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Pourquoi ma banque a-t-elle adopté le marketing 3.0 ? Avions-nous pris un rdv ?

Ce matin en rentrant chez moi par un vol de nuit… je lis rapidement un courrier de mon banquier personnel qui tente de m’expliquer comment tout va changer dans notre relation ! Bonne nouvelle me dis-je, enfin l’ère de la transformation digitale dépasse les salons et les conférences pour aller à la rencontre des vrais gens, près de chez eux, là où ils vivent et ont encore besoin d’un banquier.

Et puis tout à l’heure, je passe à l’agence de ma banque professionnelle, un endroit que je n’avais pas visité depuis un moment… Quelle surprise !

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Aviez-vous rendez-vous ? me demande une borne d’accueil interactive…

Non mais Monsieur F, que je connais plus au téléphone qu’en version physique, me reçoit aussitôt et répond à mes attentes (légères) du jour. Il pilote un écran, tandis que je suis assis à 90° de lui face à une tablette qui me propose de signer ainsi les documents éventuels. Une façon délibéré d’éviter le face à face, la distance, souvent source de conflit. Je peux même regarder son écran en me penchant !… Dois-je vous préciser que toutes mes interactions digitalisées vont permettre à ma banque de recueillir une « data » de qualité sur tous les points : outre les habituelles statistiques de fréquentation, de traitement de la demande, on saura aussi aller chercher plus loin, les clés de l’amélioration de l’expérience, client par client, on pourra bientôt rendre cette relation exclusive et pertinente, quelque soit l’historique relationnel ou le conseiller au contact du visiteur.

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C’est toute l’agence qui semble différente soudainement… tellement plus conviviale et inspiré par le monde digital, enfin connectée, bref plus proche de notre quotidien de client mobile. Pas sûr que cette représentation de l’agence soit déjà disponible dans tous les coins de l’hexagone, mais la volonté est là ! Le monde bancaire fait un effort conséquent pour transformer la relation client… Merci !

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Alors, puisque nous avons semble-t-il quelques valeurs partagées, ma banque et moi, restons connectés et rdv dans le prochain épisode de notre relation…

Le storytelling peut-il changer la vie des clients ?

Depuis plus 5 ans (près 10 me semble-t-il) le mot clé de la communication et du marketing est le storytelling. Si votre marque, votre entreprise ou vous-même n’êtes pas en mesure de raconter un belle histoire, qui vous écoutera ?

craft your story

Et chacun de s’y mettre joyeusement, quitte à inventer, à mythifier, à rajouter du sucre en poudre, sur toute prise de parole de marque ! Mon chat ferait du karting ou les licornes auraient disparues par la faute d’une paire mal assortie dans l’arche de Noé, que je n’en serai pas étonné le moins du monde… Alors jusqu’où pouvons-nous aller dans l’histoire porteuse des valeurs de la marque ? Faut-il s’étonner que la saucisse de Morteau nous propose de se mélanger (un peu moins trash que les cm de bonheur non ?) ou redouter que l’on nous vante le happy sushi ? Envie de vous crier gare !

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Le storytelling n’a pas de valeur ajoutée (n’aura donc pas de ROI) s’il ne déclenche pas chez certains une adhésion, une envie d’aimer, de croire la marque qui le met en scène. Pas plus qu’il n’aura d’impact sur vos clients, s’il n’est pas résolument différent et meilleur que ces histoires que vos concurrents tentent de raconter, eux aussi. Comme toujours en marketing, soit vous étiez les premiers à l’utiliser, soit vous êtes insignifiants tant que votre histoire n’émerge pas au-dessus de la mêlée. Or faire mieux, faire autre chose n’est pas donné au premier marketeur venu. Ce serait prendre des risques, aller jusqu’en Alaska pour vérifier que le surimi n’est pas un assemblage résiduel de bouts de poissons et de plastique. Pour Fleury Michon, le storytelling, c’est d’abord expliquer pourquoi la marque est responsable, de ses clients comme de l’environnement. Et ça marche, si l’on en croit les chiffres du marché.

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Crier comme la poissonnière du village gaulois, n’a que très peu de chance d’inspirer vos clients. Faites un effort, écrivez-nous des histoires que nous aurions envie de lire et de partager !

Master-class marketing émotionnel : rdv le 12 mars au WCL

Un nouveau challenge m’attend début mars : confronter ma vision du marketing humain (avant tout) avec les projets portés par des entrepreneurs, fondateurs de start-up du secteur du tourisme ! Je le dois à Ehab Elia (@ehab_elia) qui m’a introduit dans le Welcome City Lab, pour une première dans l’histoire du marketing émotionnel. Merci !

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Depuis toujours, je suis fasciné par le pouvoir d’innovation de nos entrepreneurs, et souvent intrigué, quelques fois même perplexe, devant leurs présentations. Je m’interroge alors sur leur pourquoi (purpose in english)… Quelle est le sens de leur aventure, de leur mission et pourquoi n’est-ce pas aussi évident pour celui qui les écoute que pour eux ?

Aussi Ehab et moi, avons imaginé, les rencontrer et les écouter, pour aussi réagir « en live » et partager avec eux notre ressenti, nos observations et tenter d’aligner leur vision avec celle du marketing des 4E (émotion, exclusivité, expérience et engagement). Magie de la rencontre, les 6 start-up rencontrées nous ont proposé des histoires différentes et passionnantes !

C’est avec un plaisir intense (et beaucoup d’émotion) que nous renouvellerons cette expérience devant un public réuni pour l’occasion au Welcome City Lab à Paris (@WelcomeCityLab), avec le témoignage de Christophe Duhamel (CEO Marmiton). Prêts à relever ce défi ?

Votre pitch est-il émotionnel ?…

Inscription et programme : http://www.welcomecitylab.com/calendrier/

Cédric Villani : rencontre avec un mathématicien émotionnel

De l’audace, toujours de l’audace ! C’était mercredi et j’avais réellement envie de me retrouver en face de ce mathématicien français qui veut redonner le goût des maths à ces concitoyens. Une réunion à l’Institut Henri Poincaré sur les mathématiques de l’émotion, à laquelle m’avait invité un autre Henri (merci mille fois) et qui était présentée par SearchXpr, entreprise qui étudie les comportements des internautes sur les sites e-commerce pour améliorer la recommandation par une offre mieux adaptée. Passionnant !

PL + Cédric Villani

Comment peut-on réussir à modéliser, à construire des corrélations significatives à partir des clics sur une page, de l’utilisation de la souris ou du temps d’errance de chaque visiteur d’un site ? Les mathématiques permettent non seulement à Google ou Amazon, d’améliorer la réponse à une requête, voire d’anticiper la réponse, mais aussi d’upgrader, d’enrichir le modèle en dynamique, de sorte que son fonctionnement progresse au rythme des expériences interactives avec nous. L’intelligence artificielle aux commandes de notre vie, n’est-ce pas effrayant ? Non, me répondra Cédric, parce que nous ne sommes pas capables de modéliser les interactions humaines lors d’un face à face, soit tout ce que nous ressentons sans qu’il n’y ait besoin de l’exprimer ! Bonne nouvelle ! Rien ne remplace un professeur présent physiquement, rien ne permet de prévoir non plus l’alchimie de la rencontre ! L’émotion n’est pas encore réductible à des équations, ouf ! « L’esprit humain possède en effet je ne sais quoi de divin, où les premières semences des pensées utiles ont été déposées, en sorte que souvent, si négligées et si étouffées soient-elles par les études qui les dévient, elle produisent des effets spontanés »… René Descartes.

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Et si j’osais vous révéler, chers lecteurs, les résultats d’une petite expérience réalisée avec la complicité involontaire d’un échantillon représentatif de mes étudiants ? Ceux-la même à qui j’ai tenté d’expliquer la philosophie de l’Inbound Marketing, l’idée que les clients viennent vers la marque primant sur la diffusion de messages en direction d’une cible imaginaire. Oui, la cible n’existe pas réellement ! Je l’ai affirmé plusieurs fois devant eux, et pourtant, je leur ai demandé dans une première question audacieuse, de la définir pour MEG le pot intelligent… Impertinence professorale et anticipation du chaos ainsi créé dans l’esprit du répondant… Je me suis fait le pari (pascalien) qu’aucun n’oserait me répondre : il n’y a pas de cible !… Perdu ! Un seul sur 48 l’a écrit (bravo à lui), soit un score inversé de 97% des étudiants qui n’ont pas eu l’audace de me renvoyer à ma contradiction ! Pourquoi ?

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« Pour faire des choses importantes, il faut se mettre en position de vulnérabilité : c’est ça l’audace ! Un bon chercheur ne se contente pas d’approfondir ce qui existe. Il invente, crée de nouvelles théories et doit apprendre à s’exposer. Ce qui est vrai professionnellement, l’est aussi affectivement. Si l’on ne prend pas de risques de peur d’être blessé, on ne noue pas de relations intimes fortes. » Cédric Villani dans la Maison des Mathématiques.

Merci à Search Xpr pour ce très joli cadeau !

 

 

50 vers de Keats pour la St Valentin !

En découvrant les meilleures campagnes imaginées pour la St Valentin, cet épisode pseudo romantique de la vie des vrais gens, je me demande ce que les marques recherchent… Un coup de buzz ? Le film Youtube qui aura marqué les rédactions avides de scoop marketing à partager avec leur audience ultra connectée ?

Et toi tu l’aimes ce drône qui va te lâcher une rose en plein Vérone ?

Le romantisme assisté par la machine !… Au secours !

« mon esprit inquiet ne supporterait jamais

de couver si longtemps une volupté,

s’il épiait, quoique craintivement

une espérance derrière l’ombre d’un rêve ». JK

Pendant ce temps là, j’ai envie de donner mon coeur… à Stacie !

Happy Valentine’s day – read more on http://www.marketingmagazine.co.uk

Sigfox lève 100 millions d’euros : la rencontre de Mozart, Mermoz et Ludovic !

Quelle belle journée ! Arrivé juste à temps pour entendre l’annonce officielle qui lance la conférence de presse de Sigfox @sigfox, start-up française qui va révolutionner le monde des réseaux connectés, j’écoute Anne Lauvergeon expliquer comment se répartissent les 100 millions (et encore on a refusé du monde !). Incroyable réussite française ! Une salle comble pour écouter Ludo (Ludovic Le Moan  - CEO et président de la TIC Valley à Toulouse) et Anne (Anne Lauvergeon, ex présidente d’Areva, ex Sherpa du président Mitterrand, ex Lazard, bref star et icône de la réussite féminine).

sigfox hp

C’est vrai que ma voisine pose des questions pertinentes sur le déploiement de ce réseau au niveau mondial, déjà bien installé en France mais aussi en Espagne, au Pays-Bas, au Royaume-Uni, et la présence d’investisseurs comme le japonais NTT Docomo ou de GDF Suez et Air Liquide. C’est vrai que les exemples d’application du réseau bas débit et lowcost qui permettra de connecter à très faibles coûts des milliards d’objets connectés, sont révélateurs de l’énormité du marché qui s’ouvre à Sigfox. Ludovic nous dira encore que sa vision est en avance d’au moins deux ans sur tous ses éventuels concurrents et qu’il faut aller vite pour conquérir le monde, à commencer par les USA. Et puis Christophe, alias « Mozart » (Christophe Fourtet, directeur scientifique) promet d’autres développements, d’autres avancées.

Comme je me sens loin de ma lecture matinale et romantique de John Keats ! Que de questions trop basiques sur le marché, la concurrence et qu’allez-vous faire avec autant d’argent !… Alors dans un sursaut, je pose cette question : « quel intérêt d’être 10 fois moins cher que les autres si, comme vous l’affirmez, votre offre est la meilleure, de très loin et sans contestation ? ».

C’est Anne qui me répond : « Nous sommes révolutionnaires et nous voulons aller vite. Imaginez que vous créez la première compagnie aérienne, si vous la concevez lowcost, vous la rendez accessible au monde entier beaucoup plus rapidement ! L’innovation de rupture nous oblige à aller très vite pour déployer Sigfox et le prix très bas nous permettra de franchir toutes les barrières. » Anne est donc Mermoz ce matin ! Merci Anne pour cet éclair !

Anne et Ludo

Alors je me rapproche d’eux lorsqu’ils parlent enfin de leur rencontre , que Ludo imagine comme celle de deux rebelles, qu’Anne qualifie d’improbable, de rare, d’évidence entre passionnés d’innovation, gens de challenge et que je comprends comme une belle histoire à partager.

Et si Sigfox était une étoile brillante dans le ciel des start-up françaises ?

Bright Star ?…

Wholefoods Market : un exemple pour la grande distribution ?

On me demande sans cesse quelles sont les marques qui prônent les valeurs essentielles à l’amélioration de la vie des clients et qui font pourtant du business. Serait-ce possible pour la grande distribution française ? Est-elle définitivement perdue dans une guerre des prix aussi absurde qu’inefficace alors même que les consommateurs veulent surtout se faire plaisir et retrouver de la confiance ? Comment en sortir ?

wholefoods FB

Aux Etats-Unis, pays de naissance du modèle de la GMS à la française, le leader mondial WallMart, il existe pourtant une marque qui a balayé ce système en se préoccupant d’abord et constamment des valeurs que partagent ses clients : Wholefoods Market. Entendre son CEO, John MacKey expliquer à Oprah Winfrey pourquoi il est crucial de défendre de vraies valeurs, celle d’une qualité de produit dans le respect de l’environnement, est une belle leçon (http://youtu.be/Q_bImAHJHuA). On peut parfaitement vendre plus cher que les concurrents, pour peu que les clients y trouvent leur intérêt supérieur (John Mackey est par ailleurs l’auteur du livre Consious Capitalism qui défend l’idée d’un capitalisme éthique).

wholefoods core value

Non, les consommateurs n’ont pas demandé à la GMS de se battre pour baisser ses prix au détriment des producteurs, ou de la nature. Jamais ! Revendiquer une mission est une obligation pour une entreprise face aux exigences d’éthique, de transparence et bien vivre des clients (français aussi). Le comprendre, c’est créer une différence énorme avec ceux qui courent uniquement après de soi-disant économies. Chez Wholefoods, l’intérêt du client passe avant celui de l’actionnaire !

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