Tous les articles taggés : histoire de marque

Coco mademoiselle vs miss Dior #love

Le combat a été rude : laquelle de ces deux marques de luxe françaises peut l’emporter lorsqu’elle est analysée à partir de deux films publicitaires magnifiques ? Comment Nathalie peut-elle prendre le dessus sur Keira ? ou inversement… La proposition de départ est d’affirmer que Miss Nathalie est plus inspirante pour impulser une image plus jeune de la femme et donc du parfum qu’elle porte. Est-ce vraiment le cas ? Dior dans son film fait-elle la démonstration que l’amour n’existe que dans les preuves et que le parfum pourrait en être une ? Pour autant, le film dans lequel évolue avec grâce, Keira, est très beau, très riche en images de luxe, de beauté et de fêtes parisiennes. N’incarne-t-elle pas une femme libérée, presque rebelle, laissant derrière elle, un homme au balcon, comme témoin de la folle nuit passée ? Nous sommes perplexes. Nous, mes étudiantes et étudiants et moi. Nous débattons de longues minutes, et puis, Mathilde, sans sourciller, qualifie la tentative de Miss Dior d’un peu trop « girly culcul »… Ah ?! Oui il …

Expérience client : Life is GHOUD !

Les marques se disputent les meilleures expériences client de leur secteur. Mais quel est vraiment le secteur sur lequel nous les identifions ? Ici pour GHOUD, il faut tout de même faire un effort pour comprendre que la marque est italienne, et plus précisément Vénitienne. Tu le savais ? Il faut aussi aller plus loin, et jusque dans la boîte en carton pour découvrir que la marque n’est une marque de sneakers mais qu’elle est so fashion, une marque de mode, qui serait spécialisée dans les sneakers. Un positionnement peu évident à défendre. Où commence la mode et où se termine le life style ? Alors je m’interroge sur la compréhension possible du message par le client / la cliente. Pourquoi affirmer ici qu’être une sneakers brand serait par trop banal, éculé, déjà vu, et finalement pas très glorieux pour une marque qui se veut remarquable ? Est-ce à dire que la remarquabilité est ailleurs que dans le produit ? Produire et vendre des sneakers différentes, ne suffirait pas à établir une marque… Mais alors, …

Stratégie marketing : pourquoi un flagship On ?

Le flagship comme dernier rempart du retail ? Une idée qui peut paraître un peu passée de mode dans un monde devenu digital avant tout et bientôt soumis au dictat des algorithmes. Pour autant, l’idée d’un magasin emblématique pour parler français, d’un lieu de vie où la rencontre entre la marque et ses clients est sublimée, reste belle. Et nous avons besoin de beauté. Nous aimons le beau, la perfection du design et de la mise en émoi de nos sens. Pour vivre une expérience émotionnelle, il nous faut à la fois du temps et de l’espace. Deux ressources associées au luxe pour les marques comme pour les consommateurs, éduqués puis gavés de conseils pour aller plus vite et moins loin. Or le flagship se mérite. Il est large et prend son temp pour dévoilé ses secrets. Il aime qu’on l’envahisse lentement. Il a du temps à offrir à ses visiteurs. Ce qui force l’admiration dans cet exemple, c’est qu’une marque d running, nous explique qu’elle a créé des parcours pour nous qui aimerions courir …

Stratégie de l’énergie : le vert c’est beau !

J’aime les campagnes qui osent. Encore plus quand les campagnes sont vertes ! Et belles aussi !.. Alors quand tu réunis à la fois énergie, verte et belle, c’est forcément un moment d’émotion (pour moi). Surtout en ce moment, où je suis comme tout le monde, un peu vidé de mon énergie à force de compter les litres d’eau qui tombent du ciel. Pour un peu je me prendrais pour un ancien président, aperçu hier lors d’une marche sous la pluie. Alors pour parler de la Belle Energie, il fallait bien oser citer d’autres compagnies distributrices (et non pas productrices) qui offrent aux français la possibilité de choisir une énergie entièrement verte. Nous faisons des progrès dans la décarbonation de notre pays, même si le secteur de l’énergie prête à discussion auprès des pros ou anti nucléaires. Le nucléaire est-il vert ? Un débat que je laisse aux experts. Ici uniquement du solaire, de l’hydrolique ou de l’éolien. Cool ! En revanche, j’aime l’audace de la tonalité de cette communication. Légère mais sur un sujet …

Les marques qui nous font peur ! #HappyHalloween

C’est pour aujourd’hui ! Toc toc on my door ! Attends… j’enfile mon masque de mort vivant, et je t’ouvre la porte pour t’accueillir et t’offrir des …. bonbons sucrés et moches comme un jour de deuil. Halloween, cette fête culturelle et consumériste revient nous distraire dans une période noire et si tu as envie de jouer à faire peur, c’est tout de même un moment joyeux que tu t’apprêtes à vivre. Alors, j’ai regardé deux vidéos proposées par l’excellente revue de media du magazine e-marketing et je te les pose là. Parce que ma réflexion du jour sur le marketing tourne encore autour de nos émotions. Doit-on faire peur pour déclencher un réflexe de survie communautaire ? L’actualité semble répondre que oui. En est-il de même pour les marques ? Doivent-elles recourir au désormais classique FOMO (Fear of missing out) pour attirer de nouveaux clients et les inciter à l’achat ? J’aime mieux parler de surprise joyeuse que de peur mais c’est une préférence toute personnelle. J’aime l’idée que rire à plusieurs fat du …

La stratégie d’une meilleure nutrition #Kellogg’s

Moins de sucre et moins de sel dans nos céréales du petit déjeuner, constitue un objectif responsable pour une marque mondialement connue. Diminuer les « doses » de 15% a été relativement facile à obtenir, mais se fixer un mieux à atteindre de réduction de moitié des quantités est un autre défi. C’est ce que me confie Laurence, nutritionniste au service de la marque américaine de céréales depuis une quinzaine d’années. « Il faut se rendre compte qu’au-delà des problèmes d’acceptation des nouvelles recettes par les consommateurs, il y a des enjeux de production, de qualité de produit qui exigent plusieurs années pour être atteints. Changer la recette, c’est changer l’outil de production. Alors quand en plus il s’agit d’une recette pour tous les pays européens, que les cultures gustatives des uns sont assez éloignées de celles de autres, la démarche est complexe. » Faire moins mais mieux, n’est pas simple. L’art réductionniste vient à propos, pour expliquer, pour montrer, pour inspirer. Une expo très éphémère sur 2 jours aura permis à quelques artistes d’exposer leur travail. Ainsi le …

Un peu de respect pour les clients #Intermarché

Si tu lis ce blog depuis quelques années (pas nécessairement depuis ses débuts en 2013), tu le sais, j’ai écris de nombreuses fois des mots positifs sur les campagnes d’Intermarché. Seulement voilà, je reviens après quelques semaines de break loin de notre civilisation de consommateurs, et je découvre la dernière campagne imaginée par l’agence habituelle (je ne la cite pas, par respect). Or depuis des années aussi, depuis que je parle de marketing émotionnel, puis de marketing ZERO, j’insiste sur l’obligation éthique et morale de respect des autres, des clients mais aussi des non clients. Il est toujours possible de se moquer de certains comportements, et pour mémoire, cher Pierre, on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui. Rire de ce que certains enfants n’ont pas de fruit pour leur goûter, me… dégoute ! Car rire des riches, c’est aussi rire des pauvres, par effet de comparaison. Acheter du merlu, c’est faire un choix dont on ne discute pas un cocktail à la main dans la piscine de la villa louée avec Julie …

AGIR pour le marketing #Ep1

C’était hier soir. J’avais convié les membres du club du marketing émotionnel à une soirée estivale… en toute simplicité. Comme au début ! Pour nous retrouver et en parler. Légèrement, sans autre ambition que de nourrir nos réflexions autour du marketing, et de nos métiers de communicant. Et elles et ils étaient venus. Fidélité pour la plupart, mais aussi curiosité pour les nouveaux, comme toujours. Alors, j’ai imaginé leur présenter quelques mots autour du voyage mais aussi de ma passion pour le marketing. Comment le faire sans être ni dans la démonstration rapidement « so boring », ni dans un rappel des concepts, une intervention déjà vue ? J’ai écrit AGIR parce qu’il est question de bouger des lignes et que seule une intention louable mais isolée, ne suffit pas à obtenir des résultats. La responsabilité est dans l’action ! Et puis, j’ai décliné les lettres en mots qui me sont chers. Des mots qui disent beaucoup de ce à quoi je crois et de ce que je voudrais pour le marketing. Une sorte de vocabulaire prêt …

Barbie a-t-elle besoin de Ken pour faire le buzz ?

Finalement, n’en déplaise à Sandrine, que serait la femme sans l’homme ? Question de siècle, d’époque, de culture prônant l’égalité pour l’égalité, Barbie sans Ken, ce serait moins rose. C’est certainement ce qu’ont pensé les créateurs de l’affiche française au moment d’imaginer un éventuel flop du film américain popcornisé à l’extrême. Sauvons Barbie ! D’ailleurs, on devrait remplacer le popcorn par la Barbie papa, nettement plus rose et plus sucrée, dans toutes le salles de France. Pourquoi changer d’affiche sans changer de complément alimentaire dégoulinant ? Pour l’instant, ma mission de Ken du 20ème siècle, est de venir en aide à Karine, rédactrice de talent néanmoins amoureuse de Barbie dès son plus jeune âge. Non Karine, tu n’as pas l’obligation d’aller voir ce film dont tout le monde parle. Ta blonditude n’est en rien mise en cause. Tes mots, ta plume, ni rose, ni chardon, pourraient être traduits dans toutes les langues, sans que cela ne choque nos yeux. Tu as aimé cette figure d’une féminité sans défaut, et platoniquement plastique. C’est ton histoire ! …

La stratégie du sucre #Daddy : c’est du marketing papa ?

Karine me met le nez dans la poudre ! C’est malin ! Et voilà que ma sensibilité de papa sucre, se réveille ! Suis-je encore ce papa gâteau qui a appris à ses filles à cuisiner, à goûter les saveurs du monde entier, à s’émerveiller de l’incroyable richesse des recettes concoctées par leurs grands-parents comme par les grands chefs de France et d’ailleurs ? Mais la question posée est tout autre : le sucre Daddy peut-il affirmer son origine France en transformant son nom pour l’écrire à la française : le sucre Papa ! C’est quel genre de cam que tu nous vends là, Daddy ? Une opération marketing pour la fête des pères, inévitable marronnier de la consommation modèle année 80, lorsque l’on se précipitait pour offrir un cadeau sucré. Je ne suis pas certain que la sobriété actuelle nous invite à plonger dans cet ingrédient pourtant essentiel de notre cuisine. Du sucre d’accord, mais pas trop ! Pourquoi du sucre français ? Pourquoi vendrait-il d’ailleurs ? Il me semble qu’en France, on produit …