Auteur : Patrice

Comment dépasser le listening ? #marketingday

Une vraie tendance du marketing provenant du digital ou de la digitalisation des parcours client, se cache derrière l’anglicisme so marketing : le Listening ! Nous avons désormais compris qu’il y avait un intérêt à écouter nos clients. Bonne nouvelle, des plateformes de listening et surtout des agences se sont développées et travaillent pour les marques de tous les secteurs. Ecouter les clients, cela permet très certainement de mieux les comprendre. Est-ce suffisant ? Faut-il se contenter de surveiller sa réputation ou celle des autres ? Pour les marques l’essentiel est souvent dans la comparaison avec les autres acteurs du marché. Est-ce que l’on parle mieux de ma marque et plus souvent que des autres ? Mes clients ont-ils postés des commentaires positifs et comment dois-je répondre à une prise de parole un peu trop provocante ? Dans ces cas là, écouter et identifier les conversations semblent un premier pas indispensable (que toutes ne font pas). Mais ce que Guilhem (@gfouetil) expose parfaitement sur la scène du Marketing Day 2016, c’est l’ambition de faire autre chose …

Acheter est-il un loisir ?

En lisant les chiffres fournis par LSA, j’en viens à me poser la question : est-ce que le e-commerce n’est pas tout simplement un divertissement ? Imaginons un instant que 70% des internautes ayant acheté un produit sur un site e-commerce l’ont fait avant de s’endormir, il nous restera à leur souhaiter de faire de beaux rêves !.. Oui, on doit vendre du rêve sur internet, et particulièrement sur la version 100% mobile de votre site ou via une Appli ergonomique et intuitive. Oui, les acheteurs qui profitent de leurs moments d’inoccupation (relative) sont ceux que l’on rangeait avant dans les impulsifs (voire compulsifs). Comment est-ce possible dans une époque que tous qualifient de course à la rationalité, à la comparaison des prix et à la déprime budgétaire ? L’idée principale de l’être humain / client du 21ème siècle est de se faire plaisir ! Rien d’autre, merci pour lui. D’autant plus que seul face à son écran (tablette, smartphone) il ou elle n’a rien à craindre. Ni le regard inquisiteur des autres, ni celui de la …

Je ne suis pas Donald !

Et c’est tout !.. Je ne suis pas d’accord avec environ toutes les idées du nouveau président des Etats-Unis, et en particulier, avec toutes celles qui stigmatisent les différences entres les humains que sont les citoyens de ce grand pays. Vous non plus, je m’en doute. De là, à considérer que 58 millions de gens sont des crétins, comme on le lit partout depuis hier, mais aussi bien avant le crash du 9 novembre, il y a un pas que je ne franchirais pas, justement pour l’humanité. Et c’est LA leçon marketing de cette élection. A prendre les gens pour des cons, on finit par perdre le pouvoir (et surtout leur confiance), pourtant si précieusement conservé par une élite bien-pensante et tellement supérieure. Exactement à la manière de tous les gourous du marketing qui s’adressent à des cibles en leur déballant leurs arguments hyper intelligents et irrésistibles. Oui les marketers, les experts, ont toujours cru qu’il était suffisant de créer l’illusion, de s’adresser à la ménagère de moins de 50 ans, ou à son morceau de …

Pourquoi je n’étais pas au #TEDxCEWomen ?

Non c’est vrai !? Deux raisons pratiques : d’une part, je n’étais pas invité comme speaker (ben oui, je ne suis pas assez connu pour ça… c’est juste normal), d’autre part, je n’ai pas été invité non plus par Martine (ni par d’autres femmes que je connais et que j’invite à nos AfterEmotionnels…). Rien de grave à cela… Pourquoi faudrait-il m’inviter ?.. C’est tout ? La vraie raison de ma non présence : je n’aime pas la normalité ! Je n’aime pas l’idée qu’on doive encore défendre les femmes face au machisme de la société, des entreprises, des candidats à la primaire de droite qui ont donné leurs parrainages à NKM pour qu’au moins « Les Républicains » ne soient pas uniquement représentés par des hommes. Je n’aime pas la parité. Je n’aime pas l’égalité non plus. A vrai dire, je ne sais pas ce que peut bien représenter cette valeur républicaine (hors du droit). J’ai été élevé par des femmes (mes grands-mères, mes nounous, et ma mère). Je vis avec des femmes, celle qui me supporte depuis toujours, …

Eforbrands is born !

Ne jamais dire jamais ! une résolution que vous avez oubliée, que j’ai oubliée et nous y voilà : je suis dans l’obligation de vous annoncer le lancement dans le monde du marketing d’une nouvelle marque et agence conseil : EforBrands ! Emotional Marketing for Brand Strategy pour le dire in english, my dear ! Si ma mère savait cela ! Enfin bon, puisque vous insistez, je vous le donne en mille  : nous proposons du conseil en marketing stratégique pour les marques. Pourquoi ? Parce que j’aime les marques ! Parce que j’aime les gens (qui accessoirement sont les clients des marques) ! Parce que je n’en peux plus de constater, de déplorer combien de marques font absolument n’importe quoi et que j’en suis arrivé à crier Stop le moche marketing ! Pourrons-nous faire mieux ? Oui ! Il suffira pour cela d’évaluer votre indice émotionnel et de concentrer nos efforts sur l’être humain qui souhaite, qui ose espérer de votre marque : Emotion, Exclusivité, Expérience et Engagement, d’une part, et, d’autre part, qui …

Je suis Daniel Blake !

C’est décidé je prends ce matin l’identité d’un désespéré de l’expérience client / consommateur / usager face à la redoutable bêtise des tenants de l’automatisation. Depuis plusieurs jours certains commentent avec passion les erreurs de la Fnac dans son parcours client qu’il soit dans ses magasins (cf Happy Week-end) ou sur son site e-commerce (cf l’article publié par Frédéric Doillon sur Linkedin). Broutilles mesdames messieurs ! Courrez voir « I, Daniel Blake », la Palme d’or du dernier Festival de Cannes, justement décernée à Ken Loach (pour la deuxième fois dans sa carrière) ! Parce que là tout de suite, on atteint le haut niveau de l’expérience ! Je ne vous raconterais pas le film ici, mais je tiens à vous alerter : c’est terrifiant ! Dan, en proie avec l’administration droite dans ses bottes, va lutter de toutes ses forces pour faire valoir son statut d’être humain : un combat féroce ! Mais au-delà des courts-circuits, des bugs et des fails qui le submergent, je pense que le message est ailleurs. Evidemment traiter la masse avec …

Happy week-end à la #Fnac ! Où est le Boss ?

Il fallait bien que ça arrive, je suis retourné à la Fnac ! Pour acheter d’abord et avant tout la bio du Boss ! Oui, je ne pouvais plus attendre, j’étais vraiment à la traîne et ma réputation de fan risquait fort d’être mise à mal sur les réseaux sociaux. J’ai donc acheté quelques CD (je dois vous préciser que si les vinyls sont bien plus tendances, j’hésite encore à ressortir mon album Born to run de sa cachette secrète…), pour ne pas repartir sans rien. Non, je ne vous dirais pas ici que bien souvent je tombe sur des perles inconnues ou presque, juste au feeling, sur un titre ou même un visuel… bref ! Je me dirige nonchalamment vers les caisses, et oh surprise, il y a un monde dingue ! ben oui, c’est Happy Week-end mon gars ! Tu aurais dû te douter que pour obtenir un bon d’achat valable dès le 2 novembre, le tout Paris serait là ! (hum… sais-tu chère Fnac qu’au même instant, Amazon supprime progressivement toute forme de …

Lucy et le darwinisme du partage

Quand Philippe s’est mis à quatre pattes lundi au début de son intervention sur le partage comme moteur de développement du business des start-ups, je me suis fait surprendre ! Oui Lucy, notre ancètre est tombé d’un arbre bien avant la pomme de Newton ! Effectivement lorsque l’humain s’est dressé sur 2 pattes, il a gagné deux mains et plus tard des outils, mais il a perdu un peu d’équilibre et d’agilité. L’évolution de l’humain, lui a permis progressivement de développer son cerveau, son intelligence émotionnelle et sa communication. Après avoir utilisé sa bouche pour transmettre des messages, après la mise au point d’une langue propre à chaque tribu, chaque région, il s’est mis à raconter des histoires. De la tradition orale il en est vite venu à la transmission par l’écrit, et Gutemberg a démultiplié la puissance de l’écrit mais aussi de la lecture. Aujourd’hui le partage est propulsé au rang d’objectif majeur pour les marques mais aussi pour les humains. Or ce partage provient d’un nouvel outil qui prolonge notre main et notre cerveau …

Le patron et la brique de lait : la fin du prix

Quand je pense que j’explique depuis longtemps que le prix n’existe pas ! Oui le client n’achète pas un prix. Jamais ! Il achète soit une expérience (d’où la ruée vers l’expérience client) soit une histoire en laquelle il croit (d’où une autre ruée vers le storytelling), soit enfin, un engagement, une mission sociale (et là il n’y a pas grand monde pour suivre…). Alors quand on interroge les français au sujet du prix du litre de lait, ce produit devenu symbole de la disparition de nos agriculteurs et de l’indécence doublée d’incompétence des commissions européennes ou gouvernementales, ils répondent joyeusement : on veut payer 99 centimes dès lors que l’éleveur de nos vaches en retire 39 centimes pour lui. Et en bonus, on voudrait ajouter 2 centimes pour lui payer des vacances ! Incroyable non ? 12 centimes de plus que l’accord obtenu après des luttes d’un autre siècle avec le numéro un mondial Lactalis ! Oui cela fait près de 40% d’augmentation sur le revenu ! Alors pourquoi ça marche ? Simplement parce …

L’engagement émotionnel en 3 mots

Une matinée consacrée à l’émotionnel avec de nouvelles approches pour les études marketing, c’était un très bon moment. Merci à l’Adetem (@adetem) ! Et comme souvent, j’ai eu le plaisir d’être assis à côté d’un très sympathique spécialiste de l’émotion. Je ne vous cacherais pas que la présentation de Grégoire et Matthieu de Q Emotion (@qemotionapp)m’a beaucoup plue, même si l’introduction du sujet de la perception émotionnelle de la réalité par un anthropologue (Sylvain) avait mis la barre assez haut. J’ai donc pris des notes (pour une fois). Oui Axel (@AdeMarles), en les inscrivant via mon clavier dans la mémoire de mon ordinateur, j’ai en quelque sort évacué toute trace d’émotion. Alors, lorsque je me retrouve à l’instant face au défi d’écrire une histoire en 3 mots clés, à quoi peuvent bien me servir ces notes ? Et si elles avaient été transcrites dans un cahier, le souvenir de l’expérience serait-il différent ? Mon ressenti émotionnel prend toujours le dessus sur une relecture détachée de mots projetés sur une page blanche. Il ne peut en être autrement. Si …