Auteur : Patrice

Combien rapporte un fan pour une marque ?… 175 $ !

Ah oui ?!.. C’est ce que montre une étude US publiée par Syncapse NY et reprise aujourd’hui par le très sérieux magazine LSA. Depuis le temps qu’on en parle et que les marketeurs frileux nous soutiennent que le business n’est pas sur Facebook… Merci de nous rappeler que la réalité est bien présente dans les comportements d’achat des facebookeurs : cad d’une très large part de la population active. Il faut évidemment nuancer selon les marques, ou les catégories et se dire aussi que si les consommateurs américains suivent les marques très activement et s’engagent plus vivement dans la relation sur Facebook, cela ne signifie pas qu’en France les résultats seraient très différents. Un petit tableau pour voir les résultats des grandes marques : hum… chez BMW le fan rapporte + de 1600 $ !! pas si mal…

Label 5 lance sa WorldmiXperience !

Ah le beau sujet ! Comment relancer l’intérêt autour de cette marque omniprésente en hypermarchés et autres lieux de la grande distribution ? Allez, chers étudiants, faites preuve d’un peu d’imagination !… La réponse ?… Storytelling et utilisation des réseaux sociaux, en imaginant une web series de dimension mondiale ! Où ? à New York city of course ! Where else ?… Vous n’avez pas eu 18/20 avec cette idée qui fera du buzz ?… Dommage ! Après avoir participé au concours photo Catch the Five, les 5 candidats sélectionnés pour représenter les marchés majeurs de Label 5, ont 5 jours à vivre à New York et 5 challenges à relever et à raconter auprès du public inscrits sur Facebook ou sur Twitter. Tu kiffes Dominique ?… 😉 Voir la vidéo ici ! Et si vous préférez une communication de marque plus « culturelle », vous pouvez aussi suivre le parcours de la Redball à Paris depuis le 18 avril et qui se baladera aujourd’hui sur la Seine ! (sur Facebook) Redball project est une opération événementielle …

Brand Culture (suite) : la conférence de Daniel Bô

Très bonne conférence de Daniel Bô ce matin au Salon SEMO à la porte de Versailles, à l’occasion de la sortie de son deuxième livre, chez Dunod, Brand Culture. Il est évident pour tout le monde du marketing que les marques doivent raconter une histoire, et aussi définir un univers de marque dans lequel s’inscrivent leurs valeurs. De là à en parler comme d’une culture il restait encore un pas à franchir. C’est fait ! Et Pascal Somarriba qui intervenait sur cette conférence, nous a brillamment expliqué que cette vision culturelle du rôle de la marque, de son essence même, provenait le plus souvent du fondateur de l’entreprise, voire du directeur artistique (lorsqu’il y en a un, comme par exemple dans les maisons de mode ou du luxe). Il y aurait désormais deux sortes d’experts marketing : ceux qui maîtrisent les chiffres et ont une vision très CRM de la marque, et ceux qui ont une vision artistique, littéraire du marketing, et qui pensent et définissent la marque comme un lien culturel. Ces deux compétences …

La génération Y en mal d’émotions ?…

Tu crois ?.. Le dossier de Marketing Direct daté avril-mai qui vient de paraître tente de nous en convaincre avec de nombreux exemples : « Ils attendent du web de l’émotion, de la récréation, de la création et des interactions. Bref, tout ce qu’ils ne trouvent pas dans une société en crise (laquelle ?). Pour séduire ces jeunes actifs, les marques ne peuvent plus se contenter de vendre un produit, mais elles doivent leur faire vivre une expérience. » Je rêve ou on dirait un extrait de mon cours ?!… Pour mieux cibler la génération Y, Ubisoft France, mise notamment sur les nouveaux relais de communication comme les Youtubers : « Ils ressemblent beaucoup à nos fans et nos joueurs s’abonnent à leurs chaînes et s’identifient à eux. Nous sommes dans une logique de teasing et d’animation de la communauté de fans. Ce sont des passionnés et un passionné le reste toute l’année. » Communauté de fans ou tribus, les passionnés se rassemblent via le web et les réseaux sociaux. On le savait, on pouvait le voir, le phénomène …

Que sont devenus nos « vrais » amis ?

  Nescafé lance une web série sur une chaîne Youtube dédiée ayant pour thème la rencontre autour d’un café. Pas n’importe quelle rencontre, mais la vraie rencontre avec nos amis présents sur Facebook. Que se passe-t-il lorsque Arnaud sonne à la porte d’un ou d’une ami(e) avec deux mugs de Nescafé ? C’est filmé en GoPro (placement de produit ou branchitude induite de la marque ?) et ça se veut convivial et souriant (je n’ose pas écrire drôle ou décalé… on ne sait jamais).   Alors Arnaud, dis-nous si tes « amis » ont kiffé ta visite surprise !… ben, ça dépend en fait !… Qui visionnera toutes les rencontres ? ça pourrait être un jeu non ? avec un cadeau pour ceux qui commentent, ou qui transmettent, ou même une élection des meilleurs amis d’Arnaud… mais ça deviendrait trop commercial aussi ?… Découvrez Agathe, l’hôtesse de l’air de l’extrême !… Une belle surprise attend notre ami Arnaud.   Whaou ! Nescafé qui se prend pour Redbull ! C’est osé mais l’idée que l’amitié tient à des moments forts …

Transparence ou sincérité : les marques doivent-elles tout dire ?

La transparence est à l’ordre du jour, affaire Cahuzac en tête, affaire Spanghero dans l’assiette, tout le monde en débat avec ferveur et épouvante ! Alors qu’en est-il pour les marques ? Peuvent-elles être transparentes ? Leur sincérité déclarative peut-elle suffire à rétablir la confiance des consommateurs ? Dans une interview donnée à DocNews aujourd’hui, Thierry Wellhoff patron de l’agence Wellcom, donne sa vision de la mission d’une marque, de la difficulté à demeurer cohérent dans l’expression de ses valeurs face aux exigences toujours plus fortes des clients (il est l’auteur de « Les Valeurs » – Edition Eyrolles et de « L’entreprise en 80 valeurs » – Editions Liaisons) –  Extrait : Doc News : Les marques doivent-elles tout dire pour empêcher que leurs publics ne parlent à leur place ? Thierry Wellhoff : Je ne crois pas au concept de transparence. La transparence n’existe pas. Les entreprises se doivent de garder une certaine forme de confidentialité. Je crois par contre au concept de sincérité. On ne doit pas forcément tout dire, mais tout ce qu’on dit doit être …

Brand culture

Daniel Bô sort un nouveau livre consacré au Brand Content chez Dunod ce mois-ci. 4 ans après le premier constat que la marque devenait un média, nous sommes désormais confrontés aux marques « patrimoine culturel », ou encore aux marques pour lesquelles la production de « sens » et de « contenus » est aussi importante que la production de biens matériels. Le livre explique comment élaborer une stratégie culturelle pour une marque à partir des différents signes qu’elle émet aussi bien à partir de ses images / textes envoyés par message, qu’en intégrant les objets / produits ou les personnes / clients ou encore en se greffant sur les sonorités, les ambiances, les récits qui l’entourent. La marque est porteuse de sens et d’une histoire mais elle est aussi inscrite dans un contexte (historique, géographique, social) qui modifie ou enrichit sa mission. Ainsi l’exemple de la blague Carambar transformé en poisson d’avril cette année par Fred & Farid, prend toute sa signification. Comment l’annonce de la disparition des blagues Carambar de l’emballage de cette confiserie « mythique » a-t-elle pu engendrer une …

Courez vite pour un Magnum Kiss !

Elle est belle dans sa robe rouge (décidément une mode pour les marques dans leur communication) et elle court. Pourquoi ? Elle a reçu un mystérieux message sur son portable et elle laisse tout en plan pour traverser Paris vers une destination inconnue… Que de belles émotions ! Quel beau travail de storytelling autour de ces nouvelles glaces, très certainement issues de la boutique éphémère ouverte à Paris l’été dernier. Cette nouvelle gamme intitulée Five Kisses est l’expression du romantisme de la marque et de son public. Elle le traduit en images de cinéma, en vues des rues parisiennes et nous tient en haleine jusqu’à la rencontre finale… Ce film correspond parfaitement aux plaisirs d’une glace, aux émotions vécues et aux expériences partagées au cinéma comme dans nos balades à deux. Et puis les glaces sont aussi un hommage à la gastronomie française, aux plaisirs de la pâtisserie. Chacun choisira son parfum préféré en attendant la réouverture de la boutique Magnum cet été. Vivement le soleil !

Expérience client : les clés du succès (épisode 2)

Auriez-vous été capable de lancer le Slip Français ? A lire l’interview de Guillaume Gibault dans Dynamique Entrepreneuriale du mois d’avril, il fallait une bonne dose d’humour et de conviction. « Ma conviction est que pour lancer une marque, il faut raconter aux clients une belle histoire » déclare cet HEC à qui un ami a répliqué qu’on ne pouvait pas vendre n’importe quoi avec une histoire et certainement pas des slips ! Erreur aussitôt réparée puisque la marque créée en 2011 a déjà dépassé 300 K€ de CA l’année dernière… Son fondateur nous confie par ailleurs qu’il n’aurait jamais tenté cette aventure, s’il avait dû s’en tenir à des chiffres ou à une analyse du marché. Le succès s’est construit en jouant sur une image décalée, en parodiant la campagne présidentielle par exemple, et bien sûr, en créant un bouche à oreille positif. Mais si l’on peut séduire avec humour, peut-on aussi proposer des expériences client fun ? Oui encore eux ! A la question qu’est-ce qui plait tant dans votre marque, Michel répond : « les …

Candy est-elle trop sucrée ?

En découvrant la mini série de Prada autour de son nouveau parfum Candy, on a envie de sucre ! Curiosité iconoclaste dans un monde de parfumeurs misant habituellement sur les codes du luxe que sont les personnages éthérés inaccessibles et les décors de palace et autres scènes improbables tournées à Paris, les 3 petits films de Prada recèlent quelques images troublantes dans une vraie histoire (courte). Episode 1 : Candy aime le cinéma ! Faut-il comprendre que l’on peut ingurgiter un Banana Split en français dans le texte (?), et aussitôt se gaver de popcorn ? Candy serait-elle si gourmande qu’elle passe d’une sucrerie à une autre avec tant de bonheur et de légèreté ?.. Et les deux garçons ici en « concurrence » ne sont-ils pas les deux facettes du même jeune homme ? Comment préférer l’un à l’autre ? De la cruauté d’avoir à choisir, ou du luxe d’être en situation de le faire ? Ce qui nous renvoie, dans une lecture second degré de cet épisode, à l’idée de tester en situation, de prolonger …