Mois: avril 2013

Le marketing made in UK peut-il nous inspirer ?

Intrigué ce matin par un tweet de Marketing UK, un magazine marketing anglais, je découvre ce que les marketeurs d’aujourd’hui pourraient dire pour inspirer les marketeurs de demain (mes chers étudiants !)… et certains témoignages sont assez éloquents ! (au fait, nous ne sommes que 300 000 en France à tweeter quotidiennement… Oser écrire sans certitude sur les lecteurs, est-il une prise de risque ?) Je ne résiste pas plus longtemps à vous livrer 3 très courtes interviews qui pourraient vous inspirer : Joanne Looby (32 ans), Senior Brand Manager chez Diageo (groupe distributeur alcools et bières) What are your biggest marketing challenges ? « We don’t have as much control as we once had – we need to become experts at influence and focus on driving brand-love through authentic relationships. » Are there any trends or new media platforms you believe are overrated ? « Branded native mobile apps that don’t provide « real » utility and consumer benefit. » What skills do you think are most important to get ahead in marketing today ? « Be led by real consumer insight – go …

« D’où l’on vient et pourquoi on est là ? »

Mettre en images notre ADN, c’est la mission confiée à DDB par David Garbous, le nouveau directeur marketing stratégique de Fleury Michon, une marque plus que centenaire. Un bel exemple de l’importance vitale pour une marque d’expliquer sa mission, de révéler son histoire, de prouver son authenticité. Etre authentique dans sa mission et pas seulement dans son produit, c’est (re)donner confiance dans la marque. C’est démontrer au consommateur, les valeurs d’une entreprise au-delà des enjeux économiques, au-delà des générations, des controverses sur l’industrie alimentaire. « Expliquer que derrière ce nom, il y a d’abord une rencontre entre deux hommes qui se lancent en 1905 dans une aventure d’entrepreneurs, c’est expliquer d’où on vient et pourquoi on est là. La réaction des consommateurs lors des pré-tests dans cette période de doute sur la qualité des produits consommés est impressionnante. Il faut que les industriels prennent position sur ces sujets. Chez Fleury Michon, c’est une démarche génétique qui est révélée à l’occasion de ce film » explique David Garbous. Une campagne Why ? à suivre aussi sur les médias sociaux …

Why WHY makes all the difference ?

In Start with WHY, Simon Sinek is teaching us the golden circle of why, how and what. To start with why is not only what any human been does when he meets someone or even when he buys a product, it’s the only way to active our brain properly and to let our limbic brain reveal our feelings. However when it comes to choose between two offers, when we need to take a decision, we always feel what is right or wrong for us. More then we really think it’s right ; just only because to think rationaly about the reasons that led us to choose is not that simple but as well because the WHAT we chose is not obviously different. And this is a real issue for many markets if not all. Products and services avaliable on the market are no longer technically different. This explains that WHAT we buy does not really matter unless we need to explain our choice. We buy emotions more than products. Here is an abstract of Simon’s …

Intelligence et créativité

Toutes les études sociologiques montrent que l’être humain du 21ème siècle souhaite se réaliser et donner du sens à son existence. Comment y parvenir dans un monde de compétition individuelle régi par la normalisation à outrance des connaissances et des compétences ? Paradoxalement, l’intelligence de l’Homme est d’une diversité étonnante : cérébrale mais aussi émotionnelle, relative aux nombres, aux lettres mais aussi à la musique, au mouvement, aux autres, etc… Pourquoi vouloir imposer un système de sélection « intellectuel » figé sur des critères du siècle précédent, à des individus dont les talents ne demandent qu’à s’exprimer librement ? Comment encourager la créativité de chacun si la volonté du système éducatif est de fournir le même matériau à tous ? Allons-nous enfin considérer comme une urgence nationale de révéler le talent individuel de nos enfants et de les encourager à développer, à nourrir, à peaufiner ce « don de la nature » en leur ouvrant les portes et les financements nécessaires. Je suis surpris que la créativité des étudiants soit si faiblement valorisée, et même étonné de ma propre …

Combien rapporte un fan pour une marque ?… 175 $ !

Ah oui ?!.. C’est ce que montre une étude US publiée par Syncapse NY et reprise aujourd’hui par le très sérieux magazine LSA. Depuis le temps qu’on en parle et que les marketeurs frileux nous soutiennent que le business n’est pas sur Facebook… Merci de nous rappeler que la réalité est bien présente dans les comportements d’achat des facebookeurs : cad d’une très large part de la population active. Il faut évidemment nuancer selon les marques, ou les catégories et se dire aussi que si les consommateurs américains suivent les marques très activement et s’engagent plus vivement dans la relation sur Facebook, cela ne signifie pas qu’en France les résultats seraient très différents. Un petit tableau pour voir les résultats des grandes marques : hum… chez BMW le fan rapporte + de 1600 $ !! pas si mal…

Label 5 lance sa WorldmiXperience !

Ah le beau sujet ! Comment relancer l’intérêt autour de cette marque omniprésente en hypermarchés et autres lieux de la grande distribution ? Allez, chers étudiants, faites preuve d’un peu d’imagination !… La réponse ?… Storytelling et utilisation des réseaux sociaux, en imaginant une web series de dimension mondiale ! Où ? à New York city of course ! Where else ?… Vous n’avez pas eu 18/20 avec cette idée qui fera du buzz ?… Dommage ! Après avoir participé au concours photo Catch the Five, les 5 candidats sélectionnés pour représenter les marchés majeurs de Label 5, ont 5 jours à vivre à New York et 5 challenges à relever et à raconter auprès du public inscrits sur Facebook ou sur Twitter. Tu kiffes Dominique ?… 😉 Voir la vidéo ici ! Et si vous préférez une communication de marque plus « culturelle », vous pouvez aussi suivre le parcours de la Redball à Paris depuis le 18 avril et qui se baladera aujourd’hui sur la Seine ! (sur Facebook) Redball project est une opération événementielle …

Brand Culture (suite) : la conférence de Daniel Bô

Très bonne conférence de Daniel Bô ce matin au Salon SEMO à la porte de Versailles, à l’occasion de la sortie de son deuxième livre, chez Dunod, Brand Culture. Il est évident pour tout le monde du marketing que les marques doivent raconter une histoire, et aussi définir un univers de marque dans lequel s’inscrivent leurs valeurs. De là à en parler comme d’une culture il restait encore un pas à franchir. C’est fait ! Et Pascal Somarriba qui intervenait sur cette conférence, nous a brillamment expliqué que cette vision culturelle du rôle de la marque, de son essence même, provenait le plus souvent du fondateur de l’entreprise, voire du directeur artistique (lorsqu’il y en a un, comme par exemple dans les maisons de mode ou du luxe). Il y aurait désormais deux sortes d’experts marketing : ceux qui maîtrisent les chiffres et ont une vision très CRM de la marque, et ceux qui ont une vision artistique, littéraire du marketing, et qui pensent et définissent la marque comme un lien culturel. Ces deux compétences …

La génération Y en mal d’émotions ?…

Tu crois ?.. Le dossier de Marketing Direct daté avril-mai qui vient de paraître tente de nous en convaincre avec de nombreux exemples : « Ils attendent du web de l’émotion, de la récréation, de la création et des interactions. Bref, tout ce qu’ils ne trouvent pas dans une société en crise (laquelle ?). Pour séduire ces jeunes actifs, les marques ne peuvent plus se contenter de vendre un produit, mais elles doivent leur faire vivre une expérience. » Je rêve ou on dirait un extrait de mon cours ?!… Pour mieux cibler la génération Y, Ubisoft France, mise notamment sur les nouveaux relais de communication comme les Youtubers : « Ils ressemblent beaucoup à nos fans et nos joueurs s’abonnent à leurs chaînes et s’identifient à eux. Nous sommes dans une logique de teasing et d’animation de la communauté de fans. Ce sont des passionnés et un passionné le reste toute l’année. » Communauté de fans ou tribus, les passionnés se rassemblent via le web et les réseaux sociaux. On le savait, on pouvait le voir, le phénomène …

Que sont devenus nos « vrais » amis ?

  Nescafé lance une web série sur une chaîne Youtube dédiée ayant pour thème la rencontre autour d’un café. Pas n’importe quelle rencontre, mais la vraie rencontre avec nos amis présents sur Facebook. Que se passe-t-il lorsque Arnaud sonne à la porte d’un ou d’une ami(e) avec deux mugs de Nescafé ? C’est filmé en GoPro (placement de produit ou branchitude induite de la marque ?) et ça se veut convivial et souriant (je n’ose pas écrire drôle ou décalé… on ne sait jamais).   Alors Arnaud, dis-nous si tes « amis » ont kiffé ta visite surprise !… ben, ça dépend en fait !… Qui visionnera toutes les rencontres ? ça pourrait être un jeu non ? avec un cadeau pour ceux qui commentent, ou qui transmettent, ou même une élection des meilleurs amis d’Arnaud… mais ça deviendrait trop commercial aussi ?… Découvrez Agathe, l’hôtesse de l’air de l’extrême !… Une belle surprise attend notre ami Arnaud.   Whaou ! Nescafé qui se prend pour Redbull ! C’est osé mais l’idée que l’amitié tient à des moments forts …

Transparence ou sincérité : les marques doivent-elles tout dire ?

La transparence est à l’ordre du jour, affaire Cahuzac en tête, affaire Spanghero dans l’assiette, tout le monde en débat avec ferveur et épouvante ! Alors qu’en est-il pour les marques ? Peuvent-elles être transparentes ? Leur sincérité déclarative peut-elle suffire à rétablir la confiance des consommateurs ? Dans une interview donnée à DocNews aujourd’hui, Thierry Wellhoff patron de l’agence Wellcom, donne sa vision de la mission d’une marque, de la difficulté à demeurer cohérent dans l’expression de ses valeurs face aux exigences toujours plus fortes des clients (il est l’auteur de « Les Valeurs » – Edition Eyrolles et de « L’entreprise en 80 valeurs » – Editions Liaisons) –  Extrait : Doc News : Les marques doivent-elles tout dire pour empêcher que leurs publics ne parlent à leur place ? Thierry Wellhoff : Je ne crois pas au concept de transparence. La transparence n’existe pas. Les entreprises se doivent de garder une certaine forme de confidentialité. Je crois par contre au concept de sincérité. On ne doit pas forcément tout dire, mais tout ce qu’on dit doit être …