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Interview émotionnelle de Benjamin et Séverin les fondateurs de PlacedelaLoc

bonheur-partage

Thé ou café ? On s’installe confortablement dans le salon de ce Novotel d’Annecy, où nous serons tranquilles pour échanger. Darjeeling et gourmandises pour moi ! merci !

Le café sera pour mes deux interlocuteurs du jour : c’est plus sérieux…

Benjamin (fondateur et CEO de Placedelaloc.com) est arrivé le premier, alors comme nous nous connaissons depuis les Sommets du Digital 2016, c’est à dire depuis 15 jours, il me demande sans round d’observation : « Mais tu en vie du marketing émotionnel ? ».

Patrice : « On va se détendre !.. oui, c’est un objectif pour moi, mais je te rappelle que c’est moi qui pose les questions ! ;-) »

En réalité, j’explique pourquoi j’en suis venu à partager cette vision du marketing qui se construit en partant du client, une vision reverse engeneering, qui commande de revoir entièrement sa stratégie et ses actions marketing. Un long process personnel, passant par la veille et la découverte des leaders anglosaxons d’une révolution rendant tout le pouvoir au client, et conduisant à se détacher de l’enjeu commercial immédiat pour mieux séduire et rendre fidèle.

Alors la conversation se porte sur les valeurs. Quelles seraient les valeurs de PlacedelaLoc et avant tout ce nom est-il bien choisi ?

Benjamin : « En effet, nous voulons porter les valeurs de la simplicité, de la convivialité et du sens du partage, exactement comme sur une place de village. C’est une marque communautaire, humble et sociale. »

Séverin : « J’étais moins convaincu par le nom au départ. Mais cette idée d’être une place du (de) marché, un lieu d’échange entre des ressources et des personnes, c’est notre vision de l’économie collaborative. On a envie de changer les réflexes des gens, les aider à passer de la propriété à l’usage. »

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Patrice : « Du coup, quels sont vos enjeux et votre business model ? Est-ce que vous êtes ne recherche de cet équilibre entre les offres et les éventuels « clients » qui voudraient louer ou se faire prêter des objets, un peu comme toutes les plateformes collaboratives ? »

Benjamin : « C’est clair que nous avons un enjeu de trafic sur la plateforme et que nous devons la rendre fluide, accessible et simple dans l’utilisation. Mais nous avons aussi un enjeu de fidélisation. Il faut que les membres viennent mais surtout reviennent pour proposer des objets ou en emprunter d’autres. »

Séverin : « De fait, on a assez vite identifier qu’à coté d’un business ‘human to human’, c’est-à-dire entre les particuliers et orienté sur les commissions prélevées sur les transactions, nous pouvions aussi développer un modèle BtoBtoC, en adressant les entreprises et leur CE par exemple. Notre business étant axé création de service pour la communauté des salariés de l’entreprise, avec une vraie valeur ajoutée dans la responsabilité sociale. »

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Patrice : « Le partage, au sens de l’économie collaborative, est-il bien compris par les français ? N’êtes-vous pas encore dans l’évangélisation finalement ? »

Benjamin : « Nous y avons réfléchi dès le départ de cette plateforme. On prendrait la parole sur les places de villes pour expliquer pourquoi il faut partager nos ressources et pourquoi le partage est une solution développement durable. Nous pensons que cela pourrait créer un buzz et donner envie aux gens de nous rejoindre. On peut le faire en restant fun, simple et convivial, comme une place de village en quelque sorte ! »

Séverin : « Concrètement on doit porter un message à direction de nos membres. On souhaite les amener à réfléchir à leur consommation, à l’idée qu’ils pourraient être moins égocentrés, moins distant des besoins des autres et en même temps économes.»

Patrice : « Je pense que vous devriez en faire un combat ! Une sorte de mission que vous confiez à la marque mais que vous incarnez. Non ? »

Séverin : « Oui, il me semble évident que nous devons incarner cette mission. On doit mettre plus d’humain, faire participer la communauté sur la plateforme ou ailleurs. On aimerait animer des ambassadeurs, et les nourrir avec des contenus à partager. »

Benjamin : « Il y a une réflexion sur le fait que nous devrions, Séverin et moi, être les leaders porte-parole de la marque. J’aime aussi l’idée qu’une marque peut rester collective. Elle peut être le symbole, l’étendard de la communauté, à l’image de la MAIF qui est d’ailleurs notre assureur. »

Placede la loc securité

On poursuite cet échange sur le mode et toi que ferais-tu ? Et voudrais-tu te joindre au projet ou proposer des contenus pour nos ambassadeurs ? La conversation prend la tournure d’une séance de conseils et de validation de certaines intuitions que m’exposent Séverin et Benjamin.

Pourquoi pas, me dis-je, en traversant le sous-sol du parking qui me sépare encore du TGV de retour vers Paris ?… A suivre !

Cette entrée a été publiée dans : interview émotionnelle

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Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour l'ESSAC, le MSc MBA Inseec Paris et Sup Career en relation client, inbound marketing et stratégies de fidélisation. Auteur du livre Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa Fondateur de LePartenariat Rédacteur du blog du partenariat et du blog marketingemotionnel.com

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