Auteur : Patrice

Pourquoi je n’aime pas le petit marketing ?

Après tout, ce qui est petit est mignon, non ? Un petit café, un petit dessert pour terminer, un petit sucre, un petit truc en plume, une petite remise, un petit bonus, un petit câlin, un petit je ne sais quoi qui ferait la différence ? Tout doit-il être petit pour être accepté ? D’ailleurs le marketer à un nouveau petit outil qui va générer une petite augmentation de ses incroyables KPI. Faire deux pour cent, tu comprends c’est déjà mieux que rien, et crois-moi ce n’est pas gagné à l’heure actuelle. Et tu viserais une petite revalorisation salariale aussi ? Bon dans l’idée de Karine, nous devions parler des petites offres que le marketing génère ici et là. Le 8 secondes pour convaincre, le mini échantillon pour séduire la clientèle, le petit haut qui vous va si bien avec ce (gros) bas. Sérieusement, ce qui est petit est petit. Et cela ne risque pas de faire grandir le client ou la cliente. Mais si l’on s’arrêt un instant sur la psychologie de comptoir qui …

Marketing du tourisme responsable

Tu reviens de loin. Si comme moi tu as pris l’avion pendant 12 heures, tu te dis certainement que ton bilan carbone n’est pas excellent cet été. Mais la responsabilité du touriste se limite-t-elle à ses déplacements ? Est-on responsable parce qu’on a choisi d’arpenter les massifs pyrénéens en espérant apercevoir un quadrupède mangeur occasionnel de moutons et pourtant si charmant qu’on aimerait un faire un gros câlin ? La question du tourisme, c’est avant tout la masse. Le nombre. Le volume. Des tonnes de gens qui se déversent au même endroit, pour y admirer la même chose, et l’envoyer illico sur leurs comptes sociaux, afin de signifier aux autres qu’ils y étaient. Les photos de vacances, cet instant où tout va bien, ce message envoyé qu’il y a de très jolis « place to be » là où nous sommes partis. Parce que si tout le monde se presse ici, le lieu en devient automatiquement une source de husiness local. Or dans les recommandations de GreenPeace tu liras qu’il faut favoriser l’économie locale. Et donc, tu …

Un peu de respect pour les clients #Intermarché

Si tu lis ce blog depuis quelques années (pas nécessairement depuis ses débuts en 2013), tu le sais, j’ai écris de nombreuses fois des mots positifs sur les campagnes d’Intermarché. Seulement voilà, je reviens après quelques semaines de break loin de notre civilisation de consommateurs, et je découvre la dernière campagne imaginée par l’agence habituelle (je ne la cite pas, par respect). Or depuis des années aussi, depuis que je parle de marketing émotionnel, puis de marketing ZERO, j’insiste sur l’obligation éthique et morale de respect des autres, des clients mais aussi des non clients. Il est toujours possible de se moquer de certains comportements, et pour mémoire, cher Pierre, on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui. Rire de ce que certains enfants n’ont pas de fruit pour leur goûter, me… dégoute ! Car rire des riches, c’est aussi rire des pauvres, par effet de comparaison. Acheter du merlu, c’est faire un choix dont on ne discute pas un cocktail à la main dans la piscine de la villa louée avec Julie …

Stratégie marketing : et si vous arrêtiez de compter ?

Auchan nous le dit dans un très joli film : il y a un moment où c’est mieux d’arrêter de compter. Serais-tu d’accord ? Serais-tu gourmande ou même gourmand ? Serais-tu suffisamment âgé pour en avoir marre de compter les années ? En réalité le marketer prétend tout compter. Il aime ça ! Il remplit des tableaux de formidables indicateurs de performance. C’est beau ! Mais où est passée la gourmandise ? Où se cache la générosité ? Parce que compter, c’est toujours limitant. Compter les cerises, compter les emailings envoyés, ouverts ou cliqués, c’est sans aucun doute se dire qu’on pourrait en faire un peu plus ou que cela coûte un peu trop cher. Compter c’est stressant. Déjà parce que tout le monde ne sait pas compter et surtout parce que si les résultats des comptes sont justes, il faut encore pouvoir en dire quelque chose. Alors ? C’est bien ? C’est mieux qu’hier ? Tu crois qu’on pouvait mieux faire ? Je ne sais pas. La plupart des chiffres ne veulent plus rien …

AGIR pour le marketing #Ep1

C’était hier soir. J’avais convié les membres du club du marketing émotionnel à une soirée estivale… en toute simplicité. Comme au début ! Pour nous retrouver et en parler. Légèrement, sans autre ambition que de nourrir nos réflexions autour du marketing, et de nos métiers de communicant. Et elles et ils étaient venus. Fidélité pour la plupart, mais aussi curiosité pour les nouveaux, comme toujours. Alors, j’ai imaginé leur présenter quelques mots autour du voyage mais aussi de ma passion pour le marketing. Comment le faire sans être ni dans la démonstration rapidement « so boring », ni dans un rappel des concepts, une intervention déjà vue ? J’ai écrit AGIR parce qu’il est question de bouger des lignes et que seule une intention louable mais isolée, ne suffit pas à obtenir des résultats. La responsabilité est dans l’action ! Et puis, j’ai décliné les lettres en mots qui me sont chers. Des mots qui disent beaucoup de ce à quoi je crois et de ce que je voudrais pour le marketing. Une sorte de vocabulaire prêt …

Expérience client responsable : mythe ou réalité ?

Nous étions assis autour d’une table, bien au frais, à l’intérieur, en toute quiétude. L’idée de cette réunion informelle était de parler de tout ce qui nous réunit autour de la responsabilité et de la relation client. Sans ordre du jour, sans structure aucune, sans parti pris, bref comme si nous débutions de zéro. L’endroit est calme et même agréable, la cuisine aussi. Tu prendras des coquillettes au jambon truffé et champignons si cela te tente. Ou un bobun ? Et puis Olivier prendra un dessert et moi aussi. Pourtant, lorsque les assiettes arrivent, je me dis que son choix est nettement plus gourmand que ma pauvre glace aux fruits rouges. Je demande alors qu’on puisse me changer le dessert, car finalement j’ai envie d’autre chose et surtout de ce sablé aux fraises. Affolement de serveuse qui répond, je vais voir ce que je peux faire. Un demi étage plus bas, elle en informe le chef de salle, qui fait une tête souffrante en pensant au casse-pied qui vient encore de ruiner le service (et …

Barbie a-t-elle besoin de Ken pour faire le buzz ?

Finalement, n’en déplaise à Sandrine, que serait la femme sans l’homme ? Question de siècle, d’époque, de culture prônant l’égalité pour l’égalité, Barbie sans Ken, ce serait moins rose. C’est certainement ce qu’ont pensé les créateurs de l’affiche française au moment d’imaginer un éventuel flop du film américain popcornisé à l’extrême. Sauvons Barbie ! D’ailleurs, on devrait remplacer le popcorn par la Barbie papa, nettement plus rose et plus sucrée, dans toutes le salles de France. Pourquoi changer d’affiche sans changer de complément alimentaire dégoulinant ? Pour l’instant, ma mission de Ken du 20ème siècle, est de venir en aide à Karine, rédactrice de talent néanmoins amoureuse de Barbie dès son plus jeune âge. Non Karine, tu n’as pas l’obligation d’aller voir ce film dont tout le monde parle. Ta blonditude n’est en rien mise en cause. Tes mots, ta plume, ni rose, ni chardon, pourraient être traduits dans toutes les langues, sans que cela ne choque nos yeux. Tu as aimé cette figure d’une féminité sans défaut, et platoniquement plastique. C’est ton histoire ! …

La marketing c’est du cinéma !

Le film le mieux réalisé de ces dernières semaines serait-il celui de la BNP Paribas pour vanter la rénovation (et bien sûr les prêts qui permettraient de financer les travaux de tous) ? En tout cas, le gars qui a commandé des fenêtres en double vitrage, me fait rire. Emotion positive qui provoque une envie de revoir la scène en entier, pour notre les détails des mouvements de caméra, avant le choc qui met le fugitif à terre et fait bondir la réalisatrice hors de son siège, pour hurler « coupez » ! On s’y croirait ! Bravo pour cette magnifique narration. Hier, je parlais positionnement de marque, et de l’importance de raconter une histoire, de poser un contexte, d’imaginer une péripétie qui appelle une solution que la marque va fournir au héros pour s’en sortir et devenir meilleur à la fin. C’est exactement ce que ce film brillant met en scène. Au moment où l’on est surpris par ce rebondissement dans l’action, le décorateur cool explique comment et pourquoi la rénovation est à notre portée. Or …

Stratégie de marque employeur #onrecrute

+48% ! C’est le chiffre que tu as peut-être lu ce matin et qui provient d’une étude Kantar sur la volonté des entreprises de communiquer sur la marque employeur. En 2022, plus de 1200 création publicitaires (soit une hausse de 48% en 1 an) pour vanter les marques employeur de tous les secteurs d’activités en France. On recrute ! C’est devenu le sujet de préoccupation majeur des entreprises françaises, lorsque leur survie commerciale n’est pas en cause. Comment faire venir des talents et comment les conserver plus de 6 mois ? La marque pourrait-elle faire le job ? Il y a une forte corrélation entre le pouvoir de séduction de la marque « globale », celle qui communique ou qui représente l’entreprise dans les médias, les conversations, les échanges économiques, et celle qui s’adresse aux employés. Great place to work, est très proche de marque préférée des français, pour les marques grand public. Et pour les autres ? Notoriété et réputation sont à l’œuvre. Les jeunes générations ne vont pas travailler n’importe où, ni pour n’importe qui. …

Stratégie et plateforme de marque chez #BouyguesTel

Définir une nouvelle plateforme de marque est un exercice difficile. Encore plu quand le marché est tendu, hyper concurrentiel et surtout déjà très mature. Pourquoi changer d’histoire ? Comment raconter son nouveau positionnement ? Quels sont les messages clés que l’on espère voir compris et partagés par nos différentes publics ? On est fait pour être ensemble ! Mission ou signature de la marque Bouygues Telecom ? Tout l’exercice consiste à choisir les mots, la culture que l’on souhaite développer autour de la marque et de sa plateforme. Dans ce cas d’étude, « être ensemble » peut prendre un infinité de significations ou de représentations pour les publics concernés : clients, salariés, partenaires. Lesquels choisir ? Comment les mettre en scène, en images ? C’est le travail qui consiste à écrire l’histoire qui fait toute la différence. Pour Bouygues Telecom, l’agence BETC, a choisi de raconter cette proximité relationnelle, en envoyant au coeur des problèmes rencontrés par des « vrais gens », une équipe d’experts, comme sur une scène de crime « qu’est-ce qu’on a ? » est leur première question, …