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Barbie a-t-elle besoin de Ken pour faire le buzz ?

Finalement, n’en déplaise à Sandrine, que serait la femme sans l’homme ? Question de siècle, d’époque, de culture prônant l’égalité pour l’égalité, Barbie sans Ken, ce serait moins rose.

C’est certainement ce qu’ont pensé les créateurs de l’affiche française au moment d’imaginer un éventuel flop du film américain popcornisé à l’extrême. Sauvons Barbie ! D’ailleurs, on devrait remplacer le popcorn par la Barbie papa, nettement plus rose et plus sucrée, dans toutes le salles de France. Pourquoi changer d’affiche sans changer de complément alimentaire dégoulinant ?

Pour l’instant, ma mission de Ken du 20ème siècle, est de venir en aide à Karine, rédactrice de talent néanmoins amoureuse de Barbie dès son plus jeune âge. Non Karine, tu n’as pas l’obligation d’aller voir ce film dont tout le monde parle. Ta blonditude n’est en rien mise en cause. Tes mots, ta plume, ni rose, ni chardon, pourraient être traduits dans toutes les langues, sans que cela ne choque nos yeux. Tu as aimé cette figure d’une féminité sans défaut, et platoniquement plastique. C’est ton histoire !

Vouloir grimper sur l’épaule d’un Ken décoloré et rosi pour l’occasion, ne t’apporterait pas grand chose. Je ne pense pas davantage que tu aies besoin d’affirmer que tu peux tout faire. Oui les femmes peuvent tout faire. Y compris sans Ken ! Et alors ?

Pour faire le buzz, il conviendrait de montrer, de réduire Ken à un objet, sexualisé, comme un habile publicitaire avait su le faire à l’inverse en enlevant le haut puis le bas de Myriam. Une jeune femme qui en se retournant avait répondu au publicitaire, nous disait alors le ministre de la santé, interrogé sur un plateau TV. Provocation et réaction. Les principes du buzz dès lors qu’il y a assez de gens pour réagir à l’impertinence.

Et donc, cela fonctionnerait aussi dans l’autre sens. Exagérer le rôle de Barbie en réduisant Ken à « lui, c’est juste Ken », laisse la place à l’interprétation, dans tous les sens, si je puis l’écrire ainsi. (Note pour mon lecteur, si tu me permets de croire que des hommes aussi, lirons ce texte, ne te laisse pas submerger par l’émotion, et calme toi. Les sens sont au nombre de 5 et n’indique aucunement une position). Tu comprends Karine, que si l’on s’en tient à la promotion du film en termes classiques : ils sont beaux, ils sont jeunes, ils vivent dans un monde merveilleux et rose où tout se termine toujours magnifiquement, le risque de ne pas créer d’enthousiasme est grand.

C’est là encore, ce que la majorité retient de la communication. Provoquer, être dans l’exagération, dans l’extrême, pour susciter des réactions. Pour ou contre. Absolument pour ou catégoriquement contre. Et pour ce personnage légendaire, créé par une femme Ruth Handler, co-fondatrice de Mattel, poupée aseptisée, lisse, sans aucune espèce de personnalité, il est remarquable de réussir à faire parler de soi, 64 ans après. Avec beaucoup de ferveur, de haters aussi, et en réussissant le passage vers un monde inclusif, où le sexe n’a (presque) plus d’importance. Ken a des rollers jaune fluo et c’est Barbie qui conduit la bagnole ! Si ça te choque, qui es-tu ?

C’est ce discours hyperbolique qui déclenche le buzz, chère Karine. Pas le rose, ni même la blondeur. On hésite entre écoeurement du trop sucré et fascination pour l’outrage colorimétrique !

Pour en finir avec Barbie, et tu te souviens qu’il est difficile de mettre un point final à une relation aussi passionnelle, je voudrais t’envoyer plein de jolis mots de soutien. En fait, je voudrais demander à mes lectrices.teurs de t’écrire une lettre sur du papier légèrement poudré et rempli petits coeurs tendres, pour te dire que le buzz est là. Tout près de toi, comme un Ken sage et inoffensif. Il suffirait que tu l’accueille en ouvrant grand tes bras, pour que le monde soit plus rose de belles conversations.

Guimauve !

Si tu hait Barbie, va voir le film !

Le buzz nait de notre volonté de manifester notre désaccord face à une culture mainstream que nous rejetons (enfin on essaie hein.. ?). Le buzz est moche. Mais il nourrit la marque, envie des gens voir des films et manger des trucs malsains et néfastes pour la planète. Mais c’est ça le buzz !

C’est un monde sans Barbie, et même sans Ken…

#TasquaPasser #Kiss

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CEO Eforbrands Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour les MSc MBA Inseec Paris et l'ISCOM en marketing émotionnel, stratégies de fidélisation, relation client... Auteur des livres : Tout savoir sur Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa - nov 2013 La Fidélité, du chaos à la zone de confort aux Editions Kawa - Janv 2017 Marketing ZERO avec Philippe Guiheneuc, chez 1min30 publishing - juin 2021 Fondateur de Eforbrands et de LePartenariat Rédacteur du blog marketingemotionnel.com

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