Tous les articles classés dans : Intuitions

Réflexions et idées

Pourquoi je ne suis pas John Wayne ?

Déjà se pose la question du souvenir : qui se souvient de lui aujourd’hui ? Le cowboy hollywoodien par excellence. Rassurant, sympathique, et parfois même ivrogne. Irlandais d’origine. Une version présentable dans la famille de ce héros tanné par le vent et le soleil qui manie colt ou winchester avec dextérité et confiance. J’aurai adoré être un cowboy. Mais non. J’ai fait du marketing… Pourquoi ? Pourquoi je ne suis pas John sur son cheval, ou accoudé au bar, ébloui par la femme qui passe, jouant au poker ou arborant son étoile de shérif pour faire la loi dans un village poussiéreux au bord du Rio Grande ? John n’est pas un gentil D’abord, dans la société dans laquelle je vis, on ne tire pas sur les gens avec un colt lorsqu’ils ne sont pas d’accord avec vous. Et c’est dommage ! Oups… pardon, c’est mieux comme ça… John ne se laisse pas marcher sur les pieds. John prend l’espace des grandes plaines, fonce vers le soleil couchant et est bien vite loin des conversations …

Henri ou la magie de Serendip

Un jour j’ai rencontré Henri. Là où je ne l’attendais pas, là où je ne l’aurais jamais cherché. Au détour d’un stand sur un salon consacré au marketing et à la relation client, j’ai eu le bonheur de lui parler d’un projet de livre que j’imaginais alors romantique. Tandis que j’avais été largement inspiré par la lecture de ses ouvrages, de son parcours dans le marketing direct, de ses géniales vidéos, il était là à m’écouter lui parler d’un marketing soudain devenu émotionnel. Incroyable ! Ce blog qui a fêté ses 10 ans en 2023, le livre qui porte le même nom et qui est sorti fin 2013, n’existeraient pas sans Henri. Tu comprends alors que je lui dois 10 ans de vie professionnelle. C’est beaucoup ! Mais ce n’est pas tout… Henri était un mathématicien et un artiste. Si nous avons souvent discuté de ce goût commun pour les chiffres et notamment ceux qui définissent des formes parfaites, des lieux, des architectures, des design, dont l’élégance frappe nos esprits, et si sa passion pour …

La stratégie de la culpabilisation en marketing

Toutes et tous responsables ! C’est une évidence si nous adoptons le point de vue réaliste de l’impact sur les autres de chacune de nos actions. Alors les gens de la com et du marketing font le choix osé et moralisateur de nous présenter les victimes. Un choix moral qui se veut consensuel et même empathique . Mettre en avant les victimes et nous proposer d’en être les témoins muets ou apathiques, c’est nous toucher au cœur. Serions-nous trop facilement près à baisser les yeux sur nos inactions et leurs conséquences ? Partisan de la pensée positive, je m’engage pour souligner ce que l’autre, les autres font bien. Ainsi tu as pu lire ici de nombreux exemples de marque qui font du bien. J’aime aussi la critique envers ceux qui ont des comportements que je n’apprécie pas. Mais qui suis-je pour les juger ? Parce qu’après tout, designer la victime c’est avoir porté un jugement ! C’est aussi oublier un peu vite de dire le qui et le quoi. Plus précisément, c’est le plus souvent …

Dans le désert… du marketing

La soirée de Noël de l’Adetem, c’était cool. Merci aux gentils organisateurs et à Brainsonic de m’avoir accueilli dans ce bel endroit. Avec plein de gens sympas dedans. De quoi avons-nous parlé ? Rien… le désert ! Non je déconne. Des conversations de gens qui luttent pour un métier décrié et pour beaucoup, ans intérêt. Au milieu de cocktails et de verres de vin servis avec délicatesse par la Team Cision et un caviste toujours aussi inventifs. Une fresque du marketing pour dire que nous serions des gens responsables. Tu crois ? Tout est… dans le désert ! Et puis je parle de Snowflake, une boîte américaine fondée par deux frecnhies, sans trop comprendre pourquoi tu devrais avoir un agrégateur de data pour faire du marketing, même si se placer au-dessus des AWS ou Google, me parait salutaire. Si tu savais comme les gens utilisent mal la donnée de leurs clients… Et puis, le fils de la patronne de Mc Can, c’est tout de même quelqu’un. Un gars passionné par le cinéma et pas du …

Le voyage d’un robot au pays des #Edtech

Il faut te dire qu’à l’évocation du lieu, le grand Bréguet, j’ai senti un frémissement attribué par ma mémoire au vrombissement des hélices de l’avion au décollage … La bascule du nez pour nous envoler dans le ciel déjà noirci par la nuit n’en fut que plus délicate. Atterrissage à l’autre bout d’un interminable comptoir le long duquel se sont échoués quelques verres désertés par la mousse… Bienvenue ! Au pays des EdTech tu portes un joli badge violet que me remet gaillardement Aude d’un sourire amical. Ce soir, je suis un robot de Simone et les Robots lui répondis je sans en rajouter. Et puis John me happe dans ses bras pour me glisser un mot gentil à l’oreille. Tu n’imagines pas comme cela détend ma carcasse rouillée ! Je suis prêt ! Dès cet instant, dès que l’on me demande ce que je fabrique ici, je sens que d’autres histoires vont percuter la mienne. C’est alors qu’une serveuse lumineuse dans sa blondeur nous sert une IPA française, parce que tu comprends on boit …

Ce que veulent les femmes… dans la com !

Hier, j’ai eu le bonheur de prendre la parole dans cette série hors série de podcast produits dirigés avec souplesse par Laurent. Il souhaitait nous interroger, Jean-François, Karine et moi, les têtes de com, sur la place des femmes dans la com. Alors, au lieu de me rendre au cimetière pour rendre hommage à ma grand-mère qui a commencé à travailler à 14 ans avec son certificat d’étude et qui a finalement vendu l’entreprise qu’elle avait montée au sortir de la guerre (39/45) avec un ingénieur et un commercial, ou encore, d’aller me souvenir des partis d’échec jouées avec mon grand-père (de l’autre côté de la branche) HEC promotion 29 titulaire d’un bac latin grec, et capable de lire cette langue et d’écrire un français d’académicien (à propos, oui le grec est une langue ancienne et pas seulement l’inventeur de la feta qui agrémente tes salades d’été ou de ce sandwich du samedi soir avant ta sortie en boite, ou pire, ce créateur des théorèmes de baignoire ou de triangulation qui t’ont abandonné sur le …

Pourquoi les marketers ne pleurent pas ?

Je lis Baptiste Beaulieu, médecin et écrivain, avec passion. Conter des histoires de salle d’attente peut paraître étonnamment banal et sans grand intérêt. Lui le fait avec subtilité, empathie, compassion, et un sens de l »humour que j’apprécie. Simple, direct, percutant, humain. Son héros dans ce livre, n’arrive pas ou plus à pleurer. Il a tout vu. Il a tout entendu. Mieux encore, il a tout écouté des patientes et patients qui sont venus vers lui chargés de cet espoir infini d’aller mieux, de survivre encore un peu, ou de comprendre ce qui leur fait mal. Il est là et fait de son mieux, ne portant aucune illusion sur la fin de l’histoire, qui est notre humanité. Alors pourquoi ne pleure-t-il pas ? Et si l’on transposait cette histoire dans le monde merveilleux du marketing ? Combien de conseils faudrait-il te donner, avec ou sans ordonnance, pour que le business de ton entreprise ne meure pas, ou pas tout de suite ? Soyons clairs : l’enjeu n’est pas le même. Aucun marketer ne sauve de vie. …

Et si un usage plus normé de l’#IA améliorait le marketing ?

AI Act ! Voilà ce qui était annoncé et discuté aujourd’hui au salon Big Data et IA Paris 2023, dans ce bon vieux palais des congrès de la Porte Maillot (oui ça sonne vieux et poussiéreux comme endroit mais tellement parisien). Où allons-nous ? Sois rassuré.e cher lecteur.trice, personne n’en a la moindre idée ! Mais ce qui semble avancer dans notre direction d’européens plantés sur une banquise exposée en plein soleil, c’est la norme ! Réguler, normer, réglementer, pendant que les autres jouent avec nos nerfs et, plus prosaïquement, avec nos données personnelles. Une fois de plus. Après le RGPD qui n’a guère empêché les géants du web de ruiner les gentils du retail (et ce n’est pas fini) voici la suite du feuilleton technologique qui s’avance sur nos écrans. L’IA est désormais partout et, encore, tout reste à venir, avec notamment l’informatique quantique. Alors qu’est-ce que cela change ? Tout nous répondent les experts convoqués dans cet amphi bleu si bien feutré.  L’expérience client : boum !  La création de contenus : bim …

La philosophie dans le marketing #tadikoi #6

Pendant ce temps-là, des lycéens ont planché sur un sujet dont la beauté ne nous aura pas échappé. D’autres se bousculaient aux portes de l’innovation, agglutinés devant les performances toujours plus formidables de l’intelligence des machines, autour de la Porte de Versailles. Certains m’interrogent aussi sur ce qui nous sépare encore de la machine, d’autant plus que Yann Le Can, ce chercheur français au service de Meta, déclare dans la presse que l’on approche doucement mais surement de la reproduction d’une intelligence du niveau de celle des bipèdes qui ont envahi la planète. L’art nous apprend-il quelque chose ? Avant tout, posons là les principes de la réflexion philosophique : quel sens donnons nous aux mots ? L’art et le concept d’apprentissage. Tu le vois tout de suite, cher.e lecteur.trice, il y a de quoi faire. Commençons par ce qui me semble le plus évident, en passionné de la pédagogie que je suis, l’idée d’apprendre. C’est ce qui fonde notre humanité et a fait de l’humain, au fil des dizaines de millénaires, une espèce « savante ». …

Et la poésie sans l’#IA, est-ce possible ?

Cédric réagit à un post qui vante la créativité augmentée de certains artistes qui utilisent l’Intelligence Artificielle, et il a raison. Déjà, une bonne nouvelle, c’est humain ! Je préfère le citer ici, pour ne pas dénaturer son propos : Mais en quoi la créativité serait augmentée par l’IA ? Elle augmente pourquoi pas le processus de fabrication de l’image, tant soit peu que l’on cherche uniquement un rendu photographique hyper réaliste de photomontage…sans style artistique propre… A quel moment l’AI générative crée également une image nouvelle qui n’était pas déjà faisable et imaginable avant ( photo, peinture, 3D, photomontage…) ? Enfin ce qui artistiquement me gène est ce sentiment que finalement, une œuvre, ne serait plus que le résumé pauvre et figuratif de ce qu’on l’on nous donne à voir ( un portrait de femme avec des poissons rouges à la place des cheveux par exemple …) «  Cédric F Je lui réponds et j’aimerais aller un peu plus loin, avec toi, cher.e lecteur.trice. La poésie est-elle nécessairement une création à partir de rien …