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Les innovateurs de talent récompensés par le MIT Innovator under 35 #innovators35EU

Impressionné je suis ! Découvrir et même rencontrer des innovateurs aussi talentueux et passionnés est une chance que l’on se doit de saisir sans retenue. Hier soir, invité par l’Atelier Bnpparibas @latelier, j’ai eu ce plaisir d’écouter et de voir sur scène les 10 meilleurs startupeurs du moment, accompagnés par les « anciens » lauréats dont le très inspirant Rand Hindi @randhindi, fondateur de Snips (spécialiste de l’Intelligence Artificielle). Il se dégage de leurs pitchs une énergie et une vision futuriste des enjeux de la sociétés tout simplement hors normes.

leslaureats 2015

« Ce n’est pas le talent pour le talent, ni le talent pour l’argent, mais bien le talent pour changer le monde » que portent en eux ces jeunes entrepreneurs. Dans leur motivation, l’argent (la possibilité d’en gagner, voir d’en gagner beaucoup) n’arrive qu’en cinquième position, loin derrière l’envie de créer de la valeur, d’améliorer la vie, la santé, l’éducation et l’utilisation de la technologie pour tous. Rassurant non ? Avant cette belle remise de prix, dynamisée par la présence de l’équipe du MIT (@MIT), j’ai eu le plaisir de rencontrer en face à face deux innovateurs lauréats 2015 : Julie de Pimodan, fondatrice de Fluicity  et Mathieu Nebra, co-fondateur de Open Classrooms.

Certes eux comme tous les autres, s’appuient sur la technologie, sont des entrepreneurs du monde digital et de la data, mais Julie et Mathieu, sont d’abord des humains qui souhaitent aider d’autres humains à vivre mieux, à partager du savoir ou à s’engager localement pour véhiculer un progrès plus social. Ils sont inspirés et convaincants. Ils le sont depuis l’enfance, parce que de leur propre expérience, de leurs difficultés, ils ont tirés des idées, des innovations qui vont changer l’éducation comme la relation entre les municipalités et les citoyens. Souhaitons qu’ils réussissent, nous en aurons besoin !

Je vous propose de retrouver leurs interviews dans une prochaine note –

Rendez-vous sur le salon e-marketing Paris 2015

Demain dès 9h, je serai de nouveau au Hall 7 de la Porte de Versailles avec mes amis Henri K et Xavier W, les inséparables directeurs des Editions Kawa (avec un K comme… et un W comme…) et ce sera l’occasion de ‘jouer au libraire’, un métier que j’adore !…

emarketing relation client

Oui parler de livres et tenter de faire acheter celui qui correspond à la personne que l’on a en face de soi pour quels minutes, est un jeu passionnant ! Certes, nos livres sont avant tout professionnels et destinés aux gens de la communication ou du marketing (digital ou pas). Mais quelle importance ? Les lecteurs sont des êtres humains avec leur singularité et leurs émotions à fleur de peau, comme devant toute offre, ils réagissent avec leur coeur bien plus qu’avec leur portefeuille (et c’est tant mieux). Ce que j’aime vraiment, c’est la relation éphémère que nous avons avec eux et qui nous amènent à mieux les découvrir et à les guider vers ce qu’ils aimeront dans nos livres. Les exposants du salon (partagé avec le salon Stratégie Client) nous incitent à automatiser notre marketing, à l’optimiser en terme de contact et de ROI. Pourtant, la relation Human to Human est notre seul objectif, demain et les autres jours…

Venez nous rencontrer et nous parlerons du rôle grandissant du marketing émotionnel dans les stratégies marketing gagnantes.

Au plaisir de vous connaître, chers lecteurs !

Vous pourrez aussi découvrir les nouveautés des Editons Kawa – les derniers livres en sorties officielles:

– Les blogs et les marques  Hélène Duthilleul & Paule Hermabessière

Le luxe existe-t-il encore dans le monde digital ? #DLM2015

J’aime bien les histoires ! Et George Lewi sait bien les raconter. L’auteur de la mythologie des marques et depuis de Bovary21 ou encore guide spirituel du storytelling, nous confie que le luxe est un mythe, en réponse à ceux qui voient d’abord le luxe comme un compte offshore…

DLM 2015 George Lewi

Une journée entière consacrée au sujet de la rencontre improbable du luxe et du digital, la nouvelle idée de Franck Prime, le DLM 2015, qui s’est conclue hier sur l’étonnant constat qu’il semble très difficile de parler de l’un et l’autre en même temps. Pourquoi ? Oui, cette question vient comme un teaser de la prochaine édition et Marie-Pierre Schmit , créatrice et dirigeante de Benta Berry (‘your skin is different’), ne peut pas la laisser en suspens. Alors il faudrait se concentrer sur ce que le luxe signifie et non pas nous répondre que c’est davantage du business que de la philosophie, ou encore que chacun en a sa définition ! Vraiment ? Je n’ai qu’à demander à ma voisine qui me répondra que le luxe serait d’être habillée par Chanel pour comprendre que l’on confond ce qui coûte cher avec l’objet du désir. Non, le luxe ce serait aussi le silence, le temps, l’être aimé, être aimé aussi, encore et peut-être pour toujours…

DLM2015 MPSCHM

Alors si le luxe est éternel (comme le prétendent les marques en datant leur origine ou en nous renvoyant loin dans l’histoire avec un film légendaire qu’il soit une Odyssée de Cartier ou pas), le luxe serait-il la fidélité ? Poser cette question, c’est prendre le risque que lorsqu’on pense à l’accélération induite par le digitale, à l’instantanéité de la relation, du rapport aux marques, de la consommation mobile, on comprenne que le luxe a disparu. Si tout est accessible d’un clic, quel luxe reste-t-il aux clients ? Evidemment, si vous me répondez que le luxe est l’inabordable, vous nous ramenez brutalement sur le plancher des vaches (pas toutes bio d’ailleurs) et du matérialisme conventionnel (pour ne pas dire dépassé). Pourtant, vous en conviendrez, accéder aux produits les plus chers, n’a jamais rendu aucun client heureux. Tout au plus, le luxe est un symbole de pouvoir, un outil de pouvoir pour certains égocentriques.

Trop souvent aveuglée par le brillant, le fastueux, la marque oublie que le luxe n’existe que dans le coeur de l’autre. Le luxe est une émotion rare et incomparable qui irradie l’autre à jamais. Pourquoi cela serait-il impossible dans un univers digital ?

Lorsqu’on est sûr de ses valeurs, de son savoir-être et de son savoir-faire, lorsqu’on admet qu’il n’est aucunement possible d’être adoré par tout le monde, il n’y a aucune raison de craindre la digitalisation du luxe. C’est la conviction profonde de Marie-Pierre et je la partage entièrement.

Retrouvez d’autres interviews sur http://www.widoobiz.com.

Marque clivante et fidélisation ? #therewillbehaters (for sure)

Un long week-end de Pâques, heureusement fourni en lapin et oeufs en chocolat, s’achève… Je me demande pourquoi mes étudiants ne se sont pas intéressés plus que ça, au sujet « pourquoi être une marque clivante peut favoriser la fidélisation des clients ? »…

bonnet j'men fous

Oui pourquoi ? Pourquoi tant de légèreté dans les réponses ? Pourquoi se contenter de me résumer bien gentiment les deux articles parus et visibles traitant des avantages pour une marque à diviser l’opinion entre « ambassadeurs » et « détracteurs », entre « fans » et « haineux » ?

Pensaient-ils que je n’avais pas lu, ou pas trouvé ces 2 sources (au point que certains n’ont pas eu l’honnêteté de les référencer dans leur maigre dossier) ? Folle erreur de jeunesse de considérer que l’autre (en l’occurrence le prof, moi…) n’y verra rien ! bref !

Oui, il y a des avantages à être une marque qui divise et certains de ces avantages peuvent conduire à la fidélité des clients qui partagent les valeurs de la marque, y compris dans l’extrême. Lesquels ? Non pas de faire du buzz, de créer du bouche-à-oreille, car même si cela est avéré, il n’y a guère de lien de causalité entre le buzz et la fidélité, pas plus qu’entre la notoriété et le fait d’être client. Savoir que Shakespeare est l’un des plus grands écrivains de tous les temps, ne signifie pas l’avoir lu !… ;-)

salegosse

Non les avantages étaient à chercher ailleurs (que dans ces deux excellents textes). Il fallait se souvenir que ce qui détermine la fidélité d’un client sont à la fois la qualité de l’expérience vécue (et mémorisée) et l’engagement. Ainsi pour reprendre l’exemple (trop cité) d’Apple, c’est surtout cette expérience qui a créé la différence entre pro et anti Mac, car elle change tout. On aime ou pas, mais utiliser un produit Apple est réellement différent et divise donc le public, les clients et les autres. Pour d’autres marques, en revanche, c’est bien l’engagement qui tranche, qui érige des barricades derrière lesquelles se massent les fidèles, les partisans, les défenseurs, quitte à y être minoritaires. Oui, ils appartiennent dès lors à une communauté, au sens de ceux qui sont prêts à se battre pour leurs couleurs (supporters de football ou défenseurs de la liberté d’expression, comme celles qui prônent un look résolument Desigual). C’est la force de l’engagement qui crée le clivage. C’est de l’adhésion du client à cette différence revendiquée, au manifeste que publie la marque, que dépend son attachement (sous réserve d’une belle expérience). Alors, on ajoutera ici que cet attachement est émotionnel, et j’en suis tout à fait d’accord.

loveandhate

Etre clivant est évidemment une excellente stratégie pour identifier, regrouper, valoriser ses meilleurs clients. Nourrir l’engagement des ambassadeurs est une mission marketing plus facile à remplir quand la marque fait preuve de passion, quand son créateur, son fondateur, affiche ses valeurs, les porte, voire les incarne. Tout le monde n’aime pas Steve Jobs et ses cols roulés noirs. Tant mieux !

Mais il n’y a pas de réelle fidélité sans engagement, ni sans lien social. Sur ce dernier point, le lien social n’est pas simplement exprimé par un commentaire sur Facebook ou une photo sur Instagram. Le lien social c’est d’abord l’envie de partager. De partager ce que l’on aime (et même ce que l’on déteste) avec d’autres, aussi dissemblables soient-ils. La moyenne, la neutralité, le compromis, ne se partage guère, justement parce qu’ils sont accessibles à tous. Les marques qui ne communiquent pas d’engagement fort, n’assumant pas le risque de ne pas plaire à tout le monde, ne peuvent fédérer sur des valeurs, et sombreront à terme dans l’oubli. Etre remarquable, c’est aujourd’hui être engagé !

Faut-il réinventer la communication ? un livre manifeste d’Isabelle Jahn

Donner la parole au client est devenu un enjeu marketing majeur ! Cela ne signifie pas pour autant que la communication de l’entreprise, en interne et en direction des autres, ne soit pas essentielle. Pourtant, et c’est sans aucun doute le point de départ du livre d’Isabelle (), l’influence de la direction de la communication au sein des sociétés a diminué, voire est remise en cause. Pourquoi ?

Just Say It - Isabelle JAHN

D’abord parce qu’il est devenu plus complexe de communiquer. « La révolution numérique a mis moins de temps à s’installer que n’importe quelle autre révolution avant elle (imprimerie, radio, TV, etc…). Elle a pris de court tous les professionnels de la communication, de l’information, de la production de contenu, les politiques, les institutions, tout l’écosystème éducatif, etc… en donnant à tous des défis à relever… La résistance au changement, même dans les métiers de la communication, est plus forte. Ce faisant, en très peu d’année, cela a renforcé la distance entre les organisations et leurs publics », affirme Isabelle Jahn en préambule. Intriguant de lire que la communication a perdu son rôle de lien entre le client et l’entreprise non ?

Tout se passerait comme si le consommateur ayant pris la parole, il n’écoute plus vraiment la marque ! Il aurait envie de parler mais plus vraiment d’écouter ! Aie ! le couple client marque serait-il en danger ? Pas si le communicant évolue et fait quelques progrès nous promet la suite du livre. Car si « nous vivons une époque où la technologie donne un désir d’agir et développe une forme d’intelligence collective nouvelle »… »les perspectives à venir seront encore plus passionnantes.. » !

Alors de quelle évolution s’agit-il ? Parmi les qualités requises pour être un communicant dans le monde numérique, j’ai relevé avec plaisir : l’écoute, la curiosité, l’ouverture d’esprit, la créativité et même l’intuition ! Mieux parmi celles qui seront fortement appréciées, figurent l’engagement moral, l’anticonformisme et l’humilité. Chapeau ! Loin de nous les directeurs de la communication imbus de leur personne, pérorant un discours prétentieux et empli d’autosatisfaction insupportable ! Merci Isabelle !…

réiventer la communication aux Editions Kawa

Oui mais comment vont-ils y parvenir ? Et c’est là chers lecteurs, que l’émotionnel rentre en scène !  « L’émotion est un mécanisme d’adaptation formidable au monde réel en lui substituant un désir d’amélioration, de transgression, d’engagement pour le changement…Elle contribue à créer l’adhésion volontaire des individus et des équipes. Elle est un des éléments clés sur lequel s’appuyer pour créer une intelligence collective, un climat favorable et favoriser le succès collectif. »

Isabelle nous dévoile ensuite la méthodologie pour opérer cette transformation de la communication et favoriser l’empowerment. Une vision structurée qui passe évidemment par la création d’un lien fort, source d’engagement et de partage de nouvelles solutions. Mais la suite vous appartient chers lecteurs, et je m’en voudrais (isabelle aussi j’en suis sûr) de vous en priver !

Bonne lecture ! retrouvez Isabelle Jahn fondatrice de Human Acts.

Découverte des trésors de la trésorerie !

Parfois je rentre dans un magasin sans aucune intention. Aucune intention d’achat ni d’aucune autre sorte, juste par curiosité ! Et vous ? Je devrais le faire plus souvent puisque j’y fait naturellement des rencontres inattendues ! Et c’est le cas, ce matin lorsque je franchis les portes de la Trésorerie, un endroit où les objets à acheter sont des articles de maison, beaux, utiles et respectueux. Une promesse qui m’intrigue et que je voudrais pouvoir vérifier.

A peine à l’intérieur d’un espace assez sympathique d’allure, je lis ce que la Trésorerie aime, oui aime. Une sorte de déclaration, un manifeste comme présenté sur le site internet, un engagement clairement affirmé ! Des valeurs en résumé.

la trésorerie aime

Alors je croise le regard de Lino, l’un des trois associés de cette belle aventure, et j’ai envie de lui demander d’où vient ce concept, cette inspiration ? « Du Nord », me répond-il ! « d’Angleterre, du Danemark où j’ai passé pas mal de temps étant jeune, d’Allemagne aussi sans doute puisque j’y ai grandi… » Une vision utilitaire mais design et responsable des objets qui nous entourent dans notre quotidien. Rien n’interdit à une marque d’améliorer le design de nos vies intérieures, me semble-t-il.

la trésorerie agencement

Je me promène dans l’espace et j’en ressors amusé par la présence du café Smörgas, un lieu où la cuisine est suédoise. Enfin une alternative au restaurant Ikéa ! Un an déjà que la Trésorerie est ouverte et Lino semble heureux de voir des clients, de leur laisser une carte en forme d’étiquette kraft et de porter cette singularité de l’offre sans qu’il ne soit question des produits ou des prix. On est bien dans une halle aux trésors.

la trésorerie intérieur

Parce qu’une fois encore c’est une Expérience que l’on viendra acheter ici, un savoir vivre et des convictions que nous pourrions partager. Etre respectueux des objets que l’on vend c’est très certainement être respectueux de ceux qui les fabriquent comme de ceux qui les achètent. C’est plus facile de le concevoir dès le départ. Etre aligner sur des valeurs clés de l’expérience est ce qui doit porter l’entreprise et la marque dans le temps.

Merci à Lino pour la conversation.

J’ai embrassé Marylin !… semaine du Happy Marketing #kisshappiness

Il y a quelques jours, j’ai annoncé à mon éditeur préféré, que j’allais écrire un nouveau bouquin ! Wahou ! Vraiment ? Oui et le titre sera « My week with Madonna  » ! Gros succès en perspective non ?.. bof !

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Oui je me prends un peu trop pour Coca-Cola, qui embrasse tout le monde et en particulier Marylin ! De quoi nous rendre heureux pour toute une vie ?… Du coup, je me souviens avec un brin de nostalgie romantique de cet excellent film « My Week with Marylin » (réalisé en 2011 par Simon Curtis) et je me dis qu’une telle histoire ne s’invente pas ! Il faudrait l’avoir vécue pour bien la raconter : inspiration ou authenticité, quelle voie choisir pour intéresser les lecteurs ? Encore que le talent de l’écrivain c’est aussi cela : inventer une histoire crédible qui projette l’autre dans une réalité de fiction.

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A moins de présenter cette fable comme un poisson d’avril ! Belle idée pour un éditeur, qu’une idylle imaginaire, comme l’a osée Nicolas Bedos il n’y a pas si longtemps ! Bref l’amour… ça peut se passer dans nos têtes mais faut-il en faire toute une histoire pour autant ? Et est-ce un moyen de créer le buzz ?…

Mais le jour du poisson, symbole de la chrétienté, moquerie de ceux qui ne voulaient plus de l’omniprésence de l’église catholique en France, est l’occasion de rire un peu des autres, sans méchanceté, en retrouvant des valeurs d’enfant… Embrassez qui vous voulez, parce qu’embrasser c’est partager un moment de bonheur et c’est symboliser un lien affectif qui donne du sens à nos vies…

Belle semaine du poisson, chers lecteurs !

cadonnelapeche

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