos inactions et leurs conséquences ? Partisan de la pensée positive, je m’engage pour souligner ce que l’autre, les autres font bien. Ainsi tu as pu lire ici de nombreux exemples de marque qui font du bien. J’aime aussi la critique envers ceux qui ont des comportements que je n’apprécie pas. Mais qui suis-je pour les juger ? Parce qu’après tout, designer la victime c’est avoir porté un jugement ! C’est aussi oublier un peu vite de dire le qui et le quoi. Plus précisément, c’est le plus souvent …