l'humain dans le marketing, mes étudiants ont des idées !
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Et si vous demandiez à votre client de se déshabiller ? (vive l’été via @Dim_zen)

Ce cher Nedim me renvoie aux années 60 ce matin lorsque je lui fais remarquer que révéler son intimité demande une certaine confiance, à mon sens bien supérieure à celle induite par le partage ! Comme il a raison ! ‘Se mettre à poil’, comme d’ailleurs la libéralisation des moeurs, remonte en effet à cette folle période qui ont vu les USA imprimer une réelle révolution dans la relation humaine et particulièrement sur la place de la sexualité et de la relation amoureuse dans la vie quotidienne. Woodstock revival !

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L’émancipation des femmes est d’ailleurs à situer post seconde guerre mondiale (on rappellera qu’en France le droit de vote des femmes date de 1945, de 1974 au Portugal et de 1999 au Qatar), comme en atteste le droit de travailler sans avoir à demander l’accord de son mari, acté par la loi française en 1965 seulement !

Alors qu’en est-il de l’effeuillage, du strip-tease ? D’après Wikipédia, cette parade ou danse langoureuse, apparaît en France au tout début du 20ème siècle et investit rapidement les cabarets parisiens, s’attirant les faveurs d’un public essentiellement masculin. Le cinéma nous a réservé au fil des décennies des instants légendaires du genre, comme dans Gilda, Certains l’aiment chaud, Viva Maria ou encore Full Monthy dans une version masculine… Les marques de lingerie féminine ont poursuivi avec bonheur cette mode et entretiennent l’engouement pour le déshabillé, dans un pseudo érotisme reposant d’ailleurs sur la suggestion et l’imagination, provoquant l’anticipation d’émotions positives (que de belles promesses !)…

gilda

Mais peut-on proposer à un inconnu de se déshabiller ensemble, dans un élan de confiance partagée ? Ou est-ce impossible dans une société ou la peur l’emporte sur la liberté ? Houla ! Déjà que j’entends des cris et des protestations quand j’évoque l’opportunité d’entamer une conversation avec un inconnu (y compris dans le métro ou le train de banlieue), alors imaginons un instant qu’une marque vous incite à cette expérience ultime !…

On reviendrait rapidement sur le paradoxe suivant : si je peux éventuellement avoir confiance en moi (ce qui reste à démontrer), pourquoi ne puis-je pas faire confiance à l’autre ? Si cette expérience de se mettre à nu mutuellement n’est pas possible, que signifie la confiance dans la relation humaine ?

En marketing, nous assistons à un retour négatif des clients à qui les marques ont demandé des données personnelles et même intimes, souvent sous couvert de la personnalisation de l’offre, et qui constatent qu’ils ont été ‘déshabillés’, voire trompés. L’auraient-ils accepté si les marques étaient capables d’en faire autant ? Pas sûr !

Et si le refus de révéler notre intimité tenait à l’idée que nous pourrions être déçus par la réaction de l’autre ? Auriez-vous intérêt à ne pas trop en montrer tant que l’engagement de l’autre n’est pas acquis ? Ou au contraire vous faudra-t-il être transparent pour créer le désir et l’engagement ?…

Votre marque est-elle désirable (dans son authenticité et sa nudité) ou un peu trop maquillée (par trop de storytelling et d’artifices marketing) ?…

En attendant, on comprend mieux la folie des régimes et de la musculation ! Votre avatar ne trompe personne…

 

 

 

 

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Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour l'ESSAC, le MSc MBA Inseec Paris et Sup Career en relation client, inbound marketing et stratégies de fidélisation. Auteur du livre Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa Fondateur de LePartenariat Rédacteur du blog du partenariat et du blog marketingemotionnel.com

2 commentaires

  1. Anonyme dit

    Ha les années 60… Woodstock et LSD pendant un live de Santana. A cette époque on vivait à poil et on aimait ça.
    Peut-être l’euphorie déclenchée par ces psychotropes? Et si en fait c’était plutôt l’ambiance, la situation économique, l’insouciance des virus de l’amour qui laissait plus de place au bonheur.

    Qu’en fait on de ces moments passés… on les regarde comme de belles toiles se disant c’était Mieux Avant! Le mieux est l’ennemi du bien alors tachons de regarder vers l’autre. C’est peut-être lui la clef de notre bonheur.

  2. De Carvalho dit

    Et si vous demandiez à votre client de se déshabiller ?
    Yes ! Desigual invite les Lyonnaises à se déshabiller. Avatar ou pas, la marque propose à ses clients de repartir habillé de la tête aux pieds pour pas un rond.
    NOT BAD !

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