Intuitions, l'humain dans le marketing
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Arrête ça tout de suite ! Faut-il dire non au #ghosting ?

Franchement si tu me réponds Jean-Denis, c’est que ta bonté est immense et mérite toute mon admiration ! Ton post est encore brulant ce matin, au point que le fantôme de Joselito est sorti de l’ombre pour nous parler de sa nièce ! #ahahah

Là, tu te doutes, que je cherche l’embrouille non ? Tu te dis, il y va un peu fort et ça va lui attirer quelques piques bien acérées de certains manieurs de plume à forte réactivité !…

la non réponse en infographie

Mais le sujet de la non-réponse est fort justement exposé par tous ceux qui la vivent mal. Lorsque tu ne me réponds pas, cher.e lectrice.teur, je ne m’en offusque pas, heureusement. Tu imagines dans quel enfer émotionnel je serai plongé si je devais tenir compte des gens qui ne disent, ou n’écrivent rien, à la suite de la lecture généreuse et attentive de mon blog ou de mes post sur Linkedin et ailleurs ! Non, sois tranquille. Je préfère évidemment que tu aies quelque chose à ajouter, que tu commentes ou que tu partages. Alors je me concentre sur cela et sur ceux-la uniquement ! J’aime les ondes positives et je néglige celles qui pourraient détruire ma confiance naturelle !

 

C’est d’ailleurs la première des choses à faire : ne pas tenir compte des non-réponses !

Emotionnellement parlant, que se passe-t-il dans mon cerveau lorsque l’on ne me réponds pas ? Dans l’étude publiée et reprise ici, on perçoit de très nombreuses émotions négatives résultantes de ce vide conversationnel. Certains vont jusqu’à se sentir méprisés par l’autre, celui qui ose ne pas répondre. Une forme d’agression à l’envers ! Dans une relation romantique, la non-réponse est un atout stratégique, si j’ose dire. Lorsque je ne réponds pas à une lettre, à une question « voudrais-tu m’épouser ? m’aimes-tu ? », je joue délibérément avec le mental de l’auteur de la question. Jouer est une qualité humaine.

love is the answer

Dans nos échanges professionnels, nous ne jouons pas. En tout cas, pas assez. Nous sommes des gens sérieux, et lorsque nous envoyons un message, lorsque nous posons une question, nous espérons une réponse, ne serait-ce que par politesse. Convenances admises par des personnes adultes qui vaudraient bien entendu pour tout le monde. Or je crois important de réfléchir à ce manque d’humilité que je ressens chaque fois que je m’insurge contre celui ou celle qui ne me réponds pas. Que se passe-t-il ? Pour quelle raison, sa non réponse est-elle mal vécue ? D’où vient cette obligation morale que je tente d’imposer à l’autre ? N’y a-t-il pas là une forme de réminiscence de la supériorité présumée de l’un face à l’autre ? Sommes-nous dans l’expression d’un rapport de force ?

Je pense autrement. Je vois la réponse comme une récompense de mes efforts. Et mon cerveau, comme le tiens, aime bien les récompenses. Il s’en trouve réconforté, heureux. Il produit alors des hormones positives, ce qui par ailleurs, l’incite à recommencer. Peu importe alors le nombre de réponses reçues, même si davantage de réponses indique que l’effort consenti était méritoire. Une seule réponse suffit à m’encourager. Jusqu’à aujourd’hui, aucun article de ce blog n’est resté sans lecteur, aucun de mes posts serait vierge de commentaire (enfin je le crois…) et c’est très suffisant. Alors, parfois, il est vrai qu’un message privé, un mail, tombent dans le vide et me laisse perplexe. Pourquoi ? Ai-je eu l’outrecuidance de m’adresser à quelqu’un qui ne souhaitait pas me lire ? Ai-je cru trop présomptueusement que mon sujet intéresserait l’autre ? Ma newsletter n’est pas ouverte par tous les destinataires, et alors ? Je ne vois aucune corrélation avec l’intérêt qu’elle a à être lue, ou partagée ! J’y mets autant d’intention positive à chaque fois. On me dit alors, si tu prends un micro-cravate, si tu changes le titre ou si tu ajoutes un PS qui interpelle, tu amélioreras ton score… Pourquoi pas ! Reste que beaucoup, et sans doute trop, de gens n’auront ni lu ni eu l’intention de me répondre. Et c’est bien normal. Au sens, où ce n’est pas possible ni même souhaitable.

le mépris G

Que se passerait-il si nous répondions à tous et à tout ? Etre social, c’est aussi choisir ses conversations. Nous créons des conversations, et cet article est une réponse à une conversation initiée par Jean-Denis, pour nous aider à choisir ceux et celles à qui nous souhaitons répondre. Je ne réponds pas à tout le monde, parce que j’aime l’idée que je converse avec des gens que j’aime. Ne pouvant aimer tout le monde à la fois, il m’arrive de ne pas vous répondre. Désolé ! Aucune offense, aucun jugement négatif, simplement l’expression de mon libre arbitre, de mes attirances et connexions émotionnelles. Lorsqu’on ne vous répond pas, est-ce parce qu’on ne vous aime pas ? Non plus. C’est un choix par défaut (et j’entends l’interprétation négative que tu pourrais en faire, cher.e lectrice.teur), mais ce n’est pas un jugement négatif. C’est la neutralité. Le choix du silence peut aussi être celui du respect, de l’acceptation. Cela peut également nous éviter de faire une réponse contradictoire, irritante, voire pénible ou agressive. Pour ceux qui souhaitent contrôler les réponses impulsives, nous ne pouvons que conseiller de ne rien en faire. Ne pas répondre, c’est souvent s’éviter des controverses sans fin. Ce que nous n’aimons pas non plus ! Enfin pas tous ! 🙂

Tout le monde ne lira pas cet article, abonné du blog #oupas. Tout le monde n’y répondra pas non plus. Je le sais, je l’accepte, et je le vis très bien. Merci !

 

Cette entrée a été publiée dans : Intuitions, l'humain dans le marketing

par

CEO Eforbrands Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour l'ESSAC, le MSc MBA Inseec Paris et Sup Career en relation client, inbound marketing et stratégies de fidélisation. Auteur des livres : Tout savoir sur Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa - nov 2013 La Fidélité, du chaos à la zone de confort aux Editions Kawa - Janv 2017 Fondateur de LePartenariat et Eforbrands Rédacteur du blog du partenariat et du blog marketingemotionnel.com

2 commentaires

  1. Jean-Paul dit

    De Jean-Paul
    Je trouve la piste de la  »Réponse » hyper intéressante à creuser. Une réponse ne constitue-t-elle pas le début d’un engagement ? . . . Générer une réponse c’est engager un début de relation . . . et engager une relation c’est acquérir un lead à sa cause.
    Maintenant il est clair que nous sortons là d’un marketing béhavioriste à la mort moi le nœud du siècle d’avant pour entrer dans un [espoir de] marketing hautement qualitatif.
    Marketing hautement qualitatif qui ne devrait/devra d’ailleurs plus porter le nom de marketing s’il venait à voir le jour, tellement le terme même de marketing n’est aujourd’hui réduit qu’à des connotations négatives.
    Désolé pour les marketeurs.
    J’assume.

  2. belle idée ! entrons ensemble avec espoir dans un marketing qualitatif ! merci !

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