Intuitions
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Intelligence et créativité

Toutes les études sociologiques montrent que l’être humain du 21ème siècle souhaite se réaliser et donner du sens à son existence. Comment y parvenir dans un monde de compétition individuelle régi par la normalisation à outrance des connaissances et des compétences ?

Paradoxalement, l’intelligence de l’Homme est d’une diversité étonnante : cérébrale mais aussi émotionnelle, relative aux nombres, aux lettres mais aussi à la musique, au mouvement, aux autres, etc… Pourquoi vouloir imposer un système de sélection « intellectuel » figé sur des critères du siècle précédent, à des individus dont les talents ne demandent qu’à s’exprimer librement ?

Comment encourager la créativité de chacun si la volonté du système éducatif est de fournir le même matériau à tous ? Allons-nous enfin considérer comme une urgence nationale de révéler le talent individuel de nos enfants et de les encourager à développer, à nourrir, à peaufiner ce « don de la nature » en leur ouvrant les portes et les financements nécessaires. Je suis surpris que la créativité des étudiants soit si faiblement valorisée, et même étonné de ma propre surprise lorsqu’un étudiant me remet un travail dans un format « bizarre », « incroyable », alors même que je prône cette différence d’interprétation.

Il est également clair que les consommateurs attendent autre chose des marques : de nouvelles expériences, des produits réellement innovants et créatifs. La course au mieux cela ou au plus ceci, est une absurdité d’un autre âge. L’innovation n’est pas dans la copie améliorée ni dans le plagiat (des MDD par exemple). L’innovation est un art qui demande de libérer ses intuitions du poids social de la normalité et de laisser les passions s’exprimer pleinement.

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par

Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour l'ESSAC, le MSc MBA Inseec Paris et Sup Career en relation client, inbound marketing et stratégies de fidélisation. Auteur du livre Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa Fondateur de LePartenariat Rédacteur du blog du partenariat et du blog marketingemotionnel.com

2 commentaires

  1. Guillaume dit

    Le problème avec l’innovation c’est que bien souvent c’est un quitte ou double. On aime ou on aime pas. Étudiant, je reprends l’idée du format différent pour un devoir : dois-je innover au risque de ne pas séduire ou bien rester classique et assurer une note quelconque ? (il faut bien évidemment se baser sur un contenu d’une qualité globale correct)

    Cette réflexion me fait penser au jeu télévisé Money Drop sur TF1. Doit-on assurer le coup et ne négliger aucune possibilité au risque de se retrouver avec une faible somme à la fin du jeu ou bien prendre des risques pour gagner plus gros, mais aussi ne rien gagner du tout.

    • Prendre des risques est un impératif du marketing, avant d’être une « philosophie » de vie. Innover est devenu (ne l’était pas forcément il y a 30 ans) le seul moyen d’exister pour une marque, face, d’une part, à la vitesse d’intégration de la nouveauté par le consommateur, et d’autre part, à la mondialisation qui permet et favorise les « copies » (et même les versions améliorées) sur tous les secteurs d’activité.
      Si l’on rapporte cette volonté d’innover à la position de l’étudiant en face d’un devoir à rendre, la question diffère quelque peu. On pourrait facilement conseiller qu’il faut adapter le propos à l’exigence de l’examinateur. Pour autant, la surprise d’une réponse originale (et globalement correcte) vaudra une autre attention, une évaluation positive dès le départ, au milieu des réponses banales et formatées. Ainsi, exactement comme le consommateur confrontée à la nouveauté, le professeur sera ou ne sera pas séduit mais avant tout intrigué, étonné, amusé même. La question est alors de savoir si ces « émotions » là prendront le dessus sur sa raison et s’il sera « capable d’oublier » les critères objectifs de jugement (ou de notation).
      En moyennant, en « réfléchissant » sur ses intuitions (sa créativité), le marketeur, tout comme l’étudiant, court un risque énorme : celui d’avoir eu la bonne idée (celle que les autres n’avaient pas imaginée) et de l’avoir écartée par crainte du risque pris (et de l’échec éventuel).
      Pratiquement toutes les idées marketing géniales auraient dû être des échecs, si l’on se réfère à ce qui se faisait « classiquement » ou en « moyenne ». Pire, elles n’auraient jamais vu le jour, si leurs créateurs n’avaient pas écouté leur intuition…

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