Tous les articles classés dans : l’humain dans le marketing

Schumpeter à Luc Ferry : « je suis ton père Luc ! »… Inside l’innovation destructrice

La destruction créatrice de Schumpeter c’est d’abord une vision datant de 1920 (et développée par la suite) que le capitalisme sera écrasé, détruit par l’innovation, un jour ou l’autre. C’est aussi l’affirmation que l’innovation destituera les papes et les rois, et cette remise en cause des élites dominatrices de l’Europe pendant près de 20 siècles, est en pleine accélération, ce qui fait peur aux intellectuels de tout bord. Convenons-en, cher Luc Ferry, à la lecture de votre petit livre (déjà cité), on se prend à rêver d’un pouvoir rendu aux individus face au monstre capitaliste. Un court instant ! Etant plutôt optimiste par nature, je basculerai, à vous lire, dans le clan des idiots naïfs qui voient en l’innovation, le salut de l’homme, et son accession à un bien-être supérieur, tandis que la majorité de nos concitoyens serait plutôt versée au pessimisme imprimé par les médias redoutant, comme vous le prévoyez, leur disparition (et la nôtre par un curieux effet domino qu’il faudra m’expliquer un jour). Vous-même cher Luc, vous hésitez entre les deux faces …

Luc Ferry et l’innovation digitale… #Lapostelive via @GroupeLaPoste

 Ce matin Luc Ferry @FerryLuc avait envie de dire ce qu’il a écrit dans un petit livre (que nous avons reçu en cadeau – merci !) : l’innovation est source de peur et de destruction d’emploi ! Bien sûr, il avait aussi intérêt à déclarer que c’était un formidable challenge pour nos sociétés européennes que d’essayer de suivre le rythme, et que l’on devrait surtout se rendre compte qu’en 60 ans d’innovation, le niveau de vie des français (et des autres) a été multiplié par 3 (ce qui n’était encore jamais arrivé dans notre histoire). Oui le digital fait encore peur à certains, et les propos de Nick Leeder de Google ne sont pas totalement rassurant, même si on imagine assez mal ce que l’ogre du Big Data pourrait bien faire d’intéressant de mes préférences vidéo ou de mes recherches de mots clés. Mais l’innovation est-elle destructrice ou créatrice de valeurs ? ou encore les deux ?… On ne peut pas laisser dire que Amazon va tuer les libraires comme il a tué les disquaires et …

L’humain avant tout ! (merci Xavier et Henri)

Et voilà ! Demain est devenu aujourd’hui et nous nous demandons tous ce qui a changé, ce qui va changer… Alors j’ai envie de redire que l’humain doit être placé en tête (et au coeur) de toues nos réflexions, de tous les regards que nous portons sur la société dans laquelle nous vivons, qu’on l’appelle la France ou qu’elle soit une entreprise, une association, un projet quelconque impliquant les autres. Et dans le marketing ? Est-ce qu’on pourrait aussi tout voir, tout penser, tout expliquer à partir de l’humain ? Bien entendu, cher lecteur, tu sais quel est mon engagement en la matière. Alors ce matin, j’ai envie de rendre hommage à deux personnes qui ont eu cette ouverture lors de notre rencontre, que je prône, que je défends et qui me semble pourtant aussi évidente que cet élan fraternel qui a envahi nos villes et nos coeurs hier. Il y a un peu plus de 2 ans maintenant, j’ai eu le plaisir de m’adresser à deux inconnus (au sens où eux ne me connaissaient …

Vivement demain ! (why I love tomorrow even more now than yesterday…)

Vivement demain ! (est-ce qu’on pourrait écrire vivement Dimanche ? est-ce daté ? ou inspiré ?…) Une semaine à parler de l’humain dans le marketing, du futur, de l’urgence de regarder devant soi et de ne plus vouloir faire comme avant, comme on a toujours fait. Le futur fait peur, demain a été effrayant depuis mercredi et la mise à mort des symboles de l’impertinence absolue. Et nous entendons aujourd’hui qu’après le rassemblement massif des français (mais pas qu’eux) autour des valeurs humanistes, libertaires et républicaines, rien ne sera plus jamais comme avant… Il y aura eu un avant Charlie, c’est évident… Mais que ferons-nous après ? Et serions-nous pertinents ? A l’heure où l’on évoque des failles, des erreurs pour répondre à l’angoissante question du pourquoi n’a-t-on pas pu prévoir ce drame, j’ai entendu une explication pertinente : « nous avions les informations, beaucoup d’informations, toute la data, mais nous avons certainement fait une erreur d’analyse ». La data n’est pas l’intelligence ! Si seulement les marketers pouvaient prendre exemple sur le peuple et son bon sens : rien …

Réussir avec un marketing responsable : un an après !

Quelle bonne surprise de revoir Elisabeth Reiss hier lors de la journée Adetem Marketing Factory 2014 ! Le temps de faire un point sur les avancées de la plateforme réussir pour un marketing responsable et d’entendre que 30% des français font attention à ne pas acheter de marques issues d’entreprise dans ils réprouvent les agissements (non responsables) et que cela pourra conduire à la disparition de plus de 70% des marques en question !… Eloquent non ? Mais restons positifs et constatons qu’il y a de nombreuses marques qui vont prennent ce virage de la responsabilité dont on trouvera avec plaisir de très beaux exemples (expliqués par des fiches de bonnes pratiques) sur le site plateforme: http://www.reussir-avec-un-marketing-responsable.org Un exemple qui retient mon attention : celui de Ekyog, marque de textile éthique lancée par Nathalie Lebas-Vautier. Une jolie marque pour des femmes positives (mais aussi des hommes non ?) et qui affiche des engagements forts depuis sa création. Notamment l’association Terre d’Ekyog (http://www.terredekyog.org) qui aide les producteurs et qui protège aussi l’environnement de la planète via des …

et si la data créait de nouvelles rencontres ? #datajob2014

A peine arrivé ce matin sur la conférence Datajob 2014, je découvre MFG Labs et entame une discussion animée avec de jeunes data scientist prêts à en découdre : première surprise ! Julien Laugel me répond avec simplicité et passion sur les avancées que les modèles mathématiques et le traitement massif des data pourront apportés au marketing. Lorsque je lui expose le lamentable résultat proposé par Booking (cf une note du blog), il en convient et m’assure que ce n’est pas du tout ce que propose MFG Labs (récemment racheté par Havas);  pas plus que le RTB n’est une solution réelle au problème des invendus publicitaires des sites média. Bref ! Nous sommes à la fois d’accord et pas d’accord : non, on ne revit pas chaque jour mais l’exploitation des statistiques ne fait qu’améliorer un score prédictif souvent extrêmement incertain. Oui on pourrait analyser les données fournies par une communauté de fidèles inscrites sur la plate-forme MyWarner, et d’une part, s’adresser plus personnellement à chacun des membres, d’autre part les récompenser par des contenus …

L’émotion au #MarketingDay ? part 1 : qu’en penses-tu Nao ?

Aujourd’hui c’était le Marketing Day 2014 ! De belles keynotes et de belles tables rondes ont animé la journée et proposer des sujets de réflexion sur les futurs du marketing. Naturellement quelques « partenaires » exposaient les dernières nouveautés en matière d’expérience client et/ou de technologie connectée et digitale, qui vont (encore) changer nos vies de consommateurs. Parmi ces trouvailles, un charmant robot répondant au prénom de NAO aura fait une courte mais remarquée intervention sur scène, proposant de prendre la place de l’animateur, y compris en anglais ! Drôle et interactif, le robot nous interpelle… va-t-il bientôt remplace les écrans d’accueil dans les magasins, les hôtels, les boutiques ou les banques ?… Et comment fera-t-il pour lire nos émotions au-delà de la reconnaissance vocale ou faciale ? Posons-lui la question ? Que pense-t-il du marketing émotionnel ?…

Pourquoi j’aime Easiware ?… expérience d’une rencontre pétillante ! @easiware

Décidément je ne recule devant aucun challenge en ce moment !… Aller parler de marketing émotionnel à un responsable de la grande distribution ou à un éditeur de solution CRM n’est pas d’une folle évidence. Et pourtant ! Ce matin, on avait prévu 30 minutes pour évoquer ce que le partenariat pouvait éventuellement apporté à Easiware (et réciproquement), à la condition d’être efficace, cela semblait suffisant tant à Loïc qu’à moi. Erreur ! Alors que ce rendez-vous est à cataloguer dans la case R1 (pour premier rdv commercial), nous en avons fait une discussion passionnante et prometteuse. Et non, il n’est sorti de presque 2h de dialogue, aucune proposition élaborée et encore moins chiffrée ! Du temps perdu, pourriez-vous répondre, si vous étiez encore adepte des méthodes commerciales classiques, si vous mettiez le pied dans la porte et si vous reveniez par la fenêtre à la moindre occasion ? Au contraire, un temps ultra précieux qui nous aura permis une réelle découverte, en toute transparence, en toute confiance, de nos parcours, de notre vision de la relation …

Les 5 erreurs majeures de la relation client : vers l’intelligence conversationnelle

La fête est finie ! Enfin, celle de la relation client organisée par l’AFRC, qui a pris fin hier et qui s’est conclue par la présentation d’un observatoire du digital (de la relation client digitale) mettant en évidence que tout reste à faire. Observer les comportements des clients et présenter des tendances est un exercice périlleux. Surtout quand les personnes qui assistent à cette présentation de résultats pourtant à la fois simples à lire et difficiles à contester, les lisent avec leur  lourd « background » de marketer. On pourrait ainsi se poser une question existentielle (merci Anne-Catherine) : sont-ils venus pour apprendre quelque chose de nouveau ou veulent-ils conforter à tout prix ce qu’ils croient savoir ? Ainsi lorsqu’on leur montre (chiffres à l’appui) que seuls 30% des clients sont véritablement prêts à avoir une relation digitale avec les marques, pourquoi se demandent-ils qui sont ces clients, en termes d’âge, de CSP, de géographie, d’équipement, bref d’autant de critères qui n’existent pas (ou plus) ? Sabrina, pourrait leur répondre qu’elle fait confiance à AirBnB mais pas …

Dieu est-il technologie ? ou comment l’intelligence artificielle peut-elle dépasser la mort de l’humain…

Cher lecteur, je résiste pas, ce matin, à l’envie de partager ma lecture d’un article extraordinaire paru dans Courrier International (N°1248) cette semaine, titré Martine RothBlatt, trans-tout. Au-délà du parcours exceptionnel de cet homme devenu la femme CEO la mieux payée des Etats-Unis, avec quelques 38 millions de dollars l’an dernier, Martin/ Martine s’est lancé d’abord dans les Biotech (pour tenter de trouver un médicament pour l’un de ses enfants) et depuis 2004 dans une fondation d’un genre… transfuturiste ! Terasem, c’est le nom de la fondation, a pour vision un monde où l’homme dépassera la tragédie de sa mort grâce à l’avancée technologique et aux robots dans lesquels on pourra le recréer et ainsi lui donner accès à l’immortalité numérique. Il faudrait donc que l’intelligence artificielle permette de reproduire la complexité de notre cerveau. Mais pas seulement ! Il faut aussi que cette intelligence artificielle ne débouche pas sur un clonage, une sorte de tous pareils, mais bien au contraire le respect de la diversité, de l’identité parfaite de chaque individu. Ainsi Martine a déjà …