Auteur : Patrice

Ah les belles campagnes du #CafedelaCom #ep1

Ils sont réunis par leur maitre du micro, celui qui décode la communication plus vite que Don Quichotte. Et cette fois, elles sont nombreuses à avoir rejoint la team historique du Café de la Com, autour de Karine, Sébastien et Jean-François. Oui tu peux m’ajouter à la liste. De quoi parlent-elles/ils ? Des campagnes de communication qui les ont inspirés, torturés, refroidis ou enchantés. De belles campagnes assurément mais qui peuvent aussi faire un flop dans nos esprits. Alors pour toi qui n’aura pas eu l’envie d’écouter le podcast (voir le lien en bas de cet article), ou qui souhaite savoir de quoi nous parlons, en images, voici nos choix : Christelle a choisi le nouveau logo La Redoute, qui a fait parler de lui et qui nous a plongé dans des interprétations divergentes. Qu’en penses-tu ? Pour ma part, je crois que la lisibilité est faible, et que si tu ne connaissais pas la marque avant, tu ne la connaîtras pas davantage après… Un flop probable… nous sommes inquiets. Ophélie a eu un coup …

Ces lieux où l’on apprend à faire ensemble

Tu crois naïvement que c’est le lieu qui compte plus que tout. Normal. Tu es venu pour faire tiers-lieux jusqu’à Metz, ville magnifique bercée par la Moselle. Et puis quand tu entres dans cet espace ouvert dans d’anciens entrepôts ou hangars industriels, tu ne vois que des gens. Tu perçois un fourmillement intellectuel, des conversations croisées, une variété de personnages impliquées et accueillants qui te fait vite oublier le décor. Ce ressenti est très fort. Ici, au Blida, se sont réunis pendant 3 jours tous ceux et celles qui se sont engagés dans des projets différents pour une société différente. Depuis 2016, pour les précoces, des lieux qui ré-inventent notre relation à la société, au sens du collectif solidaire et responsable, s’implantent un peu partout en France. Ils sont désormais plus de 2000 à porter ce nom de tiers-lieux. Aide aux démunis, aux victimes de la fracture numérique, facilitateurs de projets, d’initiatives sociales et/ou professionnelles, centres de formation, terres d’accueil et d’une agriculture vertueuse, activités culturelles ou artistiques, le tiers-lieux est multiple et divers. Il …

Lettre à Ester : l’objectif ou la technique ? #shortstories

Ce matin, alors que le paysage défile à l’envers sous mes yeux, je lis un message sincère et réjouissant d’Ester. Un aveu presque. Ecrire des phrases courtes, c’est mieux. Pas toujours simple pour celle ou celui qui se laisse emporter par ses émotions et qui verse une larme dans un océan de lyrisme. Mais efficace. Ester est une esthète des textes (note cette phrase et essaie toi aussi à la maison ou au bureau d’en produire une avec autant de t et de e en si peu de mots). Et si tu écrivais avec un objectif en tête, ça donnerait quoi ? La question est plus complexe qu’il n’y parait. Tu as lu ici ou là, comme chanterait Alain, que le contenu est un aimant à contact qualifié potentiellement prêt à être ton client, alors tu produis. D’autres t’ont rapidement fait des remarques et gentiment indiqué que si tu produis des contenus écrits, il faudrait sans doute mieux les rédiger. Tes rédactions en mode CM2, c’est un peu trop basique pour le lecteur que tu …

Comment élargir votre premier cercle en restant dans le cadre ?

Ce qui est clair pour certains ne l’est guère pour les autres. Sortir du cadre ? Pour aller où ? Pour dire quoi ? Lorsqu’on évoque le cercle vertueux que peuvent créer les programmes ambassadeurs (qui favorisent la publication des collaborateurs sur les plateformes sociales), on imagine tout de suite de bien cadrer les débats. Amusant biais cognitif qui s’empare du marketer qui voudrait être remarquable en appliquant un process commun à tous. Mais la question est ailleurs. Le cercle est-il plus doux que le cadre ? Nous aimons pourtant que nos prises de parole soient cadrées. Surtout que celles de nos collaborateurs respectent la ligne éditoriale définie par la communication de l’entreprise. Les plateformes, les algorithmes nous indiquent des consignes, des formats à respecter, des formes à mettre là ou là. Alors même que notre objectif principal est de faire partie d’un cercle et peut-être aussi d’en créer un autour de nous. Dans le cercle nous sommes tous liés et à la même distance du centre. Le cercle a souvent tendance à s’agrandir, tandis …

Et si c’était le temps du #CRM respectueux ?

Une jolie après-midi d’octobre et me voilà embarqué dans une table ronde animée. Très bien animée, dois-je te dire, pour remercier Irène pour sa maitrise de l’exercice. Comme l’ami Fabrice m’a convié à évoquer les liens fructueux #oupas (dedicace à Isabelle) entre CRM et réseaux sociaux, j’assiste en auditeur libre aux talks précédents. C’est mieux pour éviter de redire la même chose ! Je dois te confier que les interventions de Stéphane (Webmecanik), d’Hervé Dimo) ou de Loïc (Ever ready) sont pertinentes et qu’elles enrichissent ma vision limitée du bon usage des outils. Merci à eux d’avoir élevé le débat au-dessus de la simple question de l’utilité du CRM pour les équipes commerciales. A ce propos, la qualité des informations enregistrées dans les CRM est fort logiquement liée à l’envie de les utiliser pour améliorer l’efficacité des commerciaux. L’enjeu est davantage celui de l’usage. Comment mieux s’en servir ? Comment moins s’en servir aussi ? Car souvent le CRM est implémenté par la direction financière de l’entreprise qui souhaite contrôler la réalité des efforts et …

Le retour de la promo avec la Mini Lidl !

Michel Biero est un directeur marketing qui a des idées. Ou qui les prend quand on les lui sert sur un plateau en courant lui faire un bonne blague. Il a raison. Faire gagner une voiture aux clients d’une enseigne de grande distribution n’est certes pas très innovant. J’ai dû en faire gagner quelques unes entre les années 90 et 2000. Souvent avec un partenaire, rarement en la re dessinant complètement aux couleurs de la marque. Or chez Lidl, quand on aime, on porte les couleurs les plus criardes et promo qui existent. Leur, rouge et jaune. Les codes de la promo depuis 70 ans. Un coup de génie de plus pour la marque ? Prends une respiration et demande toi, comme moi, qui pourrait bien rouler avec une voiture bariolée. Tu ne vois pas ? Pourtant les baskets de Michel, les speakers Lidl, aussi moches qu’elles te paraissent ont fait le plus gros carton du marché et, bonus pour les geek qui me lisent, ce ne sont pas des NFT… Donc, il y a …

Les marketers aiment-ils lire ? #oupas

Il y a tant de parcours, de profils différents dans le monde du marketing que je côtoie depuis 30 ans. Il y a tant de choses à lire aussi sur cette « matière » vivante et tellement peu considérée. Que dire du nombre de contenus écrits par les mêmes marketers, un volume si colossal qu’on devrait inventer des usines de retraitement de déchets pour éliminer le surplus. Alors quand Karine nous propose un vidéo d’un TedX récemment enregistré en Belgique, d’un jeune homme bien comme il faut défendant la poésie de la jeunesse, je me demande pourquoi nous avons eu tant de mal à aimer la lecture de romanciers, d’écrivains de théâtre ou d’essais et plus encore de poête ? Est-ce réellement la faute de nos enseignants, de ceux qui nous ont dit de lire tel ou tel texte, de l’apprendre et parfois de le réciter ? J’ai l’impression que le principal écueil que rencontre l’enseignant chargé de nous apprendre à lire les auteurs de la littérature française (mais aussi étrangère) c’est d’avoir un point de vue …

L’omnicanalité et les KPI dans le retail #PRW

Hier le retail était à la fête. Les gens se déplaçaient dans l’allégresse et et tout semblait contribuer à la consommation de biens matériels ou de services plus ou moins futiles. Alors, oui, on pouvait aussi les acheter sur Internet, et même chez le géant Amazon, mais être servi par une conseillère ou un charmant vendeur, c’était autre chose… Et puis la covid-19 et puis la responsabilité de chacun face à l’empreinte carbone laissée sur les routes qui nous mènent follement dans des centres commerciaux bondés, nous ont progressivement incité à rester chez nous. Alors le retail qui était déjà devenu omnicanal avant tout cela, qui fantasmait en nous imaginant vautrés dans nos canapés poltrons, jouant de nos pouces agiles sur nos écrans hyper connectés et commandant sans cesse tout et n’importe quoi. Quelle belle image ! Quelle folle croissance du e-commerce aussi ! Hélas, le retailer rencontra sur son chemin vers le paradis du business un maketer intéressé et prompt à lui vendre de nouveaux outils, encore plus performants. J’écris hélas, parce que cet …

Le client et la règle de trois #UX

Alors que nous entrons dans le dernier et troisième quadrimestre, que ce profile le trimestre automnal, je suis fasciné par la puissance du trois, comme ombre fondateur de nos histoires. Tiens, d’ailleurs, tu te souviens que j’ai longtemps expliqué le marketing émotionnel avec le triptyque : Desire – Love – Share. De même que l’expérience est construite en un « avant », un « pendant » et un « après », autre trilogie temporelle qui nous permet de nous situer. Nous vivons dans cette fascination pour tout ce qui est construit sur trois piliers. Est-ce parce que nous appréhendons la vie sous le prisme du passé, du présent et de l’avenir ? Aimons-nous les trois mousquetaires (même s’ils sont réellement quatre), les trois petits cochons, le bon, la brute et le truand, Cendrillon et ses deux soeurs, le mari, sa femme et l’amant ou la maitresse qui font ménage à trois, parce qu’ils sont trois ? L’arc narratif le plus simple reste celui que nous avons appris à l’école : début – milieu – fin / introduction – développement – conclusion …

Dis Siri, c’est quoi une histoire ?

Tu peux demander à ton smartphone à la pomme, mais je ne suis pas certain qu’il identifie correctement la Siri en question. Oui dans ce message Siri n’est pas un homme mais bien une femme écrivain. Et l’auteure américaine de nombreux livres passionnants, et notamment de Un été sans les hommes, nous plonge dans son dernier essai dans l’esprit même de la littérature. Ecrire c’est beau, mais pas toujours simple. Ecrire bien, c’est mettre beaucoup de soi dans un texte qui ne prendra vie que sous les yeux et dans le cerveau de ses lecteurs. Fantasme de l’écrivain qui aimerait être lu par certains et pas par n’importe qui… Alors lisons ensemble un peu de Siri : « L’idée reçue est la grande ennemie de la pensée et de la créativité. L’écrivain qui tire son matériau des lieux communs de la culture contemporain est condamné à l’oubli, si célèbre soit-il de son vivant En tant que lecteurs, nous devons garder de ne pas plaquer ces mêmes lieux communs sur les livres que nous lisons. Ils peuvent …