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Conversations intelligentes ? et si nous parlions d’intelligence conversationnelle ?

Emmanuel et Didier sont assis autour d’une table où j’ai pris ma place à leur invitation. Ils veulent me questionner (me soumettre à la question comme on disait sous l’inquisition…), ils sont curieux de savoir comment on peut développer le marketing émotionnel y compris dans un secteur aussi porté sur l’analyse rationnelle (du risque) que celui de l’assurance.

3h plus tard, nous devons mettre un terme à notre conversation, contraint par l’heure d’une fin de soirée annoncée. Ai-je bien répondu à leurs questions ? Sont-ils séduits par mon approche romantique du marketing ? Nos impertinences croisées ont-elles fait progresser notre réflexion individuelle ? Qu’avons-nous appris les uns des autres ?

Honnêtement, je me suis régalé ! Là tout de suite, je dirai qu’il y aura une suite constructive à cet échange, à cette rencontre… Suis-je optimiste ? Bien sur ! Il nous reste tant à apprendre des futures conversations…

Avant cela, j’aurai lu un ouvrage passionnant (enfin je le crois) découvert hier et qui explique pourquoi :

Conversational Intelligence

"The key to success in life and business is to become a master at Conversational Intelligence. It’s not about how smart you are, but how open you are to learn new and effective powerful conversational rituals that prime the brain for trust, partnership, and mutual success."  Judith E. Glaser.

http://www.conversationalintelligence.com/home

Faut-il apprendre avant d’agir ou apprendre dans l’action ?…

Tout va de plus en plus vite, y compris l’apprentissage ! Mais à peine leur diplôme en poche, nos étudiants talentueux et fougueux, se font gentiment renvoyer à leurs études, faute d’expérience… Désolation ! Ne pourrait-on pas leur confier de nouveaux projets, comptant ainsi sur leur créativité et leur dynamisme ? Un peu de fraîcheur dans un monde de brutes !

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Si vous lisiez la Harvard Business Review, vous seriez bientôt séduits par ce nouveau principe de développement de projet qui semble le seul adapté à un environnement où l’imprévisible est de loin plus probable que les prévisions les plus fines, ou l’expérience du passé est semble-t-il dépassée… Rien n’étant égal par ailleurs, il s’agit d’être prêt à l’imprévu ! Et la meilleure méthode pour trouver la bonne idée dans ces conditions se résume en trois petits points :

1 – Agir

2 – Apprendre

3 – Construire en recommençant autant de fois que nécessaire les étapes 1 et 2 (jusqu’à obtention du concept final) !

Vous pouvez oublier tout ce que vous aviez appris avant d’agir (et davantage encore tout ce que vous aviez cru apprendre en révisant !) : on apprend mieux dans l’action. C’est exactement comme cela que vous faisiez à 2 ans : tout petit déjà vous osiez vous lancer dans n’importe quel projet sans en mesurer ni les risques ni les futurs résultats a priori. Que de gamelles avez-vous ramassées, que de formidables aventures avez-vous vécues alors ? Ce qu’il en reste, est ce que vous avez su en retenir et donc, constitue ce que vous avez appris, soit encore, votre expérience ! Enfin, la bonne expérience, filtrée, affinée par améliorations aléatoires et successives, bref, celle que vous n’aviez pas prévue d’apprendre ! Curieuse méthode non ?

Or ce sont là les enseignements tirés d’une étude (il en faut bien une) menée très rigoureusement par l’université de Virginie (USA) sur des entrepreneurs en série, afin de comprendre en quoi ils sont différents. L’étude montre "qu’ils ne se contentent pas de penser différemment (n’en déplaise à Apple) mais surtout qu’ils traduisent cette réflexion originale en action immédiate, fuyant ou ignorant le plus souvent l’analyse"…

Ils n’ont pas besoin d’études, ils apprennent par l’action et ont ce désir fou de recommencer !

business graph and chart

Adieu camemberts, pourcentages et autres prévisions graphiques, adieu plan à 3 ans, adieu benchmark périmés !

Bienvenue dans un monde où l’imprévisible transforme l’action en réussite ! Vous en doutez encore ?…

Une autre étude (du magazine américain Inc) datant pourtant de 2008, note que parmi le Top 500 seules 12% des entreprises réalisaient une étude de marché avant de lancer leur activité, et qu’à peine 40% avaient rédigé un business plan formel.

Amazing isn’t it ?!

De l’éphémère au permanent ??… et si on prenait un @Curly en attendant…

Allez, on débute par une petite citation de Bossuet sur la permanence : "L’homme sage est permanent comme le soleil ; le fou change comme la lune." dans Politique.

Oui mais encore ?… "Rien n’est permanent, sauf le changement." déclarait Héraclite. Nombreux seraient ceux pour affirmer qu’aujourd’hui le changement est dû à la technologie, alors qu’il semble bien être également dans les comportements évolutifs de l’Homme face à la rupture de son espace temps traditionnel (plus l’humain vit vieux et plus il vit de changements de temps). Ainsi faire le tour du monde devient banal (on pourrait même le faire sur l’un des nombreux blogs consacrés à ce rite moderne), de même que dialoguer avec tous ses amis éparpillés aux quatre coins de la planète n’est guère plus difficile que de passer d’un marché financier à l’autre. Nous sommes partout à la fois, et toujours disponible où que nous soyons…

Alors que deviennent nos relations ? Aurons-nous encore des amis (en vrai) à l’ère du tweet et du hashtag à tout va ? Si t’as pas d’ami, prends un Curly ! Tout le monde le sait ! Ca a fait le buzz !.. Et maintenant tout le monde peut devenir ami avec la photocopieuse en un Vine de 6 secondes… Enfin presque tout le monde !

La permanence est ailleurs. Elle est émotionnelle. Elle transforme une relation éphémère en relation durable par le temps que l’on passe avec l’autre, par le moment de vie que l’on partage avec lui (ou elle). Sans temps à consacrer à l’autre, nous ne pouvons espérer en faire un ami. Le temps est indispensable ! Il fixe l’instant émotionnel dans la mémoire (et même si le smartphone peut nous aider dans cette tâche, il ne peut pas trier, ni choisir à notre place). Nous gardons des traces de nos conversations, de nos échanges, via des images, parce que nous doutons de notre capacité à nous souvenir de l’autre, sans une aide artificielle.

From here to eternity

 

Faute d’une véritable attention, nous oublions les instants précieux, et avec eux, les personnes. Faute de temps pour inscrire ces moments dans nos mémoires, nous perdons le fil de nos relations. Faute de choix clairs, faute de priorités éthiques, faute d’engagement fort, nous mélangeons les amis avec les contacts, les prospects avec les clients, les marques fortes avec les produits low-cost.

Inscrire nos valeurs dans le temps, demande un peu de constance et le sens de l’effort. L’éphémère au contraire est à portée de clic, gratuit et indolore. On comprend qu’il nous séduise. On comprend aussi qu’il nous inquiète. Garder une trace de l’éphémère nous permet-il de voyager dans le temps en harmonie avec nos valeurs ?

 

Voilà ! En attendant prends un Curly… C’est mieux que rien ! Et sinon, regarde From here to eternity (Tant qu’il y aura des hommes), un film à 8 oscars et au baiser mythique…

http://www.curly.fr/

 

 

 

Et si vous demandiez à votre client de se déshabiller ? (vive l’été via @Dim_zen)

Ce cher Nedim me renvoie aux années 60 ce matin lorsque je lui fais remarquer que révéler son intimité demande une certaine confiance, à mon sens bien supérieure à celle induite par le partage ! Comme il a raison ! ‘Se mettre à poil’, comme d’ailleurs la libéralisation des moeurs, remonte en effet à cette folle période qui ont vu les USA imprimer une réelle révolution dans la relation humaine et particulièrement sur la place de la sexualité et de la relation amoureuse dans la vie quotidienne. Woodstock revival !

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L’émancipation des femmes est d’ailleurs à situer post seconde guerre mondiale (on rappellera qu’en France le droit de vote des femmes date de 1945, de 1974 au Portugal et de 1999 au Qatar), comme en atteste le droit de travailler sans avoir à demander l’accord de son mari, acté par la loi française en 1965 seulement !

Alors qu’en est-il de l’effeuillage, du strip-tease ? D’après Wikipédia, cette parade ou danse langoureuse, apparaît en France au tout début du 20ème siècle et investit rapidement les cabarets parisiens, s’attirant les faveurs d’un public essentiellement masculin. Le cinéma nous a réservé au fil des décennies des instants légendaires du genre, comme dans Gilda, Certains l’aiment chaud, Viva Maria ou encore Full Monthy dans une version masculine… Les marques de lingerie féminine ont poursuivi avec bonheur cette mode et entretiennent l’engouement pour le déshabillé, dans un pseudo érotisme reposant d’ailleurs sur la suggestion et l’imagination, provoquant l’anticipation d’émotions positives (que de belles promesses !)…

gilda

Mais peut-on proposer à un inconnu de se déshabiller ensemble, dans un élan de confiance partagée ? Ou est-ce impossible dans une société ou la peur l’emporte sur la liberté ? Houla ! Déjà que j’entends des cris et des protestations quand j’évoque l’opportunité d’entamer une conversation avec un inconnu (y compris dans le métro ou le train de banlieue), alors imaginons un instant qu’une marque vous incite à cette expérience ultime !…

On reviendrait rapidement sur le paradoxe suivant : si je peux éventuellement avoir confiance en moi (ce qui reste à démontrer), pourquoi ne puis-je pas faire confiance à l’autre ? Si cette expérience de se mettre à nu mutuellement n’est pas possible, que signifie la confiance dans la relation humaine ?

En marketing, nous assistons à un retour négatif des clients à qui les marques ont demandé des données personnelles et même intimes, souvent sous couvert de la personnalisation de l’offre, et qui constatent qu’ils ont été ‘déshabillés’, voire trompés. L’auraient-ils accepté si les marques étaient capables d’en faire autant ? Pas sûr !

Et si le refus de révéler notre intimité tenait à l’idée que nous pourrions être déçus par la réaction de l’autre ? Auriez-vous intérêt à ne pas trop en montrer tant que l’engagement de l’autre n’est pas acquis ? Ou au contraire vous faudra-t-il être transparent pour créer le désir et l’engagement ?…

Votre marque est-elle désirable (dans son authenticité et sa nudité) ou un peu trop maquillée (par trop de storytelling et d’artifices marketing) ?…

En attendant, on comprend mieux la folie des régimes et de la musculation ! Votre avatar ne trompe personne…

 

 

 

 

Le marketing des anciens combattants : décryptage

J’en parlais il y a quelques jours déjà, mais voilà qu’hier, jour de célébration de la prise de la Bastille par les révolutionnaires, la Tour Eiffel s’embrasait de toute sa hauteur pour le centenaire de la guerre de 14 !… Du jamais vu, un pur spectacle ! Oui, j’ai bien entendu, j’ai bien compris que, dans un esprit de paix, notre pays a fêté dans un son et lumière magnifique le début d’une guerre qui aura fait des millions de morts en Europe ! C’est beau l’histoire…

Pourtant, je me demande une nouvelle fois, ce que l’on a à vendre derrière ce storytelling pathétique ? La France courageuse, la France qui se bat pour sa liberté, la France qui a de belles plages pour un débarquement (70 ans largement fêtés en juin y compris avec Poutine !), ou la France des chars Leclerc ou des Rafales invendables ?… Avec 42 milliards d’euros et 275 000 personnes concernées par le premier budget de l’état (presque 14% des dépenses publiques !), avec un rang de 4ème exportateur mondial d’armes à tenir, il faut bien un peu de storytelling, oserai-je écrire, de marketing émotionnel, pour emballer le citoyen. Versons une larme patriotique…

Outre que les anciens combattants coûtent près de 3 milliards par an à la nation, on aura aussi remarqué cette année dans la loi de finance que : "le budget marque l’effort de l’État en faveur de la politique de mémoire, dont les crédits sont augmentés de 6 M€ en 2014, dans la perspective des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale et du soixante-dixième anniversaire de la Résistance intérieure, de la Libération du territoire national et de la victoire contre le nazisme."

feu d'artifice 2014

Ca fait cher le feu d’artifice ou la balade sur la plage, non ?

En va-t-il de même partout et pour tous les secteurs ? Faut-il continuer de célébrer des anciennes gloires et est-ce un sport national ? Faut-il vraiment arborer des médailles, exhiber des trophées à tout bout de champs ? Est-il rassurant d’entendre qu’on y était nous aussi, et que, bien sûr, on s’en souvient ? Pourquoi le "c’était mieux avant", est-il aussi présent dans les esprits des français de tous âges ? Un comportement qu’on jugera aisément paradoxal dans un pays où les seniors ne trouvent pas de boulot…

En tant que marketeur et professeur, j’entends cet adage à longueur d’année et je finis par le trouver insupportable… Surtout lorsqu’il vient justifier une absence de vision humaine (ou de vision du client) dans le marketing du 21ème siècle.

Pourquoi, en France, sommes-nous toujours en retard d’un marketing ? Sans aucun doute parce que nous pensons que ce qui a fonctionné hier devrait être célébré aujourd’hui comme une réussite et reconduit de plan stratégique en plan stratégique D’accord, mais jusqu’à quand ? Combien de services marketing reportent-ils leur budget d’un an à l’autre en se basant sur les résultats des années précédentes et non sur l’évolution à venir ? Combien de responsables pour expliquer qu’on "a toujours fait comme ça" ? Combien pour sortir leur analyse swot pour évoquer des menaces que la technologie a rendues obsolètes entre temps ? Combien pour nous dire que les clients fidèles sont prêts à découper des points sur des emballages de beurre ? Combien pour affirmer qu’un "gros" client mérite plus d’attention qu’un client dont on ne sait pas trop comment le qualifier (serait-il petit ? sans importance ? inconnu ? de passage ? pas encore dans notre base de données) ?

Faire du marketing, c’est être tourné vers l’avenir et, si il y a certainement des leçons à tirer du passé, il n’en reste pas moins que les clients eux souhaitent aller de l’avant et améliorer leur vie, peu importe ce qu’ils faisaient hier.  Hier, ne les intéresse pas ! Hier, c’est fini ! Abandonner les vieilles recettes, les concepts du passé est toujours difficile, mais n’est-ce pas une urgence face à la révolution digitale et à la puissance des nouveaux géants du marketing que sont Google, Apple, Amazon, entre autres…

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A Barcelone, les taxis qui facturent 25 euros pour un trajet centre-ville aéroport, ont une application mobile avec géo-localisation. A Paris, un CDG-Centre ville coûte au moins 60 euros et une loi vient d’être votée pour interdire la géo-localisation aux entreprises de service de véhicules avec chauffeur (dont une compagnie recrute 1500 chauffeurs ces jours-ci…) ! Cherchez l’erreur !…

 

Pourquoi les marques nous font-elles pleurer (comme des brésiliens) ? Are emotional ads a trend ?

Dans un excellent article de fond enrichi de nombreuses vidéos désormais classiques du marketing émotionnel, Fastcocreate.com, fournit une analyse détaillée de cette tendance qu’ont les marques américaines à confondre émotions et larmes. Pourquoi faudrait-il que nous soyons touchés uniquement lorsque nous ressentons par compassion une soudaine envie de pleurer ? Ne pourrait-on pas continuer à aimer les marques qui nous font rire aussi ?

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Autrement dit, partage-t-on mieux les larmes et les sentiments mielleux que les rires et les joies collectives ? Notre intelligence émotionnelle nous fait ressentir les choses gaies ou tristes avec la même acuité. La différence est-elle dans ce que nous aurions davantage envie d’aller vers les autres, lorsque nous en venons à pleurer, incapables de retenir une petite larme ? Nous souvenons-nous plus longtemps, plus fortement de nos peines plutôt que de nos bons moments ?

Faut-il encore croire que le malheur des uns ferait le bonheur des autres (au-delà du spectacle des vaincus brésiliens et des vainqueurs allemands conscients de l’énormité de la peine infligée par un match où le drame le dispute au ridicule dans un concert record de tweets) ? Ne serait-il pas temps de penser que notre bonheur dépend d’abord de celui de l’autre ?…

Après tout, il vous appartient d’en décider…

Qui gagnera le combat émotionnel entre le Happy Coca et le larmoyant P&G ?… lisez la réponse des experts américains ci-dessous :

“It’s all over the place. Emotional is the buzzword these days. I hear it all the time from clients,” says Gerry Graf, founder and chief creative officer at Barton F. Graf 9000. Graf is an excellent litmus test for this trend as he’s built his career and agency on comedic work–and made some of the funniest ads ever. You’d hardly expect a client to ask him for tender and stirring stories. And yet, that’s what’s happening. “I literally had a client say to me, ‘I want to do ads that make people cry.’ We can’t just be straightforward; we have to reach people emotionally. Now everyone’s crying.”

If human emotions are complex, so are advertising zeitgeists; there’s not one single reason that this tendency has found fashion at this particular moment. In a broad context, much of the trend can be attributed to technology, says Gelner.

“I think that we live such digitally switched-on, always-plugged-in lives, and yet we still also somehow feel disconnected from people. As human beings, we’re looking for true human connection, and I think that emotional storytelling can help bridge that gap. Brands and agencies have come to realize that this is a way to fill that void,” says Gelner. Upworthy, he says, is a good analogy to the phenomenon in that its success comes from its ability to fill a cultural need. When asked whether this search for meaning has also granted people permission to be more open about their outward reactions to emotional ads, he says, “I think that emotional stories have been around for a long time. I’m sure people have always shed a tear or two, but the difference is they didn’t have their TVs in their pockets. I think it’s connected to that. You’re now able to consume those stories no matter where you are.”

read more : fastcocreate.com

 

Under the skin : film émotionnel de l’année ?

Une ambiance écossaise glaciale pour accueillir sur terre Scarlett Johansson et un voyage dans l’incroyable dureté des relations humaines de notre époque, forment un décor sombre pour le film de Jonathan Glazer, sorti (enfin) sur nos écrans.

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Ca coupe le souffle, un peu comme une œuvre d’art contemporain qu’on aurait du mal à expliquer et qui pourtant nous bouge intérieurement. Mais faut-il tout expliquer ou tout comprendre ? Chacun se livrera à son interprétation, en laissant derrière lui une posture intellectuelle hors de propos. Il ne s’agit finalement pas forcément de philosophie (la mort prend-elle le dessus sur la vie comme dans une lutte entre le noir et le blanc au coeur de l’hiver écossais, l’homme doté de sa moto est-il supérieur à la femme errant à pied dans la forêt ? le rouge des lèvres de Scarlett et le bleu de ses yeux sont-ils notre dernier espoir ? etc…) mais davantage de la quête impossible d’une relation affective pure. Il s’agit surtout de ressentir ce que vit le personnage principal.

Est-ce l’amour que l’alien, magnifié par un visage d’ange triste, serait venu chercher sur terre, et qui n’est jamais libéré des pulsions sexuelles glauques ou déplacées que la beauté féminine déclenche… Hum ! Pas sûr que ce soit votre vision à la sortie du cinéma…

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Si vous allez voir ce film, voyez-le comme un film expérimental, sensoriel (pour certains) et hyper réaliste. Il faut se laisser submerger par ses émotions, être prêt à l’inattendu et à l’indicible. Pas vraiment du happy cinéma mais plutôt un cri pour affirmer que sans relation affective et sans lien émotionnel, la vie des humains est pitoyable et vide de sens. Pas facile non plus à partager…

Terrible mais lucide : la beauté est à l’intérieur, bien en dessous de la peau.

Suite : Maintenant que j’y repense, j’aurai envie de classer ce film à coté du Mépris de Godard ou dans le sillage de Lynch… Ou serait-il une antithèse du romantisme absolu et intemporel de 2046 de Wong Kar Wai ?… Sont-ils tous devenus trop classiques ? Faut-il se référer aux anciens pour apprécier la nouveauté, le talent et l’impertinence ? (vous avez 4 h)…

Et puis, fallait-il vraiment publier cet article à la fin d’une catastrophe planétaire comme l’humiliation du Brésil sous les yeux larmoyants du monde entier ?… Emotions décalées !

 

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