Inbound marketing, l'humain dans le marketing, Social CRM
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Que peut-on partager après le 4ème Social Selling Forum ? #authentique

Etre authentique ! Est-ce simplement possible pour les 400 personnes présentes dans l’Amphi de l’Inseec ce matin du 19 mai ? Lorsque Reïna-Flor insiste pour nous fournir cette réponse d’athlète de haut-niveau, je sens que la salle ne mesure pas encore pourquoi. Ce pourquoi qu’elle va passer la journée à chercher dans les différents ateliers proposés par l’inégalable Loïc Simon (@loicsim), grand organisateur du Social Selling Forum (ici et ailleurs).

Pourquoi faudrait-il être authentique lorsqu’on a quelque chose à vendre ? Pourquoi faudrait-il mettre sa passion en avant avec humilité et sincérité lorsqu’on prétend intéresser les autres ? J’anime cette discussion avec Reïna-Flor (@reinaflor) et Julien (@juliencarlier), en les emmenant directement sur la piste de l’humanisme dont nous devrions faire preuve à chaque rencontre. Je comprends leurs réponses comme autant de messages twittables et j’apprécie le temps passé sur cette scène comme un moyen de mettre en avant leurs talents, leur professional branding. Tous les contributeurs (ils sont vraiment trop nombreux sur la scène ce matin cher Loïc), vont bientôt pitcher leur boîte, leur solution, leur rôle de consultant ou de coach, et les ateliers seront autant d’opportunités de lancer des hameçons vers le public avide de conseils.

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Nous y voilà ! Les contributeurs sont-ils authentiques lorsqu’ils tentent de convaincre une salle ou ne sont-ils venus que pour choper du lead ? Et quand bien même ? Peut-on être authentique et capter l’intérêt des participants en assénant des vérités dont chacun connaît déjà les limites ?

Je suis dans cette ambiance et j’écoute mon camarade Bruno (@brunofridl ), animateur et néanmoins spécialiste reconnu de Linkedin, entouré de 3 autres contributeurs (ce mot commence à m’agacer… pas vous ?). Justement, je me demande quelle sera ma contribution…

Au-delà des 10 premières minutes, je fais à voix haute le constat que chacun essaye ici de placer sa phrase, son message, exactement comme le feraient des bateleurs sur un marché au jambon (non, j’exagère, le wording jargonnant et le buzz word en plus). Alors je me lance et je dis qu’après tout moi aussi, je vais interrompre le débat pour ne rien dire, mais pour bien signifier que j’existe ! Non mais ! Evidemment, mon intervention impertinente choque certains, et je précise donc qu’il ne faut pas parler pour ne rien dire. Etre social, n’est pas faire la conversation (comme trop souvent), mais créer des conversations par l’intérêt du contenu, par la passion, par des convictions exprimées.

On peut en rire ! Mais le conseil vaut pour tous ici présents : il n’est pas obligatoire de prendre la parole pour exister sur les réseaux sociaux (et donc être vu). Il serait plus avisé d’avoir quelque chose à dire. Et les salariés de l’entreprise ? Doit-on les motiver à prendre la parole ? Faut-il leur fournir du contenu préfabriqué afin de leur faciliter la tâche ? Chère Jessica (@jpouchairet), je ne crois pas qu’il en aille différemment pour une entreprise (ou une marque) que pour un individu. L’essentiel est de trouver une ligne éditoriale et de permettre à tous de se passionner pour un sujet qu’ils partagent. Une entreprise peut parfaitement laisser ses employés s’exprimer sur une passion commune. Elle devrait les encourager à le faire. Des employés qui aiment leur boîte, qui vivent des expériences riches et captivantes, pourraient inspirer les clients à travailler avec elle. Non ?

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Quand j’explique en conférence sur la fidélité des clients, qu’elle commence par le bien-être des personnels de l’entreprise (au premier rang desquels tous ceux qui ont un contact physique), c’est parce que les émotions positives se propagent. c’est parce qu’une entreprise est heureuse que ses clients l’aiment et la préfèrent aux autres. Pour preuve, lorsqu’on veut absolument nous expliquer qu’Amazon est le diable de l’E-Commerce, on nous raconte des histoires horrifiantes de maltraitance des employés.

Oui nous devons être authentiques. Oui il est indispensable de voir les relations commerciales comme des relations humaines, et de considérer nos clients comme nos amis. Dans le sport de haut niveau, on ne peut pas tricher bien longtemps. Sur les réseaux sociaux, il me semble que le bullshit est plus rapidement encore, dénoncé.

Cher Loïc, j’apprécie ton engagement et ta largeur d’esprit, qui t’incite à laisser s’exprimer de nombreuses voix (parfois dissonantes) lors des forums. J’aimerais que tu gardes un oeil vigilant sur les prétendus ambassadeurs du Social qui ne sont au final que des « vendeurs ». Merci !

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CEO Eforbrands Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour l'ESSAC, le MSc MBA Inseec Paris et Sup Career en relation client, inbound marketing et stratégies de fidélisation. Auteur des livres : Tout savoir sur Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa - nov 2013 La Fidélité, du chaos à la zone de confort aux Editions Kawa - Janv 2017 Fondateur de LePartenariat et Eforbrands Rédacteur du blog du partenariat et du blog marketingemotionnel.com

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