Auteur : Patrice

Faut-il apprendre avant d’agir ou apprendre dans l’action ?…

Tout va de plus en plus vite, y compris l’apprentissage ! Mais à peine leur diplôme en poche, nos étudiants talentueux et fougueux, se font gentiment renvoyer à leurs études, faute d’expérience… Désolation ! Ne pourrait-on pas leur confier de nouveaux projets, comptant ainsi sur leur créativité et leur dynamisme ? Un peu de fraîcheur dans un monde de brutes ! Si vous lisiez la Harvard Business Review, vous seriez bientôt séduits par ce nouveau principe de développement de projet qui semble le seul adapté à un environnement où l’imprévisible est de loin plus probable que les prévisions les plus fines, ou l’expérience du passé est semble-t-il dépassée… Rien n’étant égal par ailleurs, il s’agit d’être prêt à l’imprévu ! Et la meilleure méthode pour trouver la bonne idée dans ces conditions se résume en trois petits points : 1 – Agir 2 – Apprendre 3 – Construire en recommençant autant de fois que nécessaire les étapes 1 et 2 (jusqu’à obtention du concept final) ! Vous pouvez oublier tout ce que vous aviez appris avant …

De l’éphémère au permanent ??… et si on prenait un @Curly en attendant…

Allez, on débute par une petite citation de Bossuet sur la permanence : « L’homme sage est permanent comme le soleil ; le fou change comme la lune. » dans Politique. Oui mais encore ?… « Rien n’est permanent, sauf le changement. » déclarait Héraclite. Nombreux seraient ceux pour affirmer qu’aujourd’hui le changement est dû à la technologie, alors qu’il semble bien être également dans les comportements évolutifs de l’Homme face à la rupture de son espace temps traditionnel (plus l’humain vit vieux et plus il vit de changements de temps). Ainsi faire le tour du monde devient banal (on pourrait même le faire sur l’un des nombreux blogs consacrés à ce rite moderne), de même que dialoguer avec tous ses amis éparpillés aux quatre coins de la planète n’est guère plus difficile que de passer d’un marché financier à l’autre. Nous sommes partout à la fois, et toujours disponible où que nous soyons… Alors que deviennent nos relations ? Aurons-nous encore des amis (en vrai) à l’ère du tweet et du hashtag à tout va ? Si t’as pas d’ami, prends un Curly …

Et si vous demandiez à votre client de se déshabiller ? (vive l’été via @Dim_zen)

Ce cher Nedim me renvoie aux années 60 ce matin lorsque je lui fais remarquer que révéler son intimité demande une certaine confiance, à mon sens bien supérieure à celle induite par le partage ! Comme il a raison ! ‘Se mettre à poil’, comme d’ailleurs la libéralisation des moeurs, remonte en effet à cette folle période qui ont vu les USA imprimer une réelle révolution dans la relation humaine et particulièrement sur la place de la sexualité et de la relation amoureuse dans la vie quotidienne. Woodstock revival ! L’émancipation des femmes est d’ailleurs à situer post seconde guerre mondiale (on rappellera qu’en France le droit de vote des femmes date de 1945, de 1974 au Portugal et de 1999 au Qatar), comme en atteste le droit de travailler sans avoir à demander l’accord de son mari, acté par la loi française en 1965 seulement ! Alors qu’en est-il de l’effeuillage, du strip-tease ? D’après Wikipédia, cette parade ou danse langoureuse, apparaît en France au tout début du 20ème siècle et investit rapidement les cabarets parisiens, s’attirant les …

Le marketing des anciens combattants : décryptage

J’en parlais il y a quelques jours déjà, mais voilà qu’hier, jour de célébration de la prise de la Bastille par les révolutionnaires, la Tour Eiffel s’embrasait de toute sa hauteur pour le centenaire de la guerre de 14 !… Du jamais vu, un pur spectacle ! Oui, j’ai bien entendu, j’ai bien compris que, dans un esprit de paix, notre pays a fêté dans un son et lumière magnifique le début d’une guerre qui aura fait des millions de morts en Europe ! C’est beau l’histoire… Pourtant, je me demande une nouvelle fois, ce que l’on a à vendre derrière ce storytelling pathétique ? La France courageuse, la France qui se bat pour sa liberté, la France qui a de belles plages pour un débarquement (70 ans largement fêtés en juin y compris avec Poutine !), ou la France des chars Leclerc ou des Rafales invendables ?… Avec 42 milliards d’euros et 275 000 personnes concernées par le premier budget de l’état (presque 14% des dépenses publiques !), avec un rang de 4ème exportateur mondial d’armes …

Pourquoi les marques nous font-elles pleurer (comme des brésiliens) ? Are emotional ads a trend ?

Dans un excellent article de fond enrichi de nombreuses vidéos désormais classiques du marketing émotionnel, Fastcocreate.com, fournit une analyse détaillée de cette tendance qu’ont les marques américaines à confondre émotions et larmes. Pourquoi faudrait-il que nous soyons touchés uniquement lorsque nous ressentons par compassion une soudaine envie de pleurer ? Ne pourrait-on pas continuer à aimer les marques qui nous font rire aussi ? Autrement dit, partage-t-on mieux les larmes et les sentiments mielleux que les rires et les joies collectives ? Notre intelligence émotionnelle nous fait ressentir les choses gaies ou tristes avec la même acuité. La différence est-elle dans ce que nous aurions davantage envie d’aller vers les autres, lorsque nous en venons à pleurer, incapables de retenir une petite larme ? Nous souvenons-nous plus longtemps, plus fortement de nos peines plutôt que de nos bons moments ? Faut-il encore croire que le malheur des uns ferait le bonheur des autres (au-delà du spectacle des vaincus brésiliens et des vainqueurs allemands conscients de l’énormité de la peine infligée par un match où le …

Under the skin : film émotionnel de l’année ?

Une ambiance écossaise glaciale pour accueillir sur terre Scarlett Johansson et un voyage dans l’incroyable dureté des relations humaines de notre époque, forment un décor sombre pour le film de Jonathan Glazer, sorti (enfin) sur nos écrans. Ca coupe le souffle, un peu comme une œuvre d’art contemporain qu’on aurait du mal à expliquer et qui pourtant nous bouge intérieurement. Mais faut-il tout expliquer ou tout comprendre ? Chacun se livrera à son interprétation, en laissant derrière lui une posture intellectuelle hors de propos. Il ne s’agit finalement pas forcément de philosophie (la mort prend-elle le dessus sur la vie comme dans une lutte entre le noir et le blanc au coeur de l’hiver écossais, l’homme doté de sa moto est-il supérieur à la femme errant à pied dans la forêt ? le rouge des lèvres de Scarlett et le bleu de ses yeux sont-ils notre dernier espoir ? etc…) mais davantage de la quête impossible d’une relation affective pure. Il s’agit surtout de ressentir ce que vit le personnage principal. Est-ce l’amour que l’alien, magnifié par …

3 petits chiffres pour les marques qui comptent (via @agencedagobert)

A l’heure de plancher sur une nouvelle stratégie pour sauver les marques, les agences et les consultants cherchent et trouvent des chiffres pour appuyer leurs thèses et, sans doute, pour convaincre. Serions-nous davantage convaincus par de bons gros chiffres ? Pas sûr ?… Si j’en crois la présentation publiée par l’agence Dagobert, la réponse est oui ! Partant du constat alarmant (mais guère nouveau) que près de 90% des européens verraient les marques disparaître sans que cela ne les perturbe aucunement, il est clair qu’il est urgent de démontrer que tout n’est pas perdu… pour les marques. Heureusement, en interrogeant les consommateurs, on peut encore entrevoir des motifs d’espoir : ouf ! Les voici résumés en 3 chiffres (extraits de cette belle présentation publiée par INfluencia la semaine dernière) : La marque doit s’engager à améliorer la vie de ses clients : la marque doit devenir responsable (et utile). Il faudra créer un lien durable avec les clients : la marque a une dimension sociale. Les clients achèteront encore des marques pour se faire plaisir, ou …

Ecrire le dimanche c’est cool !

Les statistiques sont faites pour conforter nos intuitions. Enfin, en principe ! Ainsi tous les gourous des réseaux sociaux vous le diront : il faut publier le mardi et si possible vers 13h30 sur Twitter comme via votre newsletter. D’ailleurs, tout le monde le fait, c’est dire si la stratégie est efficace … ou pas ! Et si il y avait aussi des lecteurs du dimanche ? Un peu comme the place to be, the day to publish devient tout de suite moins pertinent lorsque tout le monde s’y retrouve. Etre cool ce serait dans ce domaine là aussi, proposer une respiration, apporter un peu de fraîcheur dans un air étouffant (et pourquoi pas au milieu d’un début de mois de juillet encombré par le foot et la finale de Wimbledon !). Par ailleurs, on fera remarquer à tous les auteurs du dimanche, qu’écrire c’est un plaisir ! Ecrire le dimanche, ce serait alors, écrire quand on en a le temps et l’envie. Vous pourriez me répondre qu’avec la technologie, on peut parfaitement écrire le …

Faut-il réviser ce que l’on a déjà vu ?…

Une question d’actualité en ce dimanche gris et humide (dans le région parisienne) que j’aimerais aborder avec tous ceux qui espèrent découvrir ici les réponses à leurs interrogations à venir. Pourquoi réviser ce que l’on sait déjà ? Réviser, c’est envoyer une deuxième fois (ou une multitude de fois) la même information à notre cerveau. N’est-ce pas étrange sachant qu’il est parfaitement capable de l’enregistrer, et qu’il l’a d’ailleurs forcément fait, sans quoi il ne nous aurait pas renvoyé la conscience de cette information… Autrement dit, si j’ai fait attention la première fois que j’ai été soumis à une information, celle-ci est enregistrée dans ma mémoire. Tout le problème alors, est de la retrouver plus tard ! Comment aller chercher la bonne information, dans un magma de données ? Fatiguant non ? On dirait une question de Big Data… L’idée principale est que nous pourrions accéder aux informations rangées quelque part au fond de notre cerveau, en ayant associé cet enregistrement (cette data) à une émotion (si possible positive mais pas essentiellement). Ainsi je n’ai …

Pourquoi l’engagement sur les média sociaux n’est-il pas une stratégie ?

Alors que j’écris et que je présente le marketing du futur comme celui de l’engagement, je découvre ce matin sur slideshare une publication de Mark W Schaefer intitulée : Social Media Engagement is not a strategy ! But Why ? Bien sur vous pouvez lire les arguments présentés par Mark mais surtout ça me permet de revenir sur un propos échangé hier : courir après le nombre est quoi qu’on fasse une erreur stratégique ! Un leader d’opinion ne courre pas après des followers, il leur donne envie de le suivre en les inspirant, en les guidant, en devenant une référence. Si jamais il devait imaginer le moyen de rassembler le plus de gens possible, il est probable que ses contenus deviendraient « main stream » ou consensuels… Aussitôt, sa remarquabilité disparaîtrait, et il redeviendrait commun. Ce que dit Mark dans sa présentation, c’est surtout que l’engagement pour l’engagement n’a pas de sens (en particulier pour les marques). Il faudrait donc assigner à l’engagement d’une communauté, des objectifs marketing. Ce serait l’idée que même si je ne …