Tous les articles classés dans : cinéma et émotions

Amour et passion sont-ils indispensables à l’éveil de la force ? #storytelling

Et si l’inspiration de Seth (http://sethgodin.typepad.com) était finalement celle qui m’encourage à poursuivre ce combat pour un marketing humain, respectueux de l’individu et responsable de son avenir ?… Je ne lui dirai jamais assez merci, ni ne souhaiterai assez son anniversaire (en partageant son engagement sur Charitywater.org)… Et comme toujours, je pense à mon lecteur, sans doute un peu perdu dans ce blog à la marge (on the edge) de ce qu’il lit ailleurs, de ces analyses en 5 bullet points démontrant que la qualité de l’image, le choix du créneau horaire, le « wording » (l’écriture, le sens des mots), ou encore le titre incluant voire reprenant les buzz words du jour, déterminent le partage et donc la visibilité de sa communication… Et si l’on ne respectait aucune consigne ? Et si l’on se fiait à son intuition et à celle des autres ? Est-ce que cela passerait inaperçu ?… Un bon exemple des efforts de storytelling appliqué sert au cinéma à nous « teaser » l’arrivée futurs blockbusters. Du spectaculaire, des morceaux de bravoures, un ou deux …

Can Love beat Maths ? Is our future written in a equation ? back to #interstellar

Viewing Interstellar is quite an experience ! Sort of long journey that will probably change you or the way you think about our future. If not, then a very long, too long movie, that didn’t move you deep inside, that didn’t challenge your believes. I wasn’t convinced by Christopher Nolan latest vision of human being’s future, Inception, juste another video game, but this time I found that optimistic (or not) story far more human. So let me continue this chronicle in french, as I need to give a marketing point of view to my readers. Yes in this movie, the future is still in our hands, and it’s our call when it comes to choose between love and maths, between intuition and gut feelings versus science and programmed robots. Can we trust science ? Could we let AI choose our destiny ? Can our children resolve our problems and find what we’ve being dreaming of ? Is Brand more attractive than Mann ?… I love films that ask so many questions (with no clear answers) – …

Action ou vérité ? le consommateur est-il un acteur ? #birdman

On peut voir Birdman comme une tragédie ou l’interpréter comme un envol triomphal de la vérité sur la vision hollywoodienne d’un monde assujetti à l’impérialisme culturel nord-américain. On peut croire aux angoisses asphixiantes de Riggan Thomson (Michael Keaton extraordinaire dans ce rôle) lorsqu’il joue sa carrière sur une pièce de théâtre. Un drame intimiste et intellectuel de Carvers qu’il espère lancer à Broadway pour se débarrasser, enfin, de son passé d’homme-oiseau super héros masqué qui lui a pourtant valu notoriété et fortune. On peut aussi croire sa fille ou son ex-femme, qui n’ont pas goûté son absence permanente. On veut surtout penser qu’entre jouer un rôle sur une scène face au public et vivre une vie d’adulte épanoui et sociable, il y a parfois un (grand) écart… Où est donc la vérité ? Faut-il en être obsédé dans sa façon d’interpréter un rôle, comme le suggère Mike (Edward Norton) ou doit-on être authentique et sincère dans chacun de ses actes dans la vie (comme le voudrait Sam – Emma Stone) ? Etre acteur, n’est-ce pas jouer la comédie …

Imitation game : du chaos à la zone de confort !

Oui j’ai adoré ce film ! Le sujet du brillant mathématicien incompris et déterminé à triompher d’un défi majeur pour la science mais aussi pour la liberté et la victoire face à l’ennemi nazi, n’y est pas pour rien, c’est clair. Mais au-delà de cet inventeur avant l’heure d’une sorte d’ordinateur, capable de décrypter les messages, il y a le contexte du chaos. Chaos émotionnel pour Alan Turing, personnage hors du temps et des conventions, impertinent et détestable, mais aussi chaos des données transmises chaque jour et qui perdent toute valeur dès le lendemain. Comment lutter contre le temps, comment gagner cette course contre la montre avec une machine qui semble si archaïque ? Comment trouver l’étincelle géniale qui permettra d’extraire d’une conversation a priori banale, la solution au problème insoluble ? Sans dévoiler le film, on peut tout de même penser qu’atteindre une zone de confort n’est pas simple. Ni pour un mathématicien, ni pour des personnages livrés à une période violente et confuse de l’histoire des peuples européens. Nous vivons une époque de …

You find this menacing ? I find it romantic !… Is there Magic in the moonlight ?

Long time ago, while I was supposed to spend my days learning maths on a bench of a french university, I’d rather study Manhattan’s dialogues. How could you possibly watch this movie and not fall in love with Mariel Hemingway ? Yes Woody was far too old for her or is it she was too young for him ? But the question I asked myself (at that time) was how could she really love that guy ? Of course Woody’s story was more about Diane Keaton (at that time) and maybe you rememnber that Woody’s ex was the stunning Meryl Streep (that left him for another woman)… So after he had tried to send Tracy (Mariel) away for the best, he is facing the unespected reality : Tracy: I’ve got to make a plane. Isaac Davis: C’mon, you don’t – c’mon. You don’t, you don’t have to – go. Tracy: Why couldn’t you have brought this up last week? Six months isn’t so long. Not everybody gets corrupted. You have to have a little faith in people. And …

Je veux voir Mommy !

Encre un film dont je ne suis pas ressorti intact ! Un film fort, violent, touchant et passionnant, réalisé par celui qu’on attendait comme le messie : Xavier Dolan, québécois et canadien, réalisateur au-dessus du lot à seulement 25 ans ! Tout est parfait, tout est mis en scène sans aucune retenue ni aucun effet de manche. De l’émotion brute pendant 2h30 ! Des conversations, des situations tendues et même au-delà, des face à face effrayants, rien ne vous sera épargné dans ce film choc. La difficulté à communiquer entre la mère et son fils, le mal-être comme une impossibilité de sortir les mots de sa bouche pour une voisine enseignante, tout est difficile entre eux, et entre eux et nous. Mais le génie du jeune homme ne s’arrête pas à l’efficacité des plans serrés, étouffants, sombres et en même temps sur colorés. Il y a autre chose dans ce film événement… Lorsque la tension est palpable entre les personnages, ce qui est la très grande majeure partie du temps de ce film, l’écran est …

Pourquoi Luc Besson n’a-t-il pas utilisé 10% de son cerveau pour réaliser Lucy ?

Ou même 2% diront certains critiques irrémédiablement déçus par cette nouvelle tentative du réalisateur français le plus déroutant qui soit. Lucy, c’est la première femme de l’humanité nous rappelle-t-il au début du film, dans un plan peut-être un peu long pour des enfants de 5 ans. Lucy, c’est ensuite l’héroïne du film (au moins au début), jouée par Scarlett Johansson, une vraie actrice de talent pour une fois dans sa carrière de cinéaste. Mais Lucy, ne serait-elle pas la vision rêvée de Luc, au féminin ?.. Vous avez dit transfert ? Il y a un vrai sujet passionnant en trame de ce film qui laisse croire pendant environ 30 minutes, que Besson a quelque chose à nous dire, à nous transmettre, comme c’est d’ailleurs sa fonction, son rôle de producteur d’entertainment de qualité et aussi d’être humain. D’ailleurs, cette mission est au coeur du suspense, puisqu’il faudra que Lucy choisisse entre l’immortalité et la reproduction, comme tout être humain qui doit assurer une meilleure vie aux générations suivantes. Nous voilà en pleine réflexion philosophique, et …

Under the skin : film émotionnel de l’année ?

Une ambiance écossaise glaciale pour accueillir sur terre Scarlett Johansson et un voyage dans l’incroyable dureté des relations humaines de notre époque, forment un décor sombre pour le film de Jonathan Glazer, sorti (enfin) sur nos écrans. Ca coupe le souffle, un peu comme une œuvre d’art contemporain qu’on aurait du mal à expliquer et qui pourtant nous bouge intérieurement. Mais faut-il tout expliquer ou tout comprendre ? Chacun se livrera à son interprétation, en laissant derrière lui une posture intellectuelle hors de propos. Il ne s’agit finalement pas forcément de philosophie (la mort prend-elle le dessus sur la vie comme dans une lutte entre le noir et le blanc au coeur de l’hiver écossais, l’homme doté de sa moto est-il supérieur à la femme errant à pied dans la forêt ? le rouge des lèvres de Scarlett et le bleu de ses yeux sont-ils notre dernier espoir ? etc…) mais davantage de la quête impossible d’une relation affective pure. Il s’agit surtout de ressentir ce que vit le personnage principal. Est-ce l’amour que l’alien, magnifié par …

Wish you were her !?…

Avons-nous réellement peur du futur ? Devons-nous être effrayés par la Big Data ? Par l’intelligence artificielle, que certains nous annoncent comme bientôt capable de ressentir des émotions et des sentiments comme nous, les humains ? C’est vrai qu’en allant voir HER, le film de Spike Jonze, on ressent un malaise, comme un doute qui s’immisce dans notre confiance en la sagesse de l’homme et la beauté du progrès scientifique. Est-ce qu’une intelligence artificielle, un OS, pourrait nous aimer, nous comprendre au point de ressentir nos émotions, notre état d’âme, nos désespoirs, nos peurs ? Pourrait-il aussi partager notre amour, nos joies, nos rires au point de nous toucher au fond de notre cœur ?… Alors Samantha s’adapte, lit tous les mails, compile toutes les informations, se personnalise au-delà de ce que le meilleur Data Scientist oserait rêver, et finit très vite par anticiper les moindres gestes, les plus petits désirs de son amant. Elle ira même jusqu’à lui proposer une incarnation physique d’un soir, censée imiter, reproduire à la perfection son identité virtuelle… Hélas, …

Evian : the amazing baby & me 2 ! Emotion sur la toile…

Evian fait danser les bébés depuis longtemps mais cela continue à nous passionner. Pour être plus proche de ses consommateurs, Evian avait imaginé Baby & Me comme une campagne omnicanal permettant à chacun de nous de s’imaginer en bébé surdoué et joueur… Evidemment émotionnel, le regard en arrière vers ce bébé que nous étions, n’est-il pas aussi régressif, symbole d’un vide affectif ou du malaise de la société ?… Peu Importe ! Avec une version Spiderman, Evian nous propose une nouvelle lecture : et si nous étions nous aussi des super héros ? Ou peut-être, cette idée que même les super héros ont commencé par être « an amazing baby » ! Annoncée par un teaser, il y a quelques jours, la vidéo sur Youtube va dépasser le million de vues en 24 heures (ou presque), ce qui donne la mesure d’un fort engouement pour la marque et ses campagnes fun (135 millions de vues pour le premier épisode). Faut-il en conclure que ses clients lui sont plus fidèles ? La démonstration est impossible mais posons plutôt la …