Auteur : Patrice

Ecrire le monde de demain est-il un luxe féminin ? #oupas

Quelle question ! Un appel à écrire le monde de demain est lancé aux femmes, digitales ou adeptes des belles plumes, et j’en suis à la fois heureux et titillé dans mon âme de scribouillard du marketing ! Pourquoi ? Après tout, les femmes ont toujours eu une vision du monde de demain (elles sont l’avenir de l’homme écrivait Aragon). Elles se projettent plus facilement dans le futur (peut-être ?) et imaginent une suite positive à toutes les histoires (sauf pour celles qui finissent mal, évidemment…). Elles aiment le beau. Elles sont plus émotionnelles, nous dit-on sans cesse. Des études le démontrent, j’en prends mon parti. Alors comment passer de la vision, de la perception émotionnelle d’un monde positif, à l’écriture ? De ce que j’imagine de la beauté à la narration, le saut est-il quantique ? Observer, voir, est-ce suffisant ? Comme toujours, avant d’écrire, il nous vient des images, que nous fixons, que nous nettoyons d’éventuels parasites ou scories inutiles. Quels mots pour les commenter, les transmettre ? Voilà tout le problème posé …

Le jour où #Renault a appris à raconter une histoire… #storytelling

Je voulais vous parler des chevaux, de ceux qui galopent depuis l’aube de notre humanité, et sans lesquels nous n’existerions probablement pas, nous les Sapiens. Parce que l’ignorance crasse qui touche certains, les plonge dans des actes d’une barbarie sans nom, et que cet animal noble et indissociable de notre évolution sur la planète, devrait nous inspirer le plus profond respect. Certes il a accepté d’être notre domestique, mais il a surtout participé de toutes nos conquêtes. Et même si depuis un peu plus d’un siècle nous avons trouvé moyen de lui substituer des véhicules à moteur, quiconque se balade quelque part sur le dos d’un cheval voit le monde autrement. Et puis, j’ai découvert un autre hommage au progrès de l’humain, aux changements que notre société enregistre au fil des générations, dans un nouveau chapitre d’une longue histoire… Un très joli film proposé par le constructeur automobile français Renault, qui vante (enfin) les :modèles hybrides. Entre le moment qui voit Max marquer son premier but sous les yeux fiers de sa maman et celui …

Le masque et la plume ! Une stratégie pour l’été

Certains ont profité de ce break estival pour terminer leurs travaux d’écriture, et je voudrais commencer par les féliciter (Céline, Philippe, Angélique, et les autres auteurs publiés ou très. ientpot : bravo !). D’autres se sont baladés ici ou là et nous proposent des raccourcis allégoriques entre leurs activités et leur métier (qui du surf à la vente, qui encore de la randonnée à la prise de conscience de la diversité des équipes, du management au BBQ, et j’en passe). Pourquoi pas ! Et toi cher.e lectrice.teur ? Qu’as-tu fait de passionnant qui puisse inspirer tes clients, ta marque pour les prochains mois dont nous savons tous qu’ils seront encore plus incertains que les précédents ?… Porter le masque y compris là où tu aurais préféré lire dans les sourires des gens, un réconfort, une confiance, une fraternité, n’a-t-il pas contrarié ton enthousiasme de plagiste ou de marcheur ? Vas-tu, toi aussi, nous proposer une analyse de ce dernier bouquin « so tendance » qui éclaire d’une belle lumière l’avenir du marketing ou de la communication ? …

Ta belle mer à la plage ! une #stratégie pour prendre le large ?

« Ton why mon gars ! Soigne ton why ! » hurle le maitre nageur du marketing en direction de cette marque qui se noie à quelques encablures du bord de la plage. En vain ! Après quelques battements de main ou de pied (on ne sait plus très bien distinguer qui est quoi au milieu de l’écume mousseuse), la marque sombre et touche le fond, engloutie par la spirale du manque de sens. Alors je vois passé « ta belle mer », sur mon fil d’actu, et tu l’imagines en maillot de bain, la peau tannée par déjà quelques jours au soleil, sautillant légèrement comme pour échapper à la brulure du sable chauffé à blanc par l’été. Mais non, tu n’y es pas du tout ! Ta belle mer est une marque. Une marque qui nait dans l’esprit vert de Conny, aventurière qui a géré la communication d’une goélette de 36 mètres, et qui a versé de nombreuses larmes en constatant les dégâts subis par nos océans. Des océans et des mers dans lesquelles nous déversons depuis trop …

La marque peut-elle être authentique dans sa stratégie marketing ? #oupas

Sincèrement ? Sérieusement ? Lorsque Sylvain m’interpelle sur la question de l’authenticité proclamée qui pose problème à l’essayiste et journaliste Anne-Cécile Robert, je m’interroge sur ma légitimité à répondre. Oui mais, l’auteure de plusieurs ouvrages évoque la « stratégie de l’émotion » (que je n’ai pas lu) en écho à « la stratégie du choc » écrit en son temps par Naomie Klein (que j’ai lu). Or il y a là une réflexion sur la dimension politique de la montée des émotions dans nos conversations sociales, et dans leur sur utilisation dans les media. On est semble-t-il loin des préoccupations marketing et même personnelles, l’idée ici étant de dénoncer ce recours à l’émotion comme une stratégie visant à manipuler les foules, les opinions et in fine les élections donc la représentation du pouvoir. Néanmoins, la phrase retenue par Sylvain s’applique elle, avec pertinence au grouillant monde de Linkedin et revient une nouvelle fois sur ce que nous y disons. A mon humble avis, nous y racontons des histoires ! Mais est-ce pour autant que nous ne sommes pas authentiques …

Pourquoi allez-vous échouer dans le futur ? #OnenParle

Refaire la même chose en mieux, est une option facile en théorie. L’objectif sous-tendu par le mieux est celui du plus profitable, plus rentable encore. Faire mieux qu’hier pour gagner plus ! Normal non ? Mais cette vision là est basée sur une théorie du temps dictée par la renaissance et les développements économiques successifs de nos nations. Une théorie dans laquelle le temps est vu comme linéaire, impliquant que demain est nécessairement mieux qu’hier, une théorie sans mémoire et qui fait la part belle à la technologie, salvatrice en toute circonstance. Il suffit d’un peut de temps et de technologie et nous trouverons une solution à tout ! N’est-ce pas cet espoir qui nous porte vers un futur pourtant très incertain ? Mais pourquoi est-ce que ce temps linéaire a un tel impact sur nos business ? C’est là que je découvre le bentoisme inventé par Yancey Strickler ! Wahou ! Je dois t’avouer cher Yancey que je ne suis pas du tout un bento lover. Mais alors pas du tout ! Manger dans …

La marque et l’histoire #tadikoi ?

Faut-il y voir un défaut de langage ? Une avarie dans nos cerveaux engloutis par les mots du marketing qui jouent avec nous comme on frappe une balle de baseball à la recherche de ce homerun qui mettra KO l’équipe adverse. Une fois encore, nous ne sommes des marques que lorsque nous en faisons quelque chose. Une marque n’est pas une enseigne placée là pour attirer les chalands ni pour aider ceux qui se sont perdus au milieu de nulle part. Une marque est une raison de croire, une communauté, une conversation, et une zone de confort (une préférence qui réduit positivement nos choix en nous évitant des décisions difficiles). Une marque existe par ses actions, ses engagements, qui démontrent certaines valeurs. Une marque existe par ses clients, ses fidèles qui l’aiment, la défendent et parfois la revendiquent. Une marque est d’autant plus belle qu’elle a de la profondeur, de l’esprit, une âme qui nous émeut, nous éblouit, nous illumine et nous inspire. Une marque rend notre vie meilleure, plus intense, plus évidente, plus jolie, …

Proche des clients pour les comprendre ? Une stratégie pour #monsieurbricolage

La marque est une conversation. Depuis 40 ans ? Pas si sûr lorsque certains confondent encore histoire racontée et authenticité dans la promesse de l’offre ou du produit. Difficile certainement de comprendre que le client se construit lui-même son histoire à partir des élément et de la stratégie narrative fournis par la marque. Aucune réalité là-dedans ! Une représentation que la marque doit tenter de rendre aussi conforme que possible à la présentation qu’elle donne d’elle. Un exemple ? Faites-le vous-même mais pas tout seul ! nous dit Monsieur Bricolage depuis 40 ans (et là tu peux me rétorquer que cela ne fait pas si longtemps que cette enseigne a élaboré ce message – peu importe, c’est ce qu’elle dit aujourd’hui qui construit mon histoire avec elle…)… Vidéo ! C’est exactement ça ! Bravo ! Nous ne parlons pas forcément la même langue lorsqu’il s’agit de décrire un outil, un objet, un problème rencontré à la maison. Evident ?! Le dire c’est mieux. Enfin une marque qui ne parle pas de son point de vue, …

La baromètre du social selling : un festival de bonnes nouvelles !

J’aime bien les bonnes nouvelles et je sais que vous aussi. C’est ce qui caractérise les gens optimistes et généreux comme vous, mes lecteurs.trices. Depuis 3 ans La Poste et Intuiti publient un baromètre de cette activité désormais bien connue sous le nom marketing de social selling. Des contenus publiés par une marque ou une entreprise sans objectif directement commercial, ayant pour vocation de créer de l’envie, de se faire aimer par des gens qui découvrent alors un service, une offre, des produits sans qu’on ne les sollicite de manière agressive ou intrusive. C’est l’art et la manière de se vendre sur les réseaux sociaux, dirait mon ami Loïc, trop occupé par son festival d’été. Certes ! C’est une adaptation de ce qu’on imaginait être de l’Inbound Marketing, avant que finalement l’on ne s’aperçoive que le ROI est très difficile à maitriser ou à optimiser. Bref des commerciaux qui ne prospectent pas à l’ancienne, en mode cold calling, ou envoi massif de mails, c’est tout de même mieux et surtout plus respectueux de nous et …

Il y a des mots plus grands que les autres… Interview émotionnelle de Delphine Jouenne

Quand tu commences une conversation avec Delphine, tu sais que chaque mot va compter. Mieux, tu imagines qu’un mot va en amener un autre, et que de mot en mot, la balade sera à la fois lumineuse et imprévue. Parce que les mots ont un sens, il fallait absolument que nous en parlions. Rencontre émotionnelle avec une passionnée, une littéraire engagée pour que les mots soient plus grands ! Patrice : Delphine, bravo pour ce site : un bien grand mot, d’où vient cette passion ? Delphine : « J’ai fait des études littéraires et j’ai toujours aimé les mots. Je me suis intéressé à leur histoire, à leur émergence, à leur signification profonde. Ajoutons à cela la philosophie et mon arrivée dans les métiers de la communication et dans les relations presse, et voilà pourquoi j’accorde autant d’importance aux mots. Les mots de l’actualité, les mots qui font notre actualité, nos conversations, sans même que nous sachions pourquoi parfois. Je trouve cela fascinant et lorsque je conseille des marques sur leur communication, je prends soin …