Inbound marketing, l'humain dans le marketing
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Lettre à Antoine : ceci n’est pas une tactique émotionnelle #linkedin

Si vous testez une campagne de message sur Linkedin, vous êtes tenté de demander leur avis à des « relations / amis » qui peuvent à la fois, amplifier votre audience et donner un point de vue plus ou moins pertinent. C’est ce que viens de faire Antoine David, en me proposant de commenter les 4 posts qui font la promotion de son groupe sur les Tactiques Social Selling et sa « méthode » qu’il vend par ailleurs. « Que penses-tu de ce test de marketing émotionnel », me questionne-t-il ?

Ma réponse est immédiate, c’est dire que l’objectif premier est certainement atteint ! Je suis surpris et sans doute aussi un vaguement énervé par ma propre réaction émotionnelle ! Mais au-delà de ce sentiment, je pense aussitôt à modérer (au sens de la correction) le propos d’Antoine. Je ne crois pas qu’il suffise d’introduire un début d’histoire personnelle (ou figurée comme telle) et ni d’insuffler quelques paillettes d’émotion pour qualifier le marketing d’émotionnel ! Je me suis souvent exprimé sur ce point et récemment, je vous ai avoué, chers lecteur.e.s (tiens c’est pour toi Vincent !), que je me sentais victime d’une overdose d’émotions dégoulinantes… bref !

Quels résultats pourrais-tu obtenir cher Antoine ?

Naturellement les parents seront davantage émus par cette angoisse de recherche d’emploi de leur progéniture que par les félicitations octroyées pour le déploiement d’un outil efficace dans une entreprise – je n’avais pas besoin d’écrire un livre pour énoncer cette évidence… –

Je rappelle à tes lecteur.e.s (et aux mien.ne.s) que marketing émotionnel analyse le parcours d’un client suivant l’itinéraire de la rencontre au partage – mettre des émotions dans un texte, n’est qu’une tactique… et non une philosophie ! Penser au client d’abord, imaginer améliorer sa vie, lui proposer la meilleure expérience possible, n’est pas donné à tout le monde. Gagner la confiance puis être sa préférence, mais d’abord la mériter est encore plus délicat. Pour information, je ne suis pas un tacticien du marketing (enfin plus aujourd’hui), et j’expliquerai ma vision lors du Social Selling du 1er décembre, lors de 2 ateliers. Il suffirait de lire ce blog ou de suivre la chaîne vidéo youtube pour en avoir un aperçu…

Mais pour revenir à ton sujet, l’idée du test and learn est évidemment utile pour toi qui « vend » des tactiques social selling… comme pour tout marketer aujourd’hui. On notera les réactions émotionnelles des lecteur.e.s et on en conclura qu’ils ont été touchés par le message. Vrai ! Et surtout, c’est à ce moment seulement que l’on peut parler de marketing émotionnel : en effet, plutôt que d’envoyer le même message à tous, tu peux à la fois améliorer l’histoire et imaginer qui sont les personnes plus sensibles à telle ou telle émotion. Tu écoutes et tu adaptes ton discours ou ton offre. Tu fais cela en fonction des retours de ton futur « client ». Là, tu augmentes considérablement la sympathie ressentie et exprimée par ton audience. Tu l’engages dans un cercle vertueux lorsque tu montres que tu as compris ce qui la motive, et que tu fais preuve d’empathie, le miroir émotionnel de son cerveau s’allume, et lui ordonne de se montrer au moins autant attentionné.

Dans les 4 scénarios proposés, celui qui a retenu mon attention est celui des enfants en quête de stage. Non pas parce que les miennes auraient été dans cette galère imaginaire (elles n’ont jamais eu besoin de moi ni de leur mère pour trouver des stages ni leurs emplois – si tu cherches, tu les trouveras sur Linkedin..). Non le point qui m’arrête dans ton récit, c’est la fierté… Aie !

Comment te dire cher Antoine ? Je ne suis pas fier de la réussite professionnelle de mes 2 filles. Non ! Je n’y suis pour rien, et par conséquent, je ne m’attribue jamais leurs performances. Je sais, ça pique un peu tes yeux ! Je suis heureux qu’elles n’aient pas douté de leurs moyens et qu’elles aient trouvé des métiers qui les passionnent. C’était ma mission et je suis content de l’avoir menée correctement. Le reste, et notamment la réussite à des examens comme à des entretiens d’embauche, est à elles, et à personne d’autre. Je ne suis pas davantage fier de mes étudiants lorsqu’ils sont diplômés, ou de mes clients lorsqu’ils expriment leur gratitude, leurs résultats. Je suis touché, ému, parfois bien plus que l’on ne peut l’imaginer. Lorsque je vois ces gens faire des progrès dans la direction que je leur propose, je suis heureux. Tout simplement…

Cette semaine, j’ai raconté 2 ou 3 anecdotes de ce genre à Mathilde et elle a semblé surprise et impressionnée. Oui ma mission est de rendre mes clients meilleurs durablement. Certains le découvrent et je n’ai recours à aucune tactique pour cela…

Merci Antoine pour cette interrogation et à bientôt pour un échange émotionnel !

 

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CEO Eforbrands Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour l'ESSAC, le MSc MBA Inseec Paris et Sup Career en relation client, inbound marketing et stratégies de fidélisation. Auteur des livres : Tout savoir sur Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa - nov 2013 La Fidélité, du chaos à la zone de confort aux Editions Kawa - Janv 2017 Fondateur de LePartenariat et Eforbrands Rédacteur du blog du partenariat et du blog marketingemotionnel.com

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