Intuitions, mes étudiants ont des idées !
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Entre le cœur et la main : quelle place pour le marketing ?

L'humain et le marketing

Oui je sais, je t’ai emprunté ton titre d’essai, Eve. Il est inspirant et j’ai beaucoup aimé ce qu’il a créé en moi : une réflexion !

Et puis, on m’a dit récemment : tu devrais sortir du marketing. Et pourtant, il y a certainement encore des choses à dire, si j’en crois cet essai qui tente d’expliquer la difficile cohabitation de nos habitudes et des nos attitudes. Même en convoquant Proust, Kant ou Hume, il n’est pas si simple de trancher le débat. Sommes-nous mus par nos habitudes ou émus par anticipation de nos préférences ? Comment créons-nous ces ancrages, ces chemins dans des territoires inconnus, qui nous permettraient de réaliser nos envies ?

Alors laissons Eve exprimer son interrogation : « Précisons tout de suite que ces oppositions ne se recouvrent pas parfaitement. L’attitude désigne ce que le client pense ou ressent, le comportement ce qu’il fait. Le choix désigne un acte délibéré, l’habitude un acte automatique. Ce sont deux axes distincts : on peut aimer une marque sans l’acheter, ou racheter un produit par pure inertie sans éprouver quoi que ce soit. En marketing, ces deux lignes finissent cependant par se rejoindre, parce que l’attitude mène à des choix conformes et que la répétition du comportement produit des habitudes. Nous parlerons donc de fidélité-attitude et de fidélité-habitude pour embrasser les deux formulations d’un coup. »

Pour ma part, je préfère préférer. Mais c’est mon impertinence à moi, comme dirait Julien. Est-ce un vœux ? Est-ce une vision positive de la vie ?… Va savoir !

Ce qui me semble indispensable aujourd’hui, c’est de continuer à porter un message clair : être le cœur sur la main.

L’intelligence artificielle peut faire beaucoup à notre place. Pas lorsque le geste est manuel, mais dès qu’il devient numérique. Ecrire ce texte n’est plus une compétence réelle. C’est une tentative d’expression passionnée. C’est la liberté de mettre noir sur blanc, ce qui m’anime, agite mes neurones et m’incite à une évolution. Après tout, je sais encore écrire.

Mais l’impertinence ne s’apprend pas. L’intuition non plus, me répondras-tu. Lorsque je discutais avec Henri, j’avais cette impression que l’impertinence et la créativité me parlait d’une seule voix. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que ce que nous risquons avec l’IA, c’est la perte de notre impertinence naturelle.

C’est sans doute un peu bizarre à lire. Tu penses, comme beaucoup, que l’intelligence primera sur le coeur. Etre intelligent est désormais très accessible. Pour quelques euros, tu te mets à tout savoir, à trouver réponse à toutes tes questions, à documenter tes discours, tes présentations, tes conférences. Tiens, d’ailleurs, qui mieux que Claude pour me proposer un texte de conférence, que je n’aurais plus qu’à réciter savamment ?

Mais est-ce cela l’intelligence humaine ? Quand parlerons-nous de l’intelligence du coeur ?

Si tu te réfères au Système 1 / Système 2 du regretté Daniel Kahneman, alors tu pourrais croire que l’habitude est tellement agréable tant elle ne sollicite par notre cerveau. Ainsi vont les réseaux sociaux, et les mécanismes dopés par l’IA que les nouveaux marketers déploient pour t’inonder de contenus, de mails, d’appels par des agents artificiels, etc… En écoutant Philippe, avec qui j’ai écrit un livre défendant une certaine noblesse du marketing, nous annoncer que tout en marketing pourrait être réaliser par ses agents (oui les siens puisqu’il en vend désormais), je me suis rendu compte que mon temps était compté… heureusement que j’aime les madeleines…

Et si c’était ça l’avenir : l’amour !

Oui parce que l’impertinence, tu le sais depuis 1984 ou Orange mécanique, voir Zem, ça te ramènera là où tout à commencer et où personne ne souhaite aller : nulle part. Enfin, pas tout à fait. L’impertinence alliée à l’amour, c’est peut-être une nouvelle voie.

Voir les choses autrement et les voir positivement. Là, j’entends déjà des défenseurs de la pensée académique me reprocher mon esprit de contradiction. Mais j’assume ! Oui je contredis, je déconstruis, je questionne, mais je le fais par amour. Parce que j’aimerais que tu fasses mieux. Chaque jour.

Aimer faire mieux. Le cœur sur la main.

Je m’adresserai désormais à tous et toutes avec cette ambition, non plus, de changer leur vision du marketing, mais de les aider, de les accompagner dans cette quête d’absolu : aimer faire mieux. Cela peut s’appliquer à la stratégie d’entreprise, au développement commercial, au marketing aussi, bien sûr, mais c’est sans doute une philosophie, avant d’être une éventuelle méthode. A ce propos, je ne crois pas vraiment aux méthodes. Elles m’ennuient et m’éloignent de l’intuition, et tu t’en doutes de l’impertinence. Non, je crois davantage au débat, aux conversations, aux contradictions et à l’écoute bienveillante. Lorsque je t’écoute, j’apprends. C’est le sens de la vie.

Alors si tu as lu ce texte (oui j’aime rêver), tu seras peut-être tenté de te demander comment cette philosophie pourrait bien s’appliquer à ton entreprise, à tes projets, à tes ambitions business. Je ne le sais pas encore. Toi non plus.

On peut en discuter.

#etriendautre

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CEO Eforbrands Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour les MSc MBA Inseec Paris et l'ISCOM en marketing émotionnel, stratégies de fidélisation, relation client... Auteur des livres : Tout savoir sur Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa - nov 2013 La Fidélité, du chaos à la zone de confort aux Editions Kawa - Janv 2017 Marketing ZERO avec Philippe Guiheneuc, chez 1min30 publishing - juin 2021 Fondateur de Eforbrands et de LePartenariat Rédacteur du blog marketingemotionnel.com

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