Tous les articles classés dans : l’humain dans le marketing

Pourquoi devenir instituteur ? De la constance dans les valeurs…

En lisant cet article dans la partie « Sow Life » de Clés, je ne peux que penser à mon ami et voisin Jean-Noël. Lui aussi est passé brutalement de trader à instituteur ! Un choc financier, une révolution culturelle ? Pourquoi ?… Gilles Vernet, pendant le 11 septembre reçoit l’ordre de son patron de vendre les actions des compagnies aériennes et d’assurance (qui vont plonger) et ressent comme une explosion : « j’étais tétanisé par son inhumanité, estomaqué par son cynisme ». Plus tard, il veut quitter son job de millionnaire pour s’occuper de sa mère touchée par une maladie incurable (ce qui le perturbe et lui fait commettre des erreurs). Il n’en peut plus. En réponse on lui propose un poste aux Caymans ! Dégoût, horreur ! Et là, c’est la fin de sa carrière dans la finance ! Terminé ! Jean-No aussi en a eu marre de ce manque de valeurs humaines. Il a 5 enfants et il aime s’en occuper. Il aime aussi l’idée de transmettre un peu de son savoir aux enfants. Comme lui …

Babyloan fête ses 5 ans et annonce la révolution solidaire !

Bravo à cette magnifique aventure qui change la donne dans le crowdfunding et le micro-crédit depuis déjà 5 ans. Pensez qu’en 5 ans près de 26 000 babayloaniens auront permis de financer quelques 14 900 projets en prêtant à taux zéro plus de 6 millions d’euros ! Un engouement formidable alors même que les généreux préteurs versent des sommes limitées à 250 euros. Pour l’instant, car, comme Arnaud Poissonnier, le président fondateur de Babyloan, nous le révélait hier soir, les choses pourraient bien changer sous l’impulsion de la ministre de l’économie numérique Fleur Pellerin. De nouveaux projets et une ouverture de capital en direction des membres de Babyloan, devrait permettre à la plateforme la plus innovante sur le micro-crédit de faire un bond en avant, dès l’année prochaine. Le dynamisme de Babyloan est illustré par l’opération défi solidaire lancée en 2012 et qui prend le nom évocateur de Révolution Solidaire cette année. En novembre prochain, à partir du 15 et pour une dizaine de jours, vous pourrez découvrir et financer de belles histoires et de …

Avec Ray-Ban, Amélie rêve en grand !

Envision la plateforme lancée en avril par la célèbre marque de lunettes de soleil Ray-Ban, proposait aux internautes de rêver en grand. Avec une promesse généreuse pour le projet le plus fou : qu’il se réalise par l’intermédiaire de la marque. Et qui a gagné ? Amélie ! Amélie rêvait alors d’un concert SUR la mer ! Un concert gratuit pour tous ceux qui voudront bien nettoyer la plage avant (ou la mer). Bravo Amélie ! Ray-Ban en partenariat avec la Surfrider Foundation a donc organisé ce concert en juillet dernier à Marseille et c’était… grand ! Ca, c’était version « Emilie » de l’opération Envision. Dans la version originale, Ray-Ban propose d’abord aux internautes de nous révéler quel est leur Element : « Nous sommes partis en quête d’individus qui ont trouvé le but de leur vie… et qui se tiennent à leur vision. The Envision Series décrit ces hommes et femmes. Regardez, trouvez l’inspiration, et à votre tour de montrer au monde qui vous êtes. Racontez-nous ce que vous avez toujours voulu faire. » Des histoires venues …

Les marques coach

J’en parle depuis l’année dernière : les marques sont quelques fois des coachs personnels pour les consommateurs (ou prétendent l’être – ce qui n’est pas toujours ce qu’en attendent leurs clients). Marketing Magazine en a fait un dossier dans son numéro de rentrée des classes ! Formidable !… Babolat, Lacoste, Nivéa, Adidas, Leroy Merlin, Blédina, Contrex… ouf, la liste est encore longue des marques qui tentent de nous donner des conseils et de nous accompagner pour mieux vivre ! Mais nous aident-elles vraiment dans la réalisation de notre moi ? Robert Ebguy, sociologue cité par MM : « Les marques sont devenues des révélatrices d’existence. Elles offrent de l’expérience, des émotions… Par elles, on s’intègre et on s’identifie. Mais on est surtout reconnu, on devient quelqu’un facilement. » Ah ! Quand je vous dis que le marketing est émotionnel (ou n’a pas d’intérêt pour les humains) ! Et vous, quelle est votre marque coach pour la rentrée ?

Ernest fait du marketing !

Au début, je lui ai glissé avec un sourire : « Ah… Ernest comme Hemingway ! ».. Bof ! Et puis il a démarré sa Landrover (qu’il a transformé en son « bureau ») et nous avons mis le cap sur Sandwich Harbour (en Namibie pour les géographes débutants). Après quelques arrêts en cours de route, soit pour ramasser un résidu en plastique (aussitôt rangé dans le bureau) soit pour nous expliquer comment cette plante capture toute l’humidité apportée par l’Océan pour la retenir dans ses minuscules feuilles dont se nourrissent les Springbok (antilopes superbes emblématiques de l’Afrique du Sud et présentes partout en Namibie), on a vite compris qu’Ernest est un guide passionné par son pays, la flore et la faune n’ayant pas plus de secret pour lui que le chemin qu’il suit au coeur des dunes du Namib. Ernest sait transmettre sa passion et on comprend pourquoi il en a fait son métier. Alors pourquoi Ernest ferait-il du marketing ? A la fin de cette magnifique journée qu’il aura nourri de sa connaissance, me faisant vivre une …

Et vous, que ferez-vous de votre dernier carré ?

Oh la (très) belle opération ! Une superbe démonstration de Milka pour comprendre que le partage n’est possible qu’avec des gens qu’on aime, ou qui sont nos amis… Et encore, personnellement, je ne partage pas ! Enfin pas mon chocolat, qui n’est pas au lait, mais quand même ! Osons la tendresse avec le dernier carré et voyons si le choix des enfants comme vecteur du message est judicieux. Qu’en pensez-vous ? Oui, je sais qu’ils sont la cible principale de la marque – c’est écrit dans les livres. Mais justement, les sujets du partage et de la tendresse sont-ils vraiment enfantins ? Ce qui semble si évident à un enfant (via une vidéo au montage trop évident pour être totalement authentique) l’est-il pour des adultes ? Le partage est l’étape ultime du marketing émotionnel. On ne partage pas sans avoir confiance ; confiance dans la marque (le chocolat Milka ici) et bien entendu confiance dans l’autre ou les autres lorsqu’il s’agit de personnes (ce qui pose la question de la confiance que nous avons …

Trust me : be a customer company !

  Bien sûr, nous avons entendu le message depuis quelques temps et les services marketing sont désormais nourris de brouhaha autour du customer centric. Le client d’abord ! Le client au coeur de toute stratégie marketing, de la co-création au co-marketing, sans oublier d’écouter ce que les clients auraient à dire, la révolution culturelle est en marche… Bien ! Mais comment faire ? Comment tout changer dans les organisations et en combien de temps ? Hâtez-vous ! Ici un clin d’oeil en direction de mes chers étudiants qui se précipitent à J-1 sur ce blog… Seriez-vous early adopters ou plutôt retardataires ?… Le consommateur voit dans les objets une prolongation du soi et partant de là, son rapport aux marques évoluent dans le même chaos espace-temps (ou la même fluidité temporelle) en passant d’un clic ou d’un battement de cil du monde physique au virtuel. Mais qui est-il ? Est-il défini par ce qu’il possède ou par ce qu’il utilise ? Doit-on encore croire Jean-Paul Sartre qui disait dans l’être et le néant : « la …

Besoin ou désir : acte 2

Le désir est-il dans la possession d’objets ou dans l’appartenance sociale, l’intégration à la tribu ? La vision tribale des clients de la marque change en effet les perspectives de la relation. Or nos comportements de consommateur sont très largement inspirés de comportement tribaux. Adoration de la marque pour les ambassadeurs, lieux de culte de la marque pour ceux qui fréquentent les concept store comme les boutiques éphémères, ou encore les « events » VIP, et bien entendu impatience affichée pour la nouveauté, la nouvelle collection de la marque. Autant d’attitudes révélant et regroupant les individus au-delà de toute considération économique (budget, âge, géographie, activité..) qui constituent le socle d’une existence sociale des marques. Mais quelle définition du désir retenons-nous pour le marketing ? Le désir est originel de toute relation humaine et donc sociale. Le désir est sensuel, le désir est charnel, le désir est passionnel dans ce qu’il projette nos perceptions du soi et du nous dans la relation à l’autre. Il en est de même pour les objets qui nous définissent. La valeur que …

Besoins et désirs

Tout est dit par deux auteurs cités dans ‘la consommation et ses sociologies’ ouvrage court mais très dense de Benoît Heilbrunn (professeur marketing de ESCP Europe et de l’IFM). Ainsi George-Hubert de Radkowski, dans ‘les jeux du désir’ :  » toute société humaine fonctionne comme un rigoureux et implacable dispositif à piéger le désir en le travestissant en besoin, elle l’institutionnalise, le rend obligatoire, en même temps qu’elle le banalise, le rend commun’. Et d’ajouter à ce constat, selon Fernando Pessoa, ‘tout le mal du romantisme provient de la confusion entre ce qui nous est nécessaire et ce que nous désirons… Il est humain de vouloir ce qui nous est nécessaire, et il est humain aussi de désirer, non ce qui nous est nécessaire, mais ce que nous trouvons désirable. » Ainsi si les marques se contentent de répondre à nos besoins ; elles négligent nos désirs.., Dommage non ?…

Why do we need to share our differences ?

« Lets share what makes us different because everyone can already see what makes us the same », wrote Simon Sinek yesterday. And that is certainly inspiring to me. Yes I agree that what makes us different is what we seek in each other, as a human been. But more connected to marketing goals, we should realize that the reason why a customer is buying any kind of product or service, is precisely because he thinks it is different ! So why would he share anything but the very different product he has founded ? Why would he even talk about (or write) something we all know to be common ? In the « Purple Cow » Seth Godin explained in 2002 (ten years already !) the your brand, your product need to be remarkable to survive, to exist and to be loved by consumers. He told us that to be successful we had to be remarkable ! How would we do that, by the way ? « Remarkable has nothing to do with the marketer. Remarkable is in the …