Auteur : Patrice

L’expérience collaborateur en temps de crise, un enjeu crucial pour les marques #interview #ThomasHusson

Une marque doit s’engager. Tout le monde en parle depuis au moins deux ans, et une étude Cision à paraître demain, vous le confirmera, les marques en sont conscientes. Mais naturellement, parce qu’elles ont compris que le client est leur priorité (dans leur majorité), elles travaillent sur cet engagement en direction de leur clientèle, d’abord ! Le client passe avant, et c’est bien lui qui est sur le point de devenir le héros du marketing. Et le collaborateur dans tout cela ? Quel est son ressenti ? Comment vit-il l’expérience proposée par la marque (lire ici l’entreprise) ? C’est un enjeu crucial, nous prévient Thomas Husson (VP, Principal Analyst chez Forrester) dans un article en commentaire d’une étude publiée fin juillet. J’ai voulu en savoir un peu plus, et aller au-delà des chiffres pourtant éloquents, et je te livre ici un résumé émotionnel de notre conversation : Patrice : « Thomas, vous évoquez l’existence d’une relation marque / collaborateurs, dans la lignée de la relation marque / client, est-elle comparable et existe-t-elle réellement dans les deux …

La marque sera-t-elle le héros de l’histoire ? #TheHeroTrap

La marque sera-t-elle le héros de l’histoire ?  #TheHeroTrap J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’interview de Thomas Kolster publiée par Eloïse Cohen, rédactrice en chef de e-marketing, et je souhaite réagir sur plusieurs points. Evidemment commencer l’exposé d’une « nouvelle » vision marketing en énonçant que le brand purpose est une absurdité (ou au mieux un concept que l’auteur a longtemps mis en avant et qui est devenu un lieu commun … ou presque), permet de captiver le lecteur. Dois-je pour autant, te dire d’emblée que le « piège du héros » est tout simplement une erreur de compréhension de ce qu’est la narration ? Ah bon ? D’abord la critique de la recherche et de l’affirmation à tout va d’un why par les marques, ou même les entreprises à mission, peut nous paraître exagérée, tant il est vrai que de très nombreuses entreprises ne savent toujours pas quelle est cette mission et comment elle peut impacter le monde (et leurs clients). Il y a encore beaucoup à faire, et je me sens concerné, pour expliquer ce qu’est une mission …

Ecrire le monde de demain est-il un luxe féminin ? #oupas

Quelle question ! Un appel à écrire le monde de demain est lancé aux femmes, digitales ou adeptes des belles plumes, et j’en suis à la fois heureux et titillé dans mon âme de scribouillard du marketing ! Pourquoi ? Après tout, les femmes ont toujours eu une vision du monde de demain (elles sont l’avenir de l’homme écrivait Aragon). Elles se projettent plus facilement dans le futur (peut-être ?) et imaginent une suite positive à toutes les histoires (sauf pour celles qui finissent mal, évidemment…). Elles aiment le beau. Elles sont plus émotionnelles, nous dit-on sans cesse. Des études le démontrent, j’en prends mon parti. Alors comment passer de la vision, de la perception émotionnelle d’un monde positif, à l’écriture ? De ce que j’imagine de la beauté à la narration, le saut est-il quantique ? Observer, voir, est-ce suffisant ? Comme toujours, avant d’écrire, il nous vient des images, que nous fixons, que nous nettoyons d’éventuels parasites ou scories inutiles. Quels mots pour les commenter, les transmettre ? Voilà tout le problème posé …

Le jour où #Renault a appris à raconter une histoire… #storytelling

Je voulais vous parler des chevaux, de ceux qui galopent depuis l’aube de notre humanité, et sans lesquels nous n’existerions probablement pas, nous les Sapiens. Parce que l’ignorance crasse qui touche certains, les plonge dans des actes d’une barbarie sans nom, et que cet animal noble et indissociable de notre évolution sur la planète, devrait nous inspirer le plus profond respect. Certes il a accepté d’être notre domestique, mais il a surtout participé de toutes nos conquêtes. Et même si depuis un peu plus d’un siècle nous avons trouvé moyen de lui substituer des véhicules à moteur, quiconque se balade quelque part sur le dos d’un cheval voit le monde autrement. Et puis, j’ai découvert un autre hommage au progrès de l’humain, aux changements que notre société enregistre au fil des générations, dans un nouveau chapitre d’une longue histoire… Un très joli film proposé par le constructeur automobile français Renault, qui vante (enfin) les :modèles hybrides. Entre le moment qui voit Max marquer son premier but sous les yeux fiers de sa maman et celui …

Le masque et la plume ! Une stratégie pour l’été

Certains ont profité de ce break estival pour terminer leurs travaux d’écriture, et je voudrais commencer par les féliciter (Céline, Philippe, Angélique, et les autres auteurs publiés ou très. ientpot : bravo !). D’autres se sont baladés ici ou là et nous proposent des raccourcis allégoriques entre leurs activités et leur métier (qui du surf à la vente, qui encore de la randonnée à la prise de conscience de la diversité des équipes, du management au BBQ, et j’en passe). Pourquoi pas ! Et toi cher.e lectrice.teur ? Qu’as-tu fait de passionnant qui puisse inspirer tes clients, ta marque pour les prochains mois dont nous savons tous qu’ils seront encore plus incertains que les précédents ?… Porter le masque y compris là où tu aurais préféré lire dans les sourires des gens, un réconfort, une confiance, une fraternité, n’a-t-il pas contrarié ton enthousiasme de plagiste ou de marcheur ? Vas-tu, toi aussi, nous proposer une analyse de ce dernier bouquin « so tendance » qui éclaire d’une belle lumière l’avenir du marketing ou de la communication ? …

Ta belle mer à la plage ! une #stratégie pour prendre le large ?

« Ton why mon gars ! Soigne ton why ! » hurle le maitre nageur du marketing en direction de cette marque qui se noie à quelques encablures du bord de la plage. En vain ! Après quelques battements de main ou de pied (on ne sait plus très bien distinguer qui est quoi au milieu de l’écume mousseuse), la marque sombre et touche le fond, engloutie par la spirale du manque de sens. Alors je vois passé « ta belle mer », sur mon fil d’actu, et tu l’imagines en maillot de bain, la peau tannée par déjà quelques jours au soleil, sautillant légèrement comme pour échapper à la brulure du sable chauffé à blanc par l’été. Mais non, tu n’y es pas du tout ! Ta belle mer est une marque. Une marque qui nait dans l’esprit vert de Conny, aventurière qui a géré la communication d’une goélette de 36 mètres, et qui a versé de nombreuses larmes en constatant les dégâts subis par nos océans. Des océans et des mers dans lesquelles nous déversons depuis trop …

La marque peut-elle être authentique dans sa stratégie marketing ? #oupas

Sincèrement ? Sérieusement ? Lorsque Sylvain m’interpelle sur la question de l’authenticité proclamée qui pose problème à l’essayiste et journaliste Anne-Cécile Robert, je m’interroge sur ma légitimité à répondre. Oui mais, l’auteure de plusieurs ouvrages évoque la « stratégie de l’émotion » (que je n’ai pas lu) en écho à « la stratégie du choc » écrit en son temps par Naomie Klein (que j’ai lu). Or il y a là une réflexion sur la dimension politique de la montée des émotions dans nos conversations sociales, et dans leur sur utilisation dans les media. On est semble-t-il loin des préoccupations marketing et même personnelles, l’idée ici étant de dénoncer ce recours à l’émotion comme une stratégie visant à manipuler les foules, les opinions et in fine les élections donc la représentation du pouvoir. Néanmoins, la phrase retenue par Sylvain s’applique elle, avec pertinence au grouillant monde de Linkedin et revient une nouvelle fois sur ce que nous y disons. A mon humble avis, nous y racontons des histoires ! Mais est-ce pour autant que nous ne sommes pas authentiques …

Pourquoi allez-vous échouer dans le futur ? #OnenParle

Refaire la même chose en mieux, est une option facile en théorie. L’objectif sous-tendu par le mieux est celui du plus profitable, plus rentable encore. Faire mieux qu’hier pour gagner plus ! Normal non ? Mais cette vision là est basée sur une théorie du temps dictée par la renaissance et les développements économiques successifs de nos nations. Une théorie dans laquelle le temps est vu comme linéaire, impliquant que demain est nécessairement mieux qu’hier, une théorie sans mémoire et qui fait la part belle à la technologie, salvatrice en toute circonstance. Il suffit d’un peut de temps et de technologie et nous trouverons une solution à tout ! N’est-ce pas cet espoir qui nous porte vers un futur pourtant très incertain ? Mais pourquoi est-ce que ce temps linéaire a un tel impact sur nos business ? C’est là que je découvre le bentoisme inventé par Yancey Strickler ! Wahou ! Je dois t’avouer cher Yancey que je ne suis pas du tout un bento lover. Mais alors pas du tout ! Manger dans …

La marque et l’histoire #tadikoi ?

Faut-il y voir un défaut de langage ? Une avarie dans nos cerveaux engloutis par les mots du marketing qui jouent avec nous comme on frappe une balle de baseball à la recherche de ce homerun qui mettra KO l’équipe adverse. Une fois encore, nous ne sommes des marques que lorsque nous en faisons quelque chose. Une marque n’est pas une enseigne placée là pour attirer les chalands ni pour aider ceux qui se sont perdus au milieu de nulle part. Une marque est une raison de croire, une communauté, une conversation, et une zone de confort (une préférence qui réduit positivement nos choix en nous évitant des décisions difficiles). Une marque existe par ses actions, ses engagements, qui démontrent certaines valeurs. Une marque existe par ses clients, ses fidèles qui l’aiment, la défendent et parfois la revendiquent. Une marque est d’autant plus belle qu’elle a de la profondeur, de l’esprit, une âme qui nous émeut, nous éblouit, nous illumine et nous inspire. Une marque rend notre vie meilleure, plus intense, plus évidente, plus jolie, …

Proche des clients pour les comprendre ? Une stratégie pour #monsieurbricolage

La marque est une conversation. Depuis 40 ans ? Pas si sûr lorsque certains confondent encore histoire racontée et authenticité dans la promesse de l’offre ou du produit. Difficile certainement de comprendre que le client se construit lui-même son histoire à partir des élément et de la stratégie narrative fournis par la marque. Aucune réalité là-dedans ! Une représentation que la marque doit tenter de rendre aussi conforme que possible à la présentation qu’elle donne d’elle. Un exemple ? Faites-le vous-même mais pas tout seul ! nous dit Monsieur Bricolage depuis 40 ans (et là tu peux me rétorquer que cela ne fait pas si longtemps que cette enseigne a élaboré ce message – peu importe, c’est ce qu’elle dit aujourd’hui qui construit mon histoire avec elle…)… Vidéo ! C’est exactement ça ! Bravo ! Nous ne parlons pas forcément la même langue lorsqu’il s’agit de décrire un outil, un objet, un problème rencontré à la maison. Evident ?! Le dire c’est mieux. Enfin une marque qui ne parle pas de son point de vue, …