Mois: juillet 2014

3 petits chiffres pour les marques qui comptent (via @agencedagobert)

A l’heure de plancher sur une nouvelle stratégie pour sauver les marques, les agences et les consultants cherchent et trouvent des chiffres pour appuyer leurs thèses et, sans doute, pour convaincre. Serions-nous davantage convaincus par de bons gros chiffres ? Pas sûr ?… Si j’en crois la présentation publiée par l’agence Dagobert, la réponse est oui ! Partant du constat alarmant (mais guère nouveau) que près de 90% des européens verraient les marques disparaître sans que cela ne les perturbe aucunement, il est clair qu’il est urgent de démontrer que tout n’est pas perdu… pour les marques. Heureusement, en interrogeant les consommateurs, on peut encore entrevoir des motifs d’espoir : ouf ! Les voici résumés en 3 chiffres (extraits de cette belle présentation publiée par INfluencia la semaine dernière) : La marque doit s’engager à améliorer la vie de ses clients : la marque doit devenir responsable (et utile). Il faudra créer un lien durable avec les clients : la marque a une dimension sociale. Les clients achèteront encore des marques pour se faire plaisir, ou …

Ecrire le dimanche c’est cool !

Les statistiques sont faites pour conforter nos intuitions. Enfin, en principe ! Ainsi tous les gourous des réseaux sociaux vous le diront : il faut publier le mardi et si possible vers 13h30 sur Twitter comme via votre newsletter. D’ailleurs, tout le monde le fait, c’est dire si la stratégie est efficace … ou pas ! Et si il y avait aussi des lecteurs du dimanche ? Un peu comme the place to be, the day to publish devient tout de suite moins pertinent lorsque tout le monde s’y retrouve. Etre cool ce serait dans ce domaine là aussi, proposer une respiration, apporter un peu de fraîcheur dans un air étouffant (et pourquoi pas au milieu d’un début de mois de juillet encombré par le foot et la finale de Wimbledon !). Par ailleurs, on fera remarquer à tous les auteurs du dimanche, qu’écrire c’est un plaisir ! Ecrire le dimanche, ce serait alors, écrire quand on en a le temps et l’envie. Vous pourriez me répondre qu’avec la technologie, on peut parfaitement écrire le …

Faut-il réviser ce que l’on a déjà vu ?…

Une question d’actualité en ce dimanche gris et humide (dans le région parisienne) que j’aimerais aborder avec tous ceux qui espèrent découvrir ici les réponses à leurs interrogations à venir. Pourquoi réviser ce que l’on sait déjà ? Réviser, c’est envoyer une deuxième fois (ou une multitude de fois) la même information à notre cerveau. N’est-ce pas étrange sachant qu’il est parfaitement capable de l’enregistrer, et qu’il l’a d’ailleurs forcément fait, sans quoi il ne nous aurait pas renvoyé la conscience de cette information… Autrement dit, si j’ai fait attention la première fois que j’ai été soumis à une information, celle-ci est enregistrée dans ma mémoire. Tout le problème alors, est de la retrouver plus tard ! Comment aller chercher la bonne information, dans un magma de données ? Fatiguant non ? On dirait une question de Big Data… L’idée principale est que nous pourrions accéder aux informations rangées quelque part au fond de notre cerveau, en ayant associé cet enregistrement (cette data) à une émotion (si possible positive mais pas essentiellement). Ainsi je n’ai …

Pourquoi l’engagement sur les média sociaux n’est-il pas une stratégie ?

Alors que j’écris et que je présente le marketing du futur comme celui de l’engagement, je découvre ce matin sur slideshare une publication de Mark W Schaefer intitulée : Social Media Engagement is not a strategy ! But Why ? Bien sur vous pouvez lire les arguments présentés par Mark mais surtout ça me permet de revenir sur un propos échangé hier : courir après le nombre est quoi qu’on fasse une erreur stratégique ! Un leader d’opinion ne courre pas après des followers, il leur donne envie de le suivre en les inspirant, en les guidant, en devenant une référence. Si jamais il devait imaginer le moyen de rassembler le plus de gens possible, il est probable que ses contenus deviendraient « main stream » ou consensuels… Aussitôt, sa remarquabilité disparaîtrait, et il redeviendrait commun. Ce que dit Mark dans sa présentation, c’est surtout que l’engagement pour l’engagement n’a pas de sens (en particulier pour les marques). Il faudrait donc assigner à l’engagement d’une communauté, des objectifs marketing. Ce serait l’idée que même si je ne …

Why do we kiss ? ou la théorie du lien affectif de Michael Stevens

Michael Stevens est un génie de la présentation. Il pose des questions et pose encore des questions, jusqu’à poser la question du pourquoi se demande-t-on pourquoi ?… Il fait des scores sur Youtube que bon nombre de marques (mais aussi de comiques ou de soit-disant stars du web) aimeraient seulement approcher une fois dans leur vie. Normal, puisqu’il compte plus de 7 millions d’abonnés à sa chaîne Youtube. De quoi probablement en faire un business, mais là n’est pas la question ! Dans cet exemple, partant d’une question plutôt banale mais attrayante « why do we kiss ? », Michael nous emmène dans ses réflexions et rebondit d’un concept à l’autre avec une agilité de virtuose de la sérendipité. Plus fort encore, il le fait en s’appuyant sur la connaissance, sur des études ou des rapports d’experts scientifiques de tous les domaines abordés. Naturellement drôles, ces interventions face caméra, donnent vraiment envie de l’écouter jusqu’au bout, pour comme dans une enquête policière connaitre le fin mot de l’histoire. Ainsi en comprenant que si nous embrassons, c’est pour …