Auteur : Patrice

Les marques qui font du bien #Ep35

Tu le sais, toi qui me lis, j’apprécie l’idée que les marques et les marketers peuvent changer le monde. C’est dingue ! Jeudi dernier, j’étais invité à La Ruche pour parler de marketing ZERO dans un atelier très sympathique. Le soir venu, je suis resté pour un spectacle. Sans trop savoir qui était le gars qui ferait un stand-up d’une heure, devant un public hétérogène. Nicolas Meyrieux, un « écologiste extrémiste », d’après lui. Surprise, que je te laisse qualifier de bonne ou de mauvaise. Comment changer nos habitudes, nos comportements pour sauver notre présence sur une planète déjà abimée ? Faut-il encore manger de la viande, faire des enfants ou pire, fréquenter des magasins de la grande distribution ? Peut-on favoriser le retour à une culture de la terre raisonnable et protéger les vrais agriculteurs.trices ? Vais-je continuer à voyager partout dans le monde en avion, ou dois-je me limiter à l’exploration de l’Ile de France à pied ? Bref ! Une soirée difficile dont tu mets quelques minutes / heures à te remettre. Merci les …

Interview émotionnelle de Georges Basdevant, co-fondateur de Captain Cause #Dift

Captain Cause est une entreprise à mission. Elle soutien des causes. Co-créée par Georges et Frédéric (oui c’est bien le même Frédéric qui dirige BlablaCar depuis 15 ans), elle a eu l’envie d’aider les entreprises à donner du sens. Du sens à quoi ? Du sens pour qui ? Qu’est-ce donc que ce Dift et pourquoi ce mot bizarre ? J’ai eu le bonheur d’en discuter avec Georges. Sympa et surtout instructif sur la vision de notre goût toujours présent pour les cadeaux qui changent la vie. Interview émotionnelle ! Patrice : Pourquoi Dift ? Pour dire quoi exactement ? Georges : Notre première question a tourné autour de la volonté de dire que ce n’est pas un cadeau comme les autres. C’est bien plus qu’un cadeau et, en même temps, ce n’est pas non plus seulement un don fait à une association ou une ONG. Alors nous avons réuni l’équipe et nous avons rapidement mis sur la table : don et gift, pour les fusionner en un dift, synthèse des deux. Un mot court …

Pourquoi les marketers ne pleurent pas ?

Je lis Baptiste Beaulieu, médecin et écrivain, avec passion. Conter des histoires de salle d’attente peut paraître étonnamment banal et sans grand intérêt. Lui le fait avec subtilité, empathie, compassion, et un sens de l »humour que j’apprécie. Simple, direct, percutant, humain. Son héros dans ce livre, n’arrive pas ou plus à pleurer. Il a tout vu. Il a tout entendu. Mieux encore, il a tout écouté des patientes et patients qui sont venus vers lui chargés de cet espoir infini d’aller mieux, de survivre encore un peu, ou de comprendre ce qui leur fait mal. Il est là et fait de son mieux, ne portant aucune illusion sur la fin de l’histoire, qui est notre humanité. Alors pourquoi ne pleure-t-il pas ? Et si l’on transposait cette histoire dans le monde merveilleux du marketing ? Combien de conseils faudrait-il te donner, avec ou sans ordonnance, pour que le business de ton entreprise ne meure pas, ou pas tout de suite ? Soyons clairs : l’enjeu n’est pas le même. Aucun marketer ne sauve de vie. …

Stratégie d’influence virtuelle #MakeItReal

Quand Muriel nous interpelle sur la beauté, le romantisme du nouveau film vantant les mérites d’une voiture électrique de chez nos amis BMW, on se demande pourquoi le virtuel serait plus inspirant que le réel. Mais Lil Miquela, créature imaginaire et joliment dessinée, prend le volant et part à la découverte du monde que nous habitons. Tout y est tellement beau ! On croit rêver et comme elle, on se pince pour vérifier que ce que nous voyons à l’écran existe bien quelque part. Faire rêver est une mission de la communication, du marketing aussi, qui percute de plein fouet l’ambition de la marque : make it real. D’ailleurs notre héroïne, se prend à rêver cette transformation vers l’humanité, du rêve à la réalité. Est-ce crédible ? Nouvelle forme de narration ? Je me demande si Cendrillon ou Alice ne nous avaient pas déjà proposé ce voyage ? A moins que tu n’imagines accueillir des influenceurs virtuels chez toi, je ne suis pas certain que la virtualisation de l’expérience nous aide à comprendre les émotions …

Stratégie marketing : comment ne plus manquer une opportunité ?

Chaque matin, tu te lèves en te demandant quelle opportunité pourrait bien se présenter dans ta journée remplie de ToDo choses à ne pas oublier. Tu devrais ! Alors quand Olivia m’annonce à 9h12 que finalement, elle ne sera pas là à notre réunion de travail, qu’elle a oublié de noter dans son agenda, j’ai une sorte de réaction émotionnelle… brève. Je me rends immédiatement compte, que c’est une opportunité pour faire d’autres choses, qui flottaient légèrement entre les cases de mon agenda de la semaine. Pour commencer, ne serait-ce pas une occasion de t’écrire ?.. Et puis Eric me dit que l’équipe a loupé une opportunité de vendre un matériel, faute d’avoir répondu immédiatement vendredi en fin de journée à un prospect. Lequel prospect est aussitôt devenu le client d’un concurrent : mince ! Au moment précis où un autre Eric (si tu y vois un signal faible m’indiquant que je devrais cibler davantage les Eric dans ma phase de prospection, je me demande comment tu as pu arriver sur ce blog…) propose à …

Les bonbons sont-ils toujours roses ? #cestcadeau

Evidemment en 10 ans de blog autour du marketing émotionnel, tu te doutes que j’ai déjà écrit pas mal de choses sur le cadeau, cet outil du marketing toujours plus propre depuis que Bonux l’a starisé dans les années 60. Et puis, si tu y tiens, tu peux toujours me proposer un bonbon. C’est ce que Karine me propose. Crois-tu que je devrais l’accepter ? Certaines marques, me fait-elle remarquer avec sa délicatesse naturelle, ont tendance à offrir des cadeaux tout le temps, et à tout le monde. C’est bien ? #oupas. Générosité ou volonté de perturber la lisibilité de l’offre réelle qui se cache derrière cette promesse promotionnelle ? Que se passerait-il si soudainement les cadeaux cessaient de pleuvoir sur ton pare-brise comme des moustiques en fin de journée sur une départementale traversant les sous-bois ? Rewind ! Une touche qui permettait de repasser la bande en arrière, et qui me renvoie à ce moment d’incrédulité quand la figure paternelle, alors encore héroïque, nous laisse dans une voiture garée sur le bas-coté pour aller …

Quand Isabelle me dit qu’elle a un ticket avec le serveur ! #OVH

Isabelle n’a pas les yeux bleus. Pas aujourd’hui. Si tu les voyais de plus près, tu verrais peut-être de la fumée s’en s’échapper. Ca bouillonne à l’intérieur ! On est au bord de la crise de communication. 5 jours plus tôt – Isabelle est cheffe d’une petite entreprise florissante. Elle a ce sens de la souveraineté qui lui vient d’une éducation de haut niveau fournie par les établissements de la République. Elle a hébergé son site web et ses adresses mails pour sa société chez le grand acteur français de référence : OVH. Jusque là tout allait bien. Et puis il y a une semaine, elle souhaite acheter des comptes emails pro avec des fonctionnalités plus avancées que dans la formule basique. Une commande qu’elle réalise en ligne via l’interface client à sa disposition. Bim bam boum ! Une facture de 41 euros automatiquement réglée en ligne, également. Seulement, Isabelle a cliqué sur une case qui n’est pas exactement la bonne. Elle s’en aperçoit immédiatement. Contrairement à ce que OVH lui signifie en accusant réception …

Et si un usage plus normé de l’#IA améliorait le marketing ?

AI Act ! Voilà ce qui était annoncé et discuté aujourd’hui au salon Big Data et IA Paris 2023, dans ce bon vieux palais des congrès de la Porte Maillot (oui ça sonne vieux et poussiéreux comme endroit mais tellement parisien). Où allons-nous ? Sois rassuré.e cher lecteur.trice, personne n’en a la moindre idée ! Mais ce qui semble avancer dans notre direction d’européens plantés sur une banquise exposée en plein soleil, c’est la norme ! Réguler, normer, réglementer, pendant que les autres jouent avec nos nerfs et, plus prosaïquement, avec nos données personnelles. Une fois de plus. Après le RGPD qui n’a guère empêché les géants du web de ruiner les gentils du retail (et ce n’est pas fini) voici la suite du feuilleton technologique qui s’avance sur nos écrans. L’IA est désormais partout et, encore, tout reste à venir, avec notamment l’informatique quantique. Alors qu’est-ce que cela change ? Tout nous répondent les experts convoqués dans cet amphi bleu si bien feutré.  L’expérience client : boum !  La création de contenus : bim …

La stratégie d’une meilleure nutrition #Kellogg’s

Moins de sucre et moins de sel dans nos céréales du petit déjeuner, constitue un objectif responsable pour une marque mondialement connue. Diminuer les « doses » de 15% a été relativement facile à obtenir, mais se fixer un mieux à atteindre de réduction de moitié des quantités est un autre défi. C’est ce que me confie Laurence, nutritionniste au service de la marque américaine de céréales depuis une quinzaine d’années. « Il faut se rendre compte qu’au-delà des problèmes d’acceptation des nouvelles recettes par les consommateurs, il y a des enjeux de production, de qualité de produit qui exigent plusieurs années pour être atteints. Changer la recette, c’est changer l’outil de production. Alors quand en plus il s’agit d’une recette pour tous les pays européens, que les cultures gustatives des uns sont assez éloignées de celles de autres, la démarche est complexe. » Faire moins mais mieux, n’est pas simple. L’art réductionniste vient à propos, pour expliquer, pour montrer, pour inspirer. Une expo très éphémère sur 2 jours aura permis à quelques artistes d’exposer leur travail. Ainsi le …

Méritez-vous le respect des marques ?

Hier, j’ai lu que les français seraient 43% à faire passer le prix avant la marque dans cette période difficile marquée par une inflation que nous n’avions pas connue depuis le siècle dernier (merci Thomas Husson de Forrester de remettre les choses à leur place). Est-ce un manque de respect envers les marques ? Avant-hier, j’entendais que certaines marques (que je ne citerais pas ici – par décence) ont recours à la « shrinkflation » (encore un mot inventé par les journalistes) pour nous vendre plus cher un produit rétréci (donc moins de produit). Manque de respect évident du client et sans aucun doute de l’ensemble de notre économie. Aujourd’hui, je découvre un film promu par trois marques qui souhaitent réaffirmer leur respect en direction des producteurs de lait. Des fermiers éleveurs laitiers dont nous savons qu’ils sont passionnés (sans passion tu ne le fais pas dit le père à son fils) et surtout en difficultés depuis longtemps. Respect des producteurs ! C’est le sujet phare du marketing et, au-delà, des entreprises. Le respect. Pendant quelques années …