Auteur : Patrice

Les Bobines !

Un truc de dingue ! La rencontre sur la terrasse au coin de la rue entre deux de mes passions : le cinéma et la cuisine ! Lorsque Natalie raconte qu’elle a 10 ans de marketing derrière elle, et qu’elle vient d’ouvrir cet endroit pas comme les autres, c’est clair : voilà une idée que j’aurai bien aimé mettre en place !.. Heureusement, ce n’est pas la première fois que je me fais cette réflexion. C’est devenu mon métier que de rencontrer des personnes qui ont des projets et de les aider à les développer d’une manière ou d’une autre en leur proposant des partenariats. Et pour les Bobines, restaurant / salle de cinéma, tapas et films, qui vient d’ouvrir cet été, je ne vais pas manquer d’idées… Mais revenons un instant sur le concept, car il mérite d’être analysé sous 2 angles différents : * A qui s’adresse les Bobines ? Pourquoi auriez-vous envie d’y aller ? * De la passion au concept : comment vérifier que nos intuitions rencontres les valeurs des clients …

Connaissez-vous les suceuses de l’Ouest ?

Non Romain, je ne les connais pas ! 😉 Aspiraterre France  est un nom de société finalement commun et peu engageant. Cette entreprise qui propose ses services de location de camion extracteur aspirateur sur des chantiers en Région Parisienne a pourtant trouvé le moyen de rendre cette activité « remarquable » ! Un métier peu sexy qui consiste par exemple à faire du terrassement par aspiration, tranchées, sondage, dégagement des réseaux enterrés, évacuation de matériaux… bref ! Avec quelles idées marketing (et du bon sens) pourrait-on en parler autrement ? (et créer un fort bouche à oreille…) : –          Peindre toute la flotte de camion en rose –          Leurs donner à chacun des prénoms de femme –          Trouver une accroche que l’on oublie pas.. ! (il fallait oser !) La preuve avec cette photo de Janine – à moins que ce ne soit Linda ou Clara, ou Monica, ou Frida… Vous trouverez bien le prénom qui vous convient ! et de « jolies » conversations à enregistrer : « Est-ce que Linda est disponible la semaine prochaine pour faire …

Trust me : be a customer company !

  Bien sûr, nous avons entendu le message depuis quelques temps et les services marketing sont désormais nourris de brouhaha autour du customer centric. Le client d’abord ! Le client au coeur de toute stratégie marketing, de la co-création au co-marketing, sans oublier d’écouter ce que les clients auraient à dire, la révolution culturelle est en marche… Bien ! Mais comment faire ? Comment tout changer dans les organisations et en combien de temps ? Hâtez-vous ! Ici un clin d’oeil en direction de mes chers étudiants qui se précipitent à J-1 sur ce blog… Seriez-vous early adopters ou plutôt retardataires ?… Le consommateur voit dans les objets une prolongation du soi et partant de là, son rapport aux marques évoluent dans le même chaos espace-temps (ou la même fluidité temporelle) en passant d’un clic ou d’un battement de cil du monde physique au virtuel. Mais qui est-il ? Est-il défini par ce qu’il possède ou par ce qu’il utilise ? Doit-on encore croire Jean-Paul Sartre qui disait dans l’être et le néant : « la …

Why Burberry’s is a social brand ?

En couverture d’une keynote de T2M 2013, une vidéo montrait l’engagement de Burberry’s dans la révolution digitale et sociale. C’est vrai que ce magasin totalement « digitalisé » et conçu pour rendre l’expérience client entièrement partageable est un bon cas d’école ! La force de conviction, la passion qu’exprime la CEO de Burberry’s, sont d’une force et d’une évidence ! WOW ! C’est peut-être ce qui explique que la marque soit aussi totalement engagée (au sens où l’engagement de ses fans est bien réel) et qu’Angela Ahrendts soit devenue le symbole de la réussite britannique (et accessoirement « top ranked » des plus hauts salaires du royaume). Pour une marque qui fêtera bientôt 150 ans d’existence, c’est plutôt bon signe ! Signe d’une agilité que beaucoup d’autres lui envient. Suivez-le conseil d’Angela : allez-y et devenez une marque sociale ! (avant qu’il ne soit trop tard ?…)

Le marketing que l’on aime par Hubspot

Il aura fallu plus d’un siècle de marketing aux USA pour en arriver à ce constat : les consommateurs n’en peuvent plus de ce marketing qui tente par tous les médias de les manipuler ! C’est ce que nous explique un slideshare tout à fait extraordinaire de Hubspot, en retraçant l’histoire de la publicité depuis l’origine de nos civilisations. La manière dont les publicitaires, puis les marketeurs se sont mis à envahir absolument tous les espaces disponibles permettant de « contacter » une personne, est effrayante ! Elle suit l’accélération du temps nécessaire à l’adoption des nouveaux outils de communication (internet, le téléphone portable, les tablettes, etc). Alors Hubspot a envie (et je ne peux que les rejoindre) de dire stop ! Que les marques arrêtent d’agresser, de s’immiscer  dans tous les formats d’information ou de communication, y compris les blogs, et les réseaux sociaux. Pourquoi ? Parce que nous attendons autre chose des marques : qu’elle nous donne envie d’aimer leurs produits ! Et aussi, comme Seth Godin l’affirme depuis 10 ans, qu’elle nous en donne …

Besoin ou désir : acte 2

Le désir est-il dans la possession d’objets ou dans l’appartenance sociale, l’intégration à la tribu ? La vision tribale des clients de la marque change en effet les perspectives de la relation. Or nos comportements de consommateur sont très largement inspirés de comportement tribaux. Adoration de la marque pour les ambassadeurs, lieux de culte de la marque pour ceux qui fréquentent les concept store comme les boutiques éphémères, ou encore les « events » VIP, et bien entendu impatience affichée pour la nouveauté, la nouvelle collection de la marque. Autant d’attitudes révélant et regroupant les individus au-delà de toute considération économique (budget, âge, géographie, activité..) qui constituent le socle d’une existence sociale des marques. Mais quelle définition du désir retenons-nous pour le marketing ? Le désir est originel de toute relation humaine et donc sociale. Le désir est sensuel, le désir est charnel, le désir est passionnel dans ce qu’il projette nos perceptions du soi et du nous dans la relation à l’autre. Il en est de même pour les objets qui nous définissent. La valeur que …

Besoins et désirs

Tout est dit par deux auteurs cités dans ‘la consommation et ses sociologies’ ouvrage court mais très dense de Benoît Heilbrunn (professeur marketing de ESCP Europe et de l’IFM). Ainsi George-Hubert de Radkowski, dans ‘les jeux du désir’ :  » toute société humaine fonctionne comme un rigoureux et implacable dispositif à piéger le désir en le travestissant en besoin, elle l’institutionnalise, le rend obligatoire, en même temps qu’elle le banalise, le rend commun’. Et d’ajouter à ce constat, selon Fernando Pessoa, ‘tout le mal du romantisme provient de la confusion entre ce qui nous est nécessaire et ce que nous désirons… Il est humain de vouloir ce qui nous est nécessaire, et il est humain aussi de désirer, non ce qui nous est nécessaire, mais ce que nous trouvons désirable. » Ainsi si les marques se contentent de répondre à nos besoins ; elles négligent nos désirs.., Dommage non ?…

How do we acquire skills ?

I have recently discovered Josh Kaufman, the best seller author of « Personal MBA : master the art of business », in his conference about how to learn any skill in only 20 hours… and I must say he is amazing when playing Ukulele and singing on stage ! So here is the keypoint you should focus on, if you haven’t already experienced it : Are you emotionaly ready to learn ?…

Prenons le Web to Store du bon coté !

Aujourd’hui Thierry Ferrandiz, CEO de Le bon coté des choses, a quitté temporairement son lac et ses montagnes pour nous présenter une solution « révolutionnaire » dans l’univers de la consommation. Comment réconcilier les enjeux des 3 acteurs majeurs de la relation client : le consommateur, le distributeur et même l’industriel ?… Réponse simple : tout part du client et de ce qu’il n’est pas toujours disposé à exprimer ! L’aider à s’exprimer, c’est lui faire dire ce qu’il a à l’intérieur, ce à quoi il pense. Cherchons quels sont ces vrais besoins, ses questions, ses points d’interrogation au moment de constituer sa liste de course, préparation à l’achat encore indispensable  à une majorité de consommateurs. D’accord, il aime comparer les prix et les moteurs de recherche spécialisés (y compris celui lancé par E Leclerc) le font déjà. Mais au-delà de la dimension prix, que recherche-t-il et comment l’aider à le trouver ? Aussi deux autres moteurs sont impliqués dans l’action de tous : la distance au point de vente et la dimension qualitative dans la sélection …

Why do we need to share our differences ?

« Lets share what makes us different because everyone can already see what makes us the same », wrote Simon Sinek yesterday. And that is certainly inspiring to me. Yes I agree that what makes us different is what we seek in each other, as a human been. But more connected to marketing goals, we should realize that the reason why a customer is buying any kind of product or service, is precisely because he thinks it is different ! So why would he share anything but the very different product he has founded ? Why would he even talk about (or write) something we all know to be common ? In the « Purple Cow » Seth Godin explained in 2002 (ten years already !) the your brand, your product need to be remarkable to survive, to exist and to be loved by consumers. He told us that to be successful we had to be remarkable ! How would we do that, by the way ? « Remarkable has nothing to do with the marketer. Remarkable is in the …