Jour: 4 janvier 2022

Delphine et les grands mots, sans nuance

Comment te le dire d’un coeur brulant, chère Delphine ? Je n’envisage plus la fin d’une année sans lire tes mots. Certes, je pourrais modérer mon propos ici, afin d’éviter à mes lecteurs.trices d’imaginer un début d’histoire entre nous. Mais je tiens, une nouvelle fois, à souligner à leur attention, la qualité du travail que tu accomplis avec « Un bien grand mot« , recueil des mots d’une année comme nous n’en vivrons plus. Ainsi tu nous fait voyager entre la décroissance, la culture woke (au passage merci de citer Barak Obama pour son analyse plus que pertinente de ce phénomène social), passant de la crise d’identité à la solastalgie comme on vogue du nucléaire à la décroissance. Vraiment, le parcours d’un mot à l’autre, d’un mois à l’émoi d’une année enfouie par la vacuité de nos conversations quotidiennes, me laisse ébloui. Quel talent inouï pour contracter ce temps de bavardage en quelques pages essentielles ! Merci ! J’aurais pu te l’écrire de façon plus nuancée. Sans doute. Aurait-ce été plus doux, plus élégant ? Alors se …