Intuitions
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Quand les femmes nous démontrent que tout est possible ! #TEDxCEWomen

Hier soir, le rideau s’est levé sur le mythe de l’impossible. Un impossible très majoritairement féminin sur le scène du théâtre de Mogador où se tenait le #TEDxCEWomen. Mais les femmes qui sont montées sur la scène et qui ont touché une audience acquise à leur cause, ont su nous transmettre leur foi, leur passion, leur envie de faire bouger les lignes. C’était un moment magnifique de partage et d’écoute. Un homme, un seul (, était invité à s’exprimer et il l’a fait avec beaucoup d’émotions, pour nous raconter la vie de Suzanne, engloutie par un EPHAD peu recommandable, comme il en existe trop en France.

« Vous le saviez peut-être mais moi je ne le savais pas »,

ce mantra perturbant nous a plongé dans la réflexion sur l’incroyable misère dans laquelle nous laissons nos grands-parents à l’heure où seuls des établissements spécialisés acceptent de les recevoir.

Mais j’ai retenu deux femmes qui ont marqué le public et j’aimerai vous en donner le pourquoi. Un pourquoi dont on aura redit hier la force qu’il a lorsqu’on le mène au bout des choses et que finalement, on découvre la raison cachée derrière la porte fermée (merci à @LaPetroleuseCom pour ce rappel au sens).

La première aura provoqué des réactions indignées et une surprise totale tant le décalage de son discours était grand, dans cette mission vers le possible. Comment est-il possible que l’organisation ait laissé Danone prendre la parole et tenter de nous sensibiliser aux dangers de l’obésité, avec une insolence et un cynisme incompréhensibles ? Choqué dans un premier temps par le constat qu’un partenaire de l’événement puisse ainsi prendre en otage tout un public pour délivrer un message « bienpensant », je me suis demandé si cette provocation n’était pas au final, volontaire. Huée, Isabelle Grosmaître (@IGrosmaitre), activist in business, a tenu bon, jusqu’au bout pour sans doute dénoncer la main mise des hommes sur les plus grandes organisations chargées de vendre des produits alimentaires au monde entier, et envoyer un message d’espoir pour l’avenir, si toutefois les femmes influençaient réellement les décisions de géants économiques.

Mais comme ce fut maladroit et déplacé ! Un très mauvais storytelling, qui a fait la preuve que de la sympathie à la raillerie, il n’y a que peu à franchir. Son intervention devenait pour beaucoup insupportable, dégoulinant de poncifs sur les rôle des industriels et de leur engagement à changer le monde. Mais elle a continué et, cerise sur un très gros et lourd gâteau à la crème, Isabelle a terminé en nous demandant de penser à ses enfants, propulsés sur l’écran sans avoir demandé leur reste ! Folie ! Catastrophe annoncée d’une fin d’histoire pitoyable sur le mode : à votre bon coeur… J’ai eu du mal à m’en remettre !…

 

Heureusement il y a eu une pause. Ouf ! On nous a servi une vache à boire et nos conversations se sont vite recentrées sur la performance de Gala, jeune fille de 10 ans , venue nous dire que la générosité n’a pas d’âge !

Et puis est entrée en scène une jeune femme remarquable à la fois docteur en neurosciences et sexologue. Justement parce qu’il devrait être possible de sortir des choix binaires et que l’on peut avoir envie de réconcilier le corps et l’esprit. Si certaines activités, certains choix de vie ne sont pas proposées aux femmes, c’est parce que le corps serait féminin tandis que l’esprit, l’âme, serait propriété du masculin, du moins dans nos civilisations marquées par cette croyance que l’homme aurait été crée à l’image de Dieu. La femme au contraire est née de l’homme, une côte d’Adam, lui réservant le côté matériel et don corporel de l’humain. S’appuyant sur des études scientifiques, Aurore Mallet Karas (voir son site), m’a ébloui. Son éloquence, et son bagage académique ont ouvert mes yeux sur la manière dont on peut inspirer les gens à sortir de leurs croyances limitantes, et d’une vision binaire des choses. Et passer « du » ou au « et » n’est pas donné à tout le monde, puisque notre culture nous l’a interdit depuis le début, rangeant les filles d’un côté et les garçons de l’autre.

Comprendre les autres, c’est accepter leurs différences et progresser vers le bonheur. C’est peut-être ajouter une vérité à la nôtre, accueillir une sensibilité nouvelle et riche en émotions, qui nous transforme et nous épanouit. L’humain a toujours eu besoin des autres pour grandir et vivre heureux, entre plaisirs et connaissances, entre sensualité et spiritualité.

Serait-il possible d’en finir avec ce « ou » qui nous sépare ?

Merci aux équipes de TEDxCEWomen pour cette très belle soirée rendue possible par votre générosité et votre engagement ! #lovefirst

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CEO Eforbrands Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour l'ESSAC, le MSc MBA Inseec Paris et Sup Career en relation client, inbound marketing et stratégies de fidélisation. Auteur des livres : Tout savoir sur Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa - nov 2013 La Fidélité, du chaos à la zone de confort aux Editions Kawa - Janv 2017 Fondateur de LePartenariat et Eforbrands Rédacteur du blog du partenariat et du blog marketingemotionnel.com

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