Intuitions, l'humain dans le marketing
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Le marketing est-il un #bullshitjob ? #oupas #BePunk

Je reviens d’une visite chez d’anciens camarades liés de prêt ou de loin au partage des connaissances, au sens pédagogique du terme. Je me suis épuisé à tenter de leur expliquer que je ne supporte pas l’idée (capitaliste) que l’éducation ou la transmission du savoir soit un business ! En ces mots, je suis outré par l’arrogance des actionnaires des écoles privés qui pillent allègrement le système en taxant tout à la fois intervenants professionnels et étudiants en quête d’un diplôme sans saveur…

Car au bout du compte, quel job vont-ils obtenir ces jeunes peu passionnés ? Qui va leur ouvrir les portes d’un monde marketing euphorisant, dédié à la diffusion des missions nobles et responsables de marques qui auront compris que l’important n’est pas la part de marché mais la conversation des clients fidèles ? Et ne risquent-ils pas d’être découragés par les phrases crues et cruelles qui se propagent comme des tweets infectés et qui martèlent nos crânes que ça doit être du marketing, cette bouse ?!…

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Si vous n’avez pas lu mon article dénonçant (faute d’y croire vraiment) la tentative désespérée de Liebig nous présentant de fausses excuses pour nous avoir vendu pendant des dizaines d’années des soupes industrielles qui ne contiennent pas tellement de légumes et beaucoup d’autres choses (que nous ne souhaitons plus avaler), alors vous n’avez pas vu non plus sa campagne « décalée » sur Twitter : #eatyourtweet ! Dommage ! Vous auriez un bel exemple de réussite de #bullshit #marketing. La marque a en effet trouvé malin de renvoyer des soupes dans un coffret contenant un petit sachet de nouilles alphabet, permettant de reconstituer le tweet assassin de ce consommateur irrité par la médiocrité du produit. Génial non ? #oupas

Alors la lecture de « Bullshit Jobs » devrait vous vous plonger dans la perplexité. Qui suis-je ? Où vais-je ? Quel est donc mon Why (comme il désormais so tendance de le proclamer un peu partout dans cet éco-système) ? Un #bullshit job est un job que celui qui’ l’accomplit considère comme inutile, pour lui, pour les autres et disons-le pour la planète. Traduit par job à la con, ce travail rémunéré est éventuellement néfaste à la société, au point que le salarié n’arrive pas à en justifier l’utilité. Est-ce vrai du marketer ? Est-ce vrai pour toi, cher.e lectrice.teur qui pourrait bien nous faire un petit burn out de fin d’année, post grèves des cheminots sagement assis au pied de leurs sapins enguirlandés. Pas de panique ! Depuis toujours, tu as eu le choix en très le marketing à la con, et le #punkmarketing ! Allez, soyons généreux, et admettons qu’il y aurait un marketing « utile » et que c’est cette voie bienheureuse que tu as choisi avec un discernement qui t’honore. Bravo !

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Mais en es-tu bien certain ? Tout est-il perdu ? Ne se posait-on pas déjà cette question il y a 5 ou 10 ans (ou plus…) ? Tu peux relire l’article de l’éclairé Gregory Pouy ici : http://www.gregorypouy.fr/2014/05/marketing-il-forcement-bullshit/

Et tu peux aussi te faire offrir pour Noël le Bullshit Jobs de David Graeber, traduit en français et paru en poche (à peine 9 € à la Fnac).

9791020907363_1_75.jpgMais le débat est ouvert et j’ai hâte de lire tes commentaires sur la question. Est-ce finalement la faute du marketer si la marque n’a pas une mission sociale, sociétale ou responsable claire et persistante (on lira aussi pendant les fêtes de nombreux articles révélant ce que le marketing émotionnel dit depuis l’origine : la marque doit améliorer la vie des clients.. tout en respectant la planète sur laquelle il vit) ? Ou bien faut-il, considérer que les marketers, les consultants, n’ont pas eu les « couilles » de dire NON à des annonceurs en mal de ROI, prêt à tout pour être achetés ?

Christophe évoquait hier, l’enseigne Carrefour pour le compte de qui il effectuait une étude évaluant l’impact de cette nouvelle mission d’entreprise qu’elle s’est fixée. Agir pour que nous mangions responsable ! Il était temps ! Mais est-ce à dire que les « Avec Carrefour, je positive » et autres prises de paroles plus « commerciales » étaient du #bullshitmarketing ? Sera-ce suffisant pour regagner la confiance de gens déçus, usés, déprimés par tant de désillusion face à ce marketing de la fausse promesse, des faux cadeaux, de l’astérisque en corps 2, et des conditions générales illisibles ?

Restons debout ! Nous qui aimons ls marques, nous qui aimons plus encore les gens, nous devrions réussir à gagner cette partie et à sortir le marketing du #bullshit dans lequel il se complait depuis trop longtemps ! Vraiment, j’y crois ! Je n’ai jamais

#BePunk #lovefirst

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CEO Eforbrands Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour l'ESSAC, le MSc MBA Inseec Paris et Sup Career en relation client, inbound marketing et stratégies de fidélisation. Auteur des livres : Tout savoir sur Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa - nov 2013 La Fidélité, du chaos à la zone de confort aux Editions Kawa - Janv 2017 Fondateur de LePartenariat et Eforbrands Rédacteur du blog du partenariat et du blog marketingemotionnel.com

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