Auteur : Patrice

#fakenews : sommes-nous les victimes des histoires qu’on nous raconte ?

C’est intéressant de constater que plus la crise est profonde plus les gens se racontent des histoires. Peur ? Souffrance ? Désespoir ? Il y a aussi tous ceux et celles qui tentent de nous faire sourire, de nous remonter le moral, de nous donner leurs conseils à deux balles. Merci pour tout ! Et les informations dans tout cela ? Sont-elles réelles, devons-nous les vérifier ou les prendre avec recul et prudence, comme un geste barrière. face aux fake news ? Dans un excellent podcast sur le storytelling, François prévient pourtant le marketer qui l’interroge (Ludovic) que le récit est préférable à l’histoire, en cela qu’il est plus authentique. En effet, inscrit dans le temps, le récit doit montrer plus que raconter. Il est donc vérifiable, d’après lui, et il sera sans aucun doute vérifié lorsqu’il émanera d’une marque, d’une entreprise ou d’une autorité quelconque, y compris d’un chef d’état. L’histoire, elle, peut parfaitement résider dans l’imaginaire. Lequel imaginaire est différent pour chacun d’entre nous et ouvre donc la porte à des interprétations infinies …

Allons-nous changer demain ? deviendrons-nous altruistes ? #oupas

Confiné je suis. Mais cela ne m’interdit en rien de poursuivre tout à la fois mes interaction sociales et mes réflexions sur plusieurs sujets marketing ou liés à ce domaine dans lequel j’exerce depuis longtemps. Ainsi, comme toi cher.e lectrice.teur, je prends le temps de lire, de m’instruire. Je participe par ailleurs à une réflexion collective sur l’évolution du Social Selling Forum, et je dois avouer ici que la collaboration avec mes pairs, est extrêmement positive. Non que nous soyons tous du même avis, mais bien parce que nous partageons, me semble-t-il, l’envie, la volonté, la culture de l’altruisme. Nous ne travaillons pas pour nous mais pour un projet et une communauté qui dépassent nos personnes. Pour un bien commun que nous aspirons à transformer certaines composantes de la vie économique, en commençant par la Vente. Alors je relis Matthieu Ricard, comme évoqué dans mon article précédent, et je ne peux m’empêcher de partager ici la réflexion du philosophe André Comte-Sponville : « Vous me dites que si on ne transforme pas d’abord l’homme, on ne …

Quand la compassion sort sur le balcon ! #altruisme #cyrano

Il n’est pas 20h mais j’ai déjà hâte de sortir sur mon balcon et d’applaudir dans le noir, pour célébrer le courage, l’abnégation et le dévouement de ces personnes admirables que l’on dénomme par les personnels soignants. Comme tout le monde, j’en connais certains, y compris dans ma famille et mes amis. Aussi, à l’invitation d’autres, je médite sur cette volonté inédite de participer à un effort collectif sans autre intérêt que d’envoyer des vagues émotionnelles positives dans un air chargé, en direction de tous ceux qui souffrent pour préserver nos vies. Je n’y ai aucun intérêt. Je ne le raconte pas ici pour vous tirer une larme, ni pour inciter à en faire de même. Ceci n’est pas une opération marketing ! Je le fais pour elles et eux. C’est tout !? je le fais par altruisme. Vivre c’est être utile aux autres. Sénèque. Cette citation est la première reprise par Matthieu Ricard dans son livre « Plaidoyer pour l’altruisme », paru en 2013. Alors tant qu’à vous raconter des histoires, je m’efforce de les rendre …

Le partage de contenus crée-t-il le lien social ? #EmployeeAdvocacy

La poule et l’oeuf ! Une sorte d’Eureka à la lecture des commentaires sur un article de mon ami Alexandre à propos d’Employee Advocacy, cet anglicisme quelque peu abscons pour désigner le partage communautaire en entreprise (oui bof pas mieux !). Certes, les efforts sont énormes pour inciter une communauté de collaborateurs à partager des contenus imaginés par le marketing ou la communication interne. Certes, les résultats sont globalement décevants pour beaucoup de sociétés, et il semble évident que le recours à des plateformes de diffusion et d’engagement améliore les scores et réduise les efforts fournir. J’en conviens ! Mais lorsqu’on m’explique que ce sont ces partages qui crée le « liant » (ce que j’interprèterais comme le lien social) entre les collaborateurs et même avec l’entreprise, je suis pris d’un instant de doute. Ah bon ? Comment cela serait-il possible ? Et surtout, cher Alexandre, pourquoi, si cela était réel, les salariés d’une entreprise refuseraient-ils de créer ou de développer ce liant, ce lien ? Les humains sont tous équipés d’un cerveau social (en priorité) et …

Le confinement émotionnel est-il possible ? #lovefirst #RestezChezVous

Il faut que je vous écrive avant midi ! Après, nous serons isolés, le plus loin possible les uns des autres. Alors comment pourrons-nous transmettre nos émotions humaines autrement que par les mots écrits ou prononcés à distance ? Allons-nous perdre tous les efforts faits pour améliorer notre relation affective aux marques qui nous entourent, en plus d’être loin du coeur des gens que nous aimons ? Ah oui, le télétravail ! Tu as envie de rester actif, tu dois montrer à tes clients que tu seras là coûte que coûte, vaillant, solide, plus fort demain après la crise. Vraiment ? Comme toi, cher.e lectrice.teur, je vais prendre le temps de lire, d’écrire et de rester en contact visuel via Zoom.us avec certains : mes amis, mes confrères, mes clients adorés. Mais que vais-je leur raconter ? Des histoires de panique générale, des dialogues irréels entre gens qui tentent de se conseiller, de se rassurer, de rester en vie ? Des histoires de crise que l’on surmonte en s’accrochant au temps, parce qu’un mois dans …

L’hypertinence est-elle dans la réflexion ? #content #marketing

Le débat a été lancé par Antoine et son article sur l’impérieuse nécessité d’être davantage que pertinent dans nos contenus publiés, partagés à destination d’une sphère professionnelle que d’autres appellent encore leur cible. Hyper pertinence réduite à hypertinence comme un concept marketing pour nous inviter à aller plus loin. Pourquoi pas cher Antoine !? Si nous devions être plus précis, plus rigoureux, devrais-je écrire ici sur un blog marketing, plus scientifique dans nos discours, serions-nous plus pertinents pour autant ? Cela me rappelle aussi une conversation avec Bruno autour de son exaspération grandissante face à ce qu’il considérait, à l’époque, comme du bullshit, cad des affirmations souvent chiffrées sans source de référence. Certes, et j’en convenais avec lui à ce moment-là, être précis peut parfois créer l’impression du sérieux de la prise de parole. Mais à force de lire des études, des publications qui racontent tout et son contraire avec les mêmes intentions de sérieux, j’en suis venu à la conclusion que rien n’est moins crédible qu’un propos appuyé par des chiffres ! Vraiment ? …

Arrête ça tout de suite ! Faut-il dire non au #ghosting ?

Franchement si tu me réponds Jean-Denis, c’est que ta bonté est immense et mérite toute mon admiration ! Ton post est encore brulant ce matin, au point que le fantôme de Joselito est sorti de l’ombre pour nous parler de sa nièce ! #ahahah Là, tu te doutes, que je cherche l’embrouille non ? Tu te dis, il y va un peu fort et ça va lui attirer quelques piques bien acérées de certains manieurs de plume à forte réactivité !… Mais le sujet de la non-réponse est fort justement exposé par tous ceux qui la vivent mal. Lorsque tu ne me réponds pas, cher.e lectrice.teur, je ne m’en offusque pas, heureusement. Tu imagines dans quel enfer émotionnel je serai plongé si je devais tenir compte des gens qui ne disent, ou n’écrivent rien, à la suite de la lecture généreuse et attentive de mon blog ou de mes post sur Linkedin et ailleurs ! Non, sois tranquille. Je préfère évidemment que tu aies quelque chose à ajouter, que tu commentes ou que tu partages. …

Est-il encore possible d’admirer les gens ? et vos clients ?

J’écoute une interview de l’admirable Edouard Bear pour Konbini, relayée par Maurice, et tout à coup Edouard nous dit que nous sommes en train de perdre notre capacité à admirer certaines personnes. C’est sans doute une partie de notre âme d’enfant qui disparait, engloutie par l’usage des réseaux sociaux où nous déversons des tonnes de like et de « bisous bisous » lorsque nous ne sommes pas pris par les affres de la jalousie (au passage merci Instagram et Facebook d’arrêter le comptage affiché des likes – enfin un retour à la normale ?). Il est tellement juste Edouard. Je l’ai toujours admiré. Sa simplicité dans l’expression est incroyable. Cela va bien au-delà de l’éloquence, des trucs d’orateur ou d’acteur que nous peinons à apprendre ou à singer. Il pense en parlant. Il dit lui-même qu’il ne pense pas ; au sens où il n’a pas réfléchi à l’avance, calculé sa phrase, ses mots clés, son style. Il parle pour exprimer ce qu’il a envie de dire sur un sujet qui lui vient en tête ou qu’on …

Expérience client : et si tout était une question de process ? #oupas #CX

Je me demande si tout n’a pas déjà été dit en 2019 sur l’expérience client : graal des marques victimes du grand méchant Jeff, conquête spatiale pour certains établissements, certaines enseignes totalement hors du coup ou inutile avancée pour les PME et PMI encore dirigées par la suprématie technique, l’innovation et l’avantage concurrentiel de leur production. L’expérience client, c’est avant toute chose, le vécu du client. Une fois cela posé, passons à l’étude de cas ! Dans la vraie vie, le client vit des expériences uniques, et que personne d’autre ne peut envisager, interpréter ou relater. Pourtant, il est désormais établi que les entreprises qui proposent des expériences (devrais-je encore vous dire que c’est la totalité de celles qui ont des clients humains), cherchent à les modéliser, les étudier étape par étape, afin d’améliorer ce qui peut l’être, d’éliminer des points de friction, de comprendre ce qui enchante comme ce qui déçoit. Découpage en séquences, notations et verbatim, fournissent des retours d’expériences riches et parfois teintés d’émotions. Bien ! Que faire ensuite, chers amis marketers …

4 leçons sur le lien entre la culture et nos émotions #Damasio

Toi aussi, hélas, tu lis des tas d’âneries sur l’émotionnel, qu’il agisse de notre intelligence ou plus prosaïquement de marketing, voir de communication. J’en suis navré pour toi, cher.e lectrice.teur mais tu te doutes que ma bienveillance naturelle m’interdit de balancer ici, ceux qui propagent ce genre de virus sans aucunement être inquiété ni’ mis en quarantaine. Jusque là rien de neuf malheureusement. C’est un peu comme si ceux qui se font payer pour faire des tweets se mettaient à protester de l’influence grandissante des instagrameuses non ? #ahahah Le vrai sujet est ailleurs : quel est le rôle de nos émotions dans l’émergence de la culture ? Les humains sont les êtres vivants sur cette planète les plus évolués pour une raison particulière : la capacité à ressentir des émotions, mais aussi à en tirer parti pour progresser au sens de l’espèce. Lire Antonio Damasio a permis à la plupart des marketers « modernes » de comprendre pourquoi Descartes s’est trompé et pour les plus audacieux pourquoi Spinoza avait raison (un titre particulièrement bien choisi par …