Intuitions
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Le marketing peut-il encore être conçu sans intelligence émotionnelle ?

Allez, c’est presque l’heure de la rentrée pour tout le monde ! Je vous ai laissé profiter de l’été. Je suis parti me mettre au vert et au frais tout juste après les épisodes caniculaires, et pour tout vous dire, j’avais aussi besoin de me ressourcer pour vous parler d’autres sujets, autrement et avec d’autres objectifs. Je vous espère en pleine forme, vous aussi.

A peine réveillé par des alertes sur les réseaux, et je découvre que mon ami PPC a produit dans un épisode 105 de son podcast matinal, un sujet sur l’intelligence émotionnelle, (que l’on retrouve en best of ici). Pratiquement au même instant, je lis un papier sur Le Monde, sur l’impérieuse nécessité de remettre de l’humain dans les hypermarchés, précisément à Mende chez U. Edifiant non !

Sans parler de cet étrange email reçu ce matin, d’une agence qui propose du marketing d’influence (avec des nano-influenceurs – qui ne sont donc pas rémunérés pour leur influence) et qui affirme que grâce au marketing émotionnel, elle rendra vos campagnes plus efficaces et durables. J’ai envie d’en savoir davantage sur tous ces gens qui sont désormais convaincus que l’émotionnel n’est pas une option, mais bien un impératif dans toute relation humaine et par extension client.

Car lorsque Jeff Bezos est pris à parti (parce que son entreprise fondée il y a une vingtaine d’années, répond au nom d’Amazon, ce qui lui vaudrait de s’engager pour protéger l’Amazonie en feu et au coeur des discussions du G7 sous l’impulsion de notre président) n’est-ce pas l’émotion plus que l’intelligence collective qui s’active ? L’émotion nous gagne et j’aimerais sans aucun doute que le marketing ne se résume pas à cela.

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N’oublions pas que le marketing est au service des entreprises dans leur ambition de vendre mieux et plus intelligemment ce que les humains pourraient vouloir pour améliorer leurs vies. Le marketing n’est pas seulement un rassemblement de techniques ni de data. Non ! Les rencontres que j’ai pu faire, les marques que j’ai eu le plaisir d’étudier ou de challenger pour une meilleure histoire, montrent à quel point c’est avant tout une philosophie, une vision de l’humanité.

Ainsi dans un magasin Bianco, quelque part en Scandinavie, (rappelle toi cher.e lecteur.trice que cette marque est d’origine danoise – je reviendrais sur le design danois plus tard)  je peux vérifier que certaines de mes intuitions « marketing » sont réellement applicables au business. L’engagement fort de cette marque pas comme les autres, est traduit dans sa collection, dans son manifeste pour ses clients, pour leur proposer un design original, travaillé mais abordable et communautaire. La marque rayonne dans tout le Nord de l’Europe, et s’impose comme une évidence comme Amazon plus tôt. La qualité de l’expérience, la relation très émotionnelle à la marque, la place hors d’atteinte et loin des comparaisons de prix ou même de produit.

Ce que je crois être l’évolution du monde des marques aujourd’hui, je le percevais déjà lorsque je proposais à Côte d’Or en 1996 (oui tu peux sourire cher.e lecteur.trice), d’être une marque engagée dans la valorisation de l’Afrique, sous l’angle culturel mais aussi nature (quel souvenir de ce partenariat avec Nicolas Hulot, déjà pris par la passion de la protection des richesses de notre planète…). Or aujourd’hui, lorsque je préconise aux marques une vision émotionnelle du marketing, il ne s’agit pas de mettre un peu d’émotion dans leurs campagnes marketing, ni plus simplement de mettre le client au centre.

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Le marketing émotionnel n’est pas une nouvelle technique (je le redis encore). Pas davantage que l’intelligence émotionnelle ne serait une nouvelle ressource à exploiter chez le salarié, la caissière d’Intermarché, ou le futur vendeur de solutions basées sur l’intelligence artificielle. De même, lorsque j’assiste au débat autour du social selling, je suis ébahi de constater le manque de profondeur des arguments et des réflexions proposées. Tout cela manque de philosophie ! L’idée de comprendre les choses dans leur globalité, d’avoir une approche holistique d’une marque et de sa clientèle, de ne plus regarder sa montre (de ne plus avoir de montre, sans doute), de ne plus compter ce que nous faisons aujourd’hui pour demain, tout cela m’inspire à aller voir ailleurs.

Dans un pays « far far away », peut-être, pourrions-nous penser aux humains, à leurs enfants, qui se réjouiront de la beauté de la vie et de la nature qui les entourent, et qui créeront de nouvelles richesses sans détruire pour autant l’existant. Je ne souhaite pas travailler autrement. Je souhaite développer le marketing émotionnel en France, pour ceux qui comprennent les enjeux majeurs qui les attendent.

Sans engagement, sans passion pour l’humain, la marque n’a pas de sens, et le marketing non plus.

Je vous souhaite une merveilleuse rentrée ! Aimez vos clients comme vous aimez la vie !

 

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CEO Eforbrands Consultant / Speaker / Formateur / Auteur du Marketing Emotionnel Fondateur du Club du Marketing Emotionnel - Intervenant pour l'ESSAC, le MSc MBA Inseec Paris et Sup Career en relation client, inbound marketing et stratégies de fidélisation. Auteur des livres : Tout savoir sur Le Marketing Emotionnel aux Editions Kawa - nov 2013 La Fidélité, du chaos à la zone de confort aux Editions Kawa - Janv 2017 Fondateur de LePartenariat et Eforbrands Rédacteur du blog du partenariat et du blog marketingemotionnel.com

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