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Notre désir peut-il être responsable ?

Il ne s’agit pas d’un sujet de philosophie que j’aurais piraté quelque part, mais plus modestement d’une interrogation qui m’a traversé ce matin en lisant quelques commentaires sur des tendances marketing pour 2020. Sur le fond, je crois que nous serons d’accord pour dire que créer le désir est une mission essentielle du marketing  de ce siècle. Là où au siècle précédent on pensait répondre à des besoins, nous sommes désormais dans l’ère du surplus, du trop de tout, et en particulier du besoin de rien de plus. Reste que l’homme est mû par ses désirs, comme Spinoza l’annonçait déjà au 17ème siècle (oui nous n’avons pas su le lire ou voulu le comprendre). Le consommateur est également un être de désir, un animal émotionnel, doté d’une raison, d’une intelligence et d’une mémoire cognitive qui instille en lui chaos et contradictions au moment de se décider. Mettez donc de l’émotion dans votre marketing, ne cesse-t-on de vous tancer depuis une petite dizaine d’années. Certes ! Mais le désir ne s’argumente pas. Tout juste pouvons-nous tenter …

La philosophie du marketing #2 #tasdisquoi ?

Le désir est-il la marque de notre imperfection ? Amusant sujet de philosophie de cette année qui insère insidieusement le mot marque entre le désir et l’imperfection ! Notre imperfection faisant ici référence à celle de l’humain, cet animal social qui reste en quête du mieux, du meilleur, dans une course perpétuelle vers une beauté absolue et hors de portée. Le désir crée chez l’Homme, une envie d’autre chose. Le désir donne du sens à nos vies, jouant sur une large gamme d’émotions en nous confrontant à l’autre, au monde extérieur, à l’inconnu. Plonger dans le désir c’est aussi fantasmer, rêver et n’est-ce pas ce que nous espérons tous lorsque nous exprimons cette banalité que le marketing nous vend du rêve ? Récemment, je déclarais lors d’une intervention que ce n’est pas une question de perfection mais seulement d’intention, en invitant mon audience à prendre la parole en direction de sa clientèle, à exprimer ce qu’elle est vraiment et sans aucune retenue. L’intention de plaire, de séduire, d’engager une conversation qui se transformera plus tard …

La fidélité : éthique ou morale ?

C’est le problème quand tu manges une « pizza light » parce que Stéphanie (@ZatenkoS) m’a dit : « tu peux prendre ça, une demie-pizza et une salade, ça ne fera pas de toi une fille ! » Ouf ! Alors que notre discussion portera pour l’essentiel de ce déjeuner passé à la vitesse d’une keynote, sur la générosité du giver et sa capacité à se détacher des enjeux Roistes dont on l’accable dans une société à la recherche du business immédiat, je me demande si ma réponse positive à cette propositon indécente est éthique ou morale… Suis-je fidèle à mes valeurs (suis-je éthique ?) en suivant un avis bienveillant ou au contraire fidèle à la morale partagée qui voudrait que j’accepte d’être comme l’autre sans autre préjugé ? Spinoza versus Kant : le combat des chefs sur une table de Pizzeria ! Si l’on constate un peu partout que le taux de clients fidèles tourne autour de 15%, est-ce purement le relfet d’une fidélité contrainte par la morale (par la pression sociale) ou parce qu’il y aurait 15% des clients …