l'humain dans le marketing, semaine du happy marketing, vive les marques !
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Pourquoi je ne suis pas Winnie l’ourson

Winnie on the bridge

Ce personnage de Disney, fête cette année ses 100 ans, ce qui, tu l’avoueras, fait une première différence notable avec moi. Si si, je t’assure. Et pourtant, nous avons bien quelques points communs… Vais-je te les révéler avant la fin de cet article ?

1 – Je ne suis pas mignon… enfin, tu vois ce que je veux dire.

Ce côté « so cute »-, adorable de l’ourson philosophe, n’est pas du tout visible chez moi. Et encore moins, si l’on se réfère uniquement à mes relations professionnelles et à mon métier. Je ne vois pas l’intérêt d’une « cute attitude » lorsque je dois expliquer ma vision du marketing ou argumenter sur mes convictions profondes. Et ceci même si, comme Winnie, je suis toujours à l’écoute positive des autres. Communiquer avec un sourire rose n’ajoute rien au message. Je suis beaucoup trop cash pour être Winnie.

D’ailleurs, j’affirme que l’engagement d’une marque doit la conduire à ne pas être aimée de tous, ni de toutes. Si la marque peut être adorée par certains, elle ne doit pas être « adorable »…

Winnie à table avec ses amis

2 – Je crois davantage à l’incertitude qu’à la constance.

La vie des gens et la vie des marques sont à chaque instant frappée par l’incertain. Nul ne sait si demain sera meilleur ou moins bien qu’aujourd’hui qu’il s’agisse de nos relations humaines ou de l’état du marché et de la concurrence. Au plus haut hier ou au contraire peu reconnue, la marque peut tout à coup rencontrée succès foudroyant ou désamour, demain. Les exemples sont nombreux de Nespresso à Nokia ou Blackberry.

Or chez Winnie, comme chez d’autres personnages pour enfant, la constance est de mise. Ses amis sont toujours les mêmes et toujours là. Son miel aussi. Sa bonne humeur, son sens du collectif, son amour de la nature, tout est d’une éternelle fiabilité. Un monde idéal sans doute, qui ne m’inspire pas plus que cela, tant je crois à l’aventure, à l’imprévisible. Retravailler plus de 20 ans après avec un client me parait du domaine de l’improbable et pourtant…

3 – Je ne suis pas consensuel… vraiment pas.

Tout petit déjà, j’ai cultivé mon envie de dire non. Winnie est tellement plus sage ! Si, comme lui, je crois au respect de l’autre, je crois aussi à la nécessité du clivage. Les humains ont toujours su exprimer des différences et prendre des chemins séparés. Se quitter lorsqu’on n’est plus d’accord, se séparer de gens pour qui l’on ne compte pas, devrait être une règle de vie. Cela éviterait sans doute la violence chez certains, et la soumission chez d’autres.

Débattre n’est pas se battre. C’est s’enrichir du point de vue de l’autre. Dire non, c’est amener l’autre à trouver des arguments que nous ne connaissions pas nécessairement. C’est ainsi que nous progressons. Chez Winnie, tout est bien trop lisse…

4 – Je pense long terme plutôt que satisfaction immédiate

Chaque interaction avec la marque doit s’envisager dans le temps long. Ce que je fais aujourd’hui a déjà une conséquence sur demain. Or pour Winnie, le temps n’existe pas, comme pour les enfants qui sont sa cible principale. Seul le résultat de l’instant compte pour lui et ses amis. Exactement comme tous ces marketers qui surveillent leurs indicateurs instantanés et qui s’émerveille un peu trop facilement d’un gain ponctuel. Quid de l’impact à six mois, un an, trois ans ? On en parlera une autre fois. Pour leur défense, ils et elles auront certainement été remerciés avant ces échéances bien trop lointaines pour certains dirigeants.

Winnie et son pot de miel

5 – Enfin, si je suis au moins aussi gourmand que lui, mais je ne mange pas que du miel !

J’aime découvrir et j’aime faire découvrir. Ailleurs est une destination incontournable de ma vie et de mon parcours professionnel. Je suis fidèle aux bonnes choses, et j’apprécie de tester la nouveauté autant qu’il m’en est donné l’occasion. Il y a quelques années on expliquait les vertus du test and learn. Hélas, rapidement, cela s’est résumé à tester des titres d’article ou de sujets de mails. Evidemment l’IA Générative accélère cette capacité à tester mais comme le modèle est statistique, il pousse à la normalité, au déjà vu et à l’absence de prise de risque.

Etre un.e marketer, c’est être un.e aventurier.e, un.e voyageur.se, un.e gourmand.e.

A part ça ?

J’adore Winnie et ses amis. Son tee-shirt rouge tendu sur son ventre rond. Sa naturelle gentillesse et son optimisme permanent me font du bien. J’aimais le citer lors de mes conférences sur la relation affective que nous devons créer avec nos clients. Je suis certain qu’il serait élu au premier tour.

100 ans ça se fête !

#etriendautre

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CEO Eforbrands Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour les MSc MBA Inseec Paris et l'ISCOM en marketing émotionnel, stratégies de fidélisation, relation client... Auteur des livres : Tout savoir sur Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa - nov 2013 La Fidélité, du chaos à la zone de confort aux Editions Kawa - Janv 2017 Marketing ZERO avec Philippe Guiheneuc, chez 1min30 publishing - juin 2021 Fondateur de Eforbrands et de LePartenariat Rédacteur du blog marketingemotionnel.com

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