Auteur : Patrice

Le voyage est-il une question d’élégance ? #AirFrance

Ce matin, j’ai reçu un cadeau de Marc. Bonheur ! Oui parce que dans une prochaine interview, il me questionne sur les marques qui me font voyager… Alors tu le verras à la fin de ce texte, je partage sa générosité et « comme une pierre que l’on jette dans l’eau vive d’une rivière… », je t’emmène faire quelques ronds dans l’eau. Ce que ne savait pas Marc en m’envoyant ce film sublime d’un trait rouge dans le ciel bleu, c’est qu’un des instants les plus magiques qui ont marqué mon enfance, est l’apprentissage de l’art du ricochet. Un exercice de patience et de méditation que m’a transmis mon grand-père libraire, joueur d’échec, et conteur d’histoires mathématiques… Ah ! Ce moment de grâce quand tu parviens à 7 ou 8 ricochets qui dessinent autant de cercles évoluant en ondes douces sur la surface d’une eau paisible ! Alors tu regardes fièrement le grand homme qui te sourit et tu penses t’être rapproché un peu plus de lui. Le voyage c’est cela aussi. Survoler la terre d’un ricochet …

J’peux pas… j’écris avec Karine ! #inspiration

Tu sais que certaines rencontres vont se produire. Tu le sens. Et puis un jour tu reçois un message privé sur ce réseau que l’on souhaite réserver à des collaborations professionnelles pour simplement te partager une réaction. Une émotion. Déclenchée par un message employé par une marque. Amusement, agacement, envie de dire quelque chose pour arrêter ça. Alors Karine, que tu connais pour la lire avec attention, me propose un exercice qui me plait déjà : écrire un texte à quatre mains. Ou plutôt se compléter l’un l’autre. Une écriture singulière pour une pensée collective autour de mots que nous aimons ou que nous ne supportons plus. Rien de prétentieux, tu le verras. Un bonheur simple de partager quelques mots ensemble. Pour toi. Si tu aimes, n’hésite pas à le dire, à l’écrire, parce que nous avons probablement d’autres sujets à aborder, Karine et moi. C’est là, juste en dessous : J’peux pas, j’ai…rien de mieux à dire ? » « J’peux pas, j’ai Grand Frais ». Ai-je bien entendu ? Il s’agit pourtant d’un nouveau spot radio, …

Le woke peut-il devenir une culture pour les marques ? #Lacoste

J’aurais adoré voir un débat sur le sujet du wokisme du temps de Michel Polac et de son cultisme Droit de réponse. Vraiment ! Qui aurait-il invité ? Qui serait sorti de ses gonds et aurait finalement clamé sa colère comme un Gainsbourg levant le point pour signifier que lui, monsieur a mis les paras au pas ? Pierre Desproges, Coluche, Professeur Choron, et tant d’autres nous ont tout appris. Ainsi dans le manuel du savoir-vivre à l’usage des rustres, Desproges nous proposait de reconnaitre un con à sa volonté d’être habillé comme tout le monde, ajoutant : « sur 10 personnes, si vous les observez bine, vous en trouverez une qui s’est habillée comme le neuf autres, c’est scientifique… d’ailleurs, quand 40 personnes sont habillées comme un con, c’est l’académie française et quand ils sont mille, c’est l’armée française… ou même polonaise ». Bref, il était une époque où l’on pouvait dire à peu près tout, où l’on s’invectivait copieusement en soirée, et où finalement, l’humour le plus cinglant, les convictions les plus folles, avant droit …

De l’autre coté du vase : la marque et le territoire #GrandSoissons

Il se passe un truc bizarre dans ma tête lorsque je lis ce message sur la nouvelle identité du Grand Soissons. Je ne saurais te l’expliquer mais une sorte de tourbillon d’images, entre le vase, les histoires de l’histoire de France racontées par une maitresse d’école primaire, cette idée que la France a commencé là, que la richesse d’une ville est aussi celle des communautés qui l’entourent, un courant, une rivière qui nous réunit, m’envahît l’esprit. Et surtout je me demande comment l’équipe GrandSoissons Agglomération peut imaginer que je vais t’en parler. Pourquoi ? Pourrais-tu apprendre quelque chose dans la narration de la création d’un logo ? Si tu regardes la vidéo dans un instant, vas jusqu’au bout. Tu y verras et écouteras un monsieur le maire de Seches t’expliquer ce que ce logo évoque pour lui, et en principe pour nous. Avant ça, laisse-moi te dire qu’on retrouve dans cette identité, à la fois l’Histoire, l’environnement paysager, et le renouvellement. Alors, le savais-tu, à une heure de Paris (quelle importance ?), il se passe …

Comment franchir la ligne en marketing ? #BougeToi

Oui il fait beau, le ciel est bleu et tu as envahi les terrasses pour bien profiter en ce mois d’avril. C’est bien. Mais ne serait-ce pas aussi le moment de faire un peu (plus) de sport ? Allez on s’y (re)met ? Tu me suis ? Je discute de sport avec Moko qui me fabrique avec constance et bonne humeur des burgers frites pas forcément allégés, car lui et moi partageons cette passion depuis longtemps. Cela nous semble naturel. Elle est en nous pour la vie. Pourtant, il faut bien te l’avouer, cher.e lectrice.teur, plus les années passent et plus la motivation nous échappe, nous laisse trouver des excuses faciles lorsqu’il s’agit de renoncer au footing matinal. Mais toi, qui est jeune, pourquoi ne trouvez-tu pas cette énergie ? Pourquoi refuses-tu de te fixer de nouveaux challenges, de t’élancer dans la performance, la satisfaction de sensations inconnues, du frisson de la sueur qui te coule dans le cou ? En questionnant des étudiantes, alors que nous évoquons ensemble le marketing comportemental, je vérifie la …

Le marketing qui vous fera marcher sur Mars #WalkOnAmazing

Depuis le temps que certains me font rêver avec leurs aventures spatiales, imaginées, fantasmées ou presque à portée de nos vaisseaux, il fallait bien que ça arrive. Oui j’ai ressenti cette incroyable émotion que Scott nous transmet dans cette histoire présentée par une marque portugaise : Amorim Cork Flooring. Attends une seconde, je te donne quelques infos indispensables pour la suite de l’aventure. Scott Kelly est un ancien astronaute, qui a passé près d’un an en orbite quelque part dans l’espace dans la station internationale (un peu comme notre jeune Thomas). Il n’ira pas sur Mars. Il n’a pas été non plus l’un de ceux qui ont marché sur la lune (et ce n’est pas non plus le capitaine Haddock). Mais il aurait aimé ça. Il aurait adoré découvrir des sensations uniques, inconnues, inexplicables, et revenir les raconter à sa femme et peut-être à nous. Ce que je trouve exceptionnelle dans cette histoire, c’est la facilité avec laquelle nous sommes transportés avec lui dans cet imaginaire. On oublierait presque que la démonstration se fait en …

La responsabilité de l’entreprise est-elle un sujet de communication ? #RSE #podcast

Lorsque tu commences à te poser des questions sur un sujet aussi essentiel, c’est certainement que tout n’est pas clair. Il y a matière à débat. Qui est vraiment responsable et de quoi ? Faut-il communiquer sur sa responsabilité ou laisser les autres la constater, la louer, la récompenser ? Est-ce à la direction générale de porter la #RSE ? Autant te dire que si tu es concerné par cet enjeu dans ta boîte, c’est sans doute l’occasion de découvrir les podcast du décodeur de la communication, créés et animés par Laurent, le brillant patron de l’agence Mavericks. Accompagné par Jean-François, nous conversons dans cet épisode de 50 minutes, de cette RSE que beaucoup imaginent désormais comme un instrument de communication hélas dévié de sa trajectoire et tombé dans la machine à laver du green. Pour nous, il convient de bien définir le périmètre de la responsabilité, de bien comprendre que l’entreprise ne peut embrasser tous les sujets, toutes les responsabilités, car il est évident qu’elle n’en a mis les moyens ni la vocation. Choisir …

Sauver la planète, est-ce une raison d’être ? #oupas

Le rapport du GIEC nous donne trois ans pour enclencher un véritable changement de comportements de tous pour réussir à inverser (ou à freiner suffisamment) la dégradation de notre chère terre. Alors oui, il faut y aller ! Mais non, ce n’est pas une raison d’être pour une entreprise dans l’énorme majorité des cas, et encore moins pour celles qui ont été créées au siècle dernier (et avant). Je l’affirme sans te ménager : ton entreprise n’est pas un héros. Point final. Ta marque non plus. En revanche, tes salariés, tes clients, eux, peuvent être ces héros qui sauveront le monde pour peu que tu les aides, tu les inspires ou tu les félicites pour chacune des actions, chaque impact positif qu’ils ont et auront sur le changement profond dont nous avons besoin. Ce n’est pas du tout la même chose. Je m’agite à chaque fois que j’entends un dirigeant communiquer sur la raison d’être en transfigurant son entreprise en héros au service de l’humanité. Soyons clairs : l’entreprise est une communauté d’humains. Eux seuls …

La rencontre 10 ans après ça donne quoi Martin ?

Comment ça Martin ? Oui Buber. Le philosophe de la rencontre avant Charles Pépin, qui d’ailleurs le cite en majeur dans l’introduction de son livre sur ce sujet crucial. Et là, comme un flash, me revient les longues analyses de la rencontre que je proposais à mes étudiants à partir d’une web série rarement égalée (et d’ailleurs primée aux Amy Awards). The Beauty Inside. Un exercice magnifique autour de notre volonté de rencontrer l’inconnu(e) face à la complexité de nos préjugés, de nos perceptions erronées de la personnalité, de l’oubli définitif de la bonne première impression. Alors j’y reviens maintenant, et c’est trop tard. En effet, j’aurais dû échanger sur Buber avec François, au cours d’un podcast sur ce thème qui sera disponible très prochainement (me dit-il). J’aurais dû évoquer à quel point nous souffrons de nos propres interdits, de nos biais cognitifs, de nos exigences extravagantes, de nos passés décevants ou évaporés, au moment de rencontrer l’autre. Sans filtre. Sans attente non plus. Rencontrer c’est aller bien plus loin qu’un échange poli de banalités …

Pourquoi tu cours Marvin ? La diversité comme un engagement #Patagonia

Récemment, j’ai partagé l’un des engagements de cette marque absolument remarquable sur un réseau social et je me suis mis à suivre son compte Twitter Europe. Le début d’une relation plus serrée entre nous. Presque une rencontre défragmentée comme l’expliquerait François (#teasing). Et puis ce matin, je découvre un film produit par Patagonia qui m’emmène outre-manche, suivre le cours du fleuve que je ne connais vraiment qu’à Londres ou à Oxford, la Tamise. Je regarde, j’admire la foulée souple de Marvin Johnson et j’écoute, je suis de bout en bout son récit émouvant. D’abord fasciné par la volonté d’un athlète de dépasser ses propres limites, de se lancer un défi inique et résolument tourné vers l’inconnu, je suis rapidement pris par l’histoire. Cours Forest devient cours Marvin et à la différence du parcours héroïque et fantaisiste de Gump, celui de Johson est autrement symbolique. Il est illustré par des images d’archives qui nous rappellent que l’empire colonial britannique a accueilli de nombreuses communautés venues chercher un confort économique et matériel très loin de leurs pays …