On l’a déjà dit : plus de la moitié de nos décisions d’achat sont directement dictées par nos émotions… On pourrait alors croire que nous sommes manipulés par ceux qui « jouent » avec nos émotions, comme l’idée d’un marketing sensoriel le laisse penser. Est-ce vraiment le cas ? Sommes-nous mauvais dans nos choix lorsque nous laissons nos émotions l’emporter sur notre capacité d’analyse ?…
Dans une intervention pour FORA TV, Antonio Damasio, professeur en neurosciences, nous explique au contraire que nous avons besoin de nos émotions pour « marquer » nos expériences et les qualifier de neutres, bonnes ou mauvaises. Car ces marqueurs vont s’inscrire dans notre mémoire et nous aider par la suite, à prendre une nouvelle décision dans une situation comparable. Ainsi notre mémoire enregistre nos émotions, non pas seulement pour nous les faire revivre, mais pour améliorer notre système décisionnel, et donc notre intelligence.
C’est ainsi que je reviens dans le même restaurant, que je préfère me référer à un choix ancien qui m’a demandé un effort, plutôt qu’à une nouvelle opportunité qui n’est pas « émotionnellement » marquée. On comprend toute l’importance de nos expériences en matière de décision. On comprend aussi pourquoi chaque expérience émotionnelle se transfère sur nos objets, les faisant passer dans la catégorie de nos préférés, de ceux qui sont chargés d’histoires…
Auriez-vous gardé précieusement votre doudou ?