Inbound marketing, Intuitions
Laisser un commentaire

L’hypertinence est-elle dans la réflexion ? #content #marketing

Le débat a été lancé par Antoine et son article sur l’impérieuse nécessité d’être davantage que pertinent dans nos contenus publiés, partagés à destination d’une sphère professionnelle que d’autres appellent encore leur cible. Hyper pertinence réduite à hypertinence comme un concept marketing pour nous inviter à aller plus loin. Pourquoi pas cher Antoine !? Si nous devions être plus précis, plus rigoureux, devrais-je écrire ici sur un blog marketing, plus scientifique dans nos discours, serions-nous plus pertinents pour autant ? Cela me rappelle aussi une conversation avec Bruno autour de son exaspération grandissante face à ce qu’il considérait, à l’époque, comme du bullshit, cad des affirmations souvent chiffrées sans source de référence. Certes, et j’en convenais avec lui à ce moment-là, être précis peut parfois créer l’impression du sérieux de la prise de parole. Mais à force de lire des études, des publications qui racontent tout et son contraire avec les mêmes intentions de sérieux, j’en suis venu à la conclusion que rien n’est moins crédible qu’un propos appuyé par des chiffres !

Vraiment ? Ne me dis pas que tu m’as cru en lisant cette dernière phrase, cher.e lectrice.teur ? Tu aurais dû me renvoyer dans mes 22 en remarquant que je n’apporte aucun chiffre confortant cette conclusion péremptoire ! (si tu ne sais plus où tu en es, ce n’est pas grave : relis le dilemme du prisonnier… et poursuis ta lecture en sifflotant).

femme sur toile

En réalité, la question est ailleurs, cher Antoine. Etre pertinent ne se décide pas. C’est à l’autre d’en décider. Publier des articles pertinents n’est donc pas possible, a priori. Ce n’est que le résultat produit par les lecteurs, si toutefois nous pouvions considérer que leur jugement, leur sens critique, aient une quelconque valeur. Ce que nous anticipons tous, naturellement, avec bienveillance (comme il est bon de l’afficher). Mais si je suis lu par un public parfaitement ignare de la question traitée, il va de soi que mon hypertinence est au sommet. Et vice versa !

D’autre part, il me semble que nombre de ceux qui publient des post ou des commentaires dont la pertinence est proche du zéro, ont néanmoins une très large audience et obtiennent un réel engagement en retour (pensons aux blagues à deux balles qui circulent sur Linkedin ou aux magnifiques photos de créatures qui pullulent sur Instagram – et je n’évoque pas seulement les selfies ridicules ici)… Qui n’a pas été tenté de publier un truc pourri simplement pour récolter du like et des vues ? (si quelqu’un peut me fournir la statistiques du nombre de posts qui nous enjoignent à profiter de l’opportunité du virus covid-19 pour améliorer notre business, histoire d’avoir dit quelque chose de positif dans une situation de crise et de démontrer ainsi leur hypertinence présumée, je suis preneur !)…

Non le débat mérite mieux que cela ! C’est en tout cas ce que m’inspire la dernière phrase prononcée dans un Vlan (récemment publié par Grégory Pouy) par Emmanuelle Duez : « il n’est pas obligatoire de s’engager pour réussir sa vie, en revanche je crois indispensable d’être dans la réflexion, de réfléchir… » Et là, soudainement tout s’éclaire !

Nous étions sur la mauvaise pente, cher Antoine ! Rechercher désespérément l’engagement, la réaction sympathique ou le commentaire malin de #Tagman, n’est absolument pas essentiel. La pertinence n’est pas mesurable et n’a finalement aucun intérêt à être mesurée. Ce qui compte, c’est notre réflexion. C’est créer chez l’autre un instant de réflexion, qui agite ses neurones, et l’amène à se poser question. En cela, les post de Michael sur le mode « j’ai un boulot mais je m’en fous » qui font rire beaucoup et qui n’ont de pertinence relative que celle de nous faire réfléchir à notre professionnalisme, sont un bel exemple. Etre pertinent compte moins que de porter la réflexion chez l’autre.

couloir rose

Mais comment créer cette réflexion ?

Deux idées majeures s’affrontent sur ce terrain. Celle que tu suis, cher Antoine, en tentant de fournir la meilleure information, la plus pointue sur un sujet qui te semble dès le départ pertinent pour ton audience cible et de nature, dans le même temps, à démontrer ta propre pertinence, pour ne pas dire expertise; laquelle inciterait une part non nulle de ton public à avoir envie de travailler avec un tel expert ! Je comprends ton point, je l’apprécie, mais… tu te doutes bien que si tout le monde suivait ton chemin, ce que les nombreux moutons de Linkedin ne manqueront pas d’essayer, tu finirais par être entouré de gens hypertinents de façon égale, et la course reprendrait alors pour la prochaine fois !… Un cercle vicieux s’il en est !

La deuxième voie, que j’emprunte gaillardement, sans me retourner sur mes pas, est celle de l’impertinence ! Peu m’importe d’être pertinent (n’oublie pas que je sais depuis longtemps que la pertinence n’existe que dans le cerveau de mes lecteurs.trices), l’essentiel pour moi, est de poser question. Presque. Il me faut ajouter que j’adore te conduire où je veux, au fil de l’histoire que je te raconte ici, puisque telle est ma mission.

Mais revenons sur l’impertinence de la question. Si tu ne te poses pas de question en ayant lu cet article, alors j’ai loupé mon coup. Simple ! Si au contraire, tu me trouves impertinent, c’est certainement que tu n’es pas d’accord, que tu réalises que je t’ai baladé, ou bien encore, que tu penses être nettement plus hypertinent que moi ! Et tu as raison dans tous les cas ! N’est-ce pas magique ! Je vois d’ici ton sourire et tes yeux pétiller comme un bon gin tonic (sur une note d’agrumes savoureuse et colorée).

Voilà ! C’est d’ailleurs ce que j’aime en toi, cher.e lectrice.teur : ta pertinence ne me pose pas de question ! J’aime que tu me trouves impertinent (le plus souvent) et que cela nous incite à réfléchir ensemble. Sans la réflexion, nous perdrons notre humanité et nous serons bientôt des robots hypertinents !

A très vite pour ta prochaine question !

 

PS : on me souffle à l’oreille qu’ajouter un PS crée un bonus d’engagement. Qu’en penses-tu ? Réfléchis à cette question hypertinente !

PS2 : comme souvent mes photos n’ont aucun rapport avec le contenu de l’article. Penses-tu que cela soit pertinent ? #oupas #ahahah

 

 

Cette entrée a été publiée dans : Inbound marketing, Intuitions

par

CEO Eforbrands Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour l'ESSAC, le MSc MBA Inseec Paris et Sup Career en relation client, inbound marketing et stratégies de fidélisation. Auteur des livres : Tout savoir sur Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa - nov 2013 La Fidélité, du chaos à la zone de confort aux Editions Kawa - Janv 2017 Fondateur de LePartenariat et Eforbrands Rédacteur du blog du partenariat et du blog marketingemotionnel.com

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s