Tous les articles classés dans : l’humain dans le marketing

En finir avec Maslow ! Ne l’invitez pas dans votre canapé…

Lire Courrier International et son dossier sur l’économie du partage est une souffrance ! Oui carrément une douleur au moins aussi vive qu’une entorse de la cheville ou qu’une piqûre d’abeille ! Pourquoi ? Certains admettent enfin, et avouent du même coup leur manque de vision, que les gens sont prêts à faire confiance à des inconnus pour monter dans leur voiture, louer leur chambre ou encore partager leur dîner, leur terrasse, leur tondeuse… Est-ce tellement difficile ? Admettre que l’humain a besoin de faire confiance à ceux qui l’entourent comme à ceux qu’il ne connaît pas encore semble impossible pour tous les théoriciens de l’économie, tous les journalistes intelligents qui décryptent pour nous le monde dans lequel ils ne vivent pas (visiblement). Et pourtant ! Avant même d’avoir des besoins matériels, chers défenseurs de la rationalité du consommateur, nous avons un besoin encore plus primaire : celui d’être connecté aux autres, un besoin social. Pour reprendre ici la citation de Mère Teresa qui conlut fort bien « Social » (livre indispensable de Matthew Lieberman) : « Life …

Pourquoi partageons-nous une information ? #creerlebuzz

Evidemment, je ne vais pas publier ici de photos de prétendues stars internationales nues ! Dommage me direz-vous pour les statistiques mais quel lien pourrais-je imaginer avec le marketing émotionnel ? Aucun ! La question de toujours porte sur la motivation qui nous incite à partager une information. Si nous relayons une information que nous avons reçue d’un tiers, c’est naturellement que nous la pensons pertinente pour nos « lecteurs » (ou followers ou encore friends). Si nous sommes nous-mêmes émetteurs de l’information, nous imaginons aussi qu’elle est pertinente et qu’elle mérite d’être diffusée. Mieux, nous espérons qu’elle sera reprise (retwittée et/ou partagée) par les réseaux sociaux, pour finalement créer le buzz. Mais comment jugeons-nous de ce qui est pertinent pour les autres ? Est-ce que ce qui m’intéresse (me concerne ou même me touche) peut intéresser les autres ? Est-ce à moi d’en juger et si oui quels instruments de mesure de la pertinence puis-je utiliser ? En réalité, le seul critère de partage acceptable repose sur notre volonté innée de partager avec ceux qui nous entourent …

Sommes-nous payés pour ce que nous faisons ?

Alors que je reçois un mail agréable d’un lecteur de mon livre « Tout savoir sur le marketing émotionnel », je suis à nouveau soumis à cette question : qui sont les entreprises prêtent à mettre en œuvre ce marketing et à payer un consultant pour les accompagner sur cette vision d’un marketing humain et altruiste ? En France pour être plus précis ?… Je n’ai pas de réponse ! Je suis actuellement aux USA, et j’ai l’impression qu’ici la grande majorité des marques ont intégré a minima les 4E (émotion, exclusivité, expérience et engagement). Mieux, que le ressenti favorable du client est absolument crucial dans le fonctionnement de toute entreprise. Des exemples ? Dans un supermarché uniquement consacré à l’alimentaire « Wholefoods », il y a deux personnes par caisse, une pour enregistrer les articles achetés et l’autre pour les emballer dans un sac (recyclable et gratuit). La même personne va l’accompagner dans le magasin lorsque je cherche un produit, afin de m’indiquer le rayon concerné. Une autre vend du pop corn et salue chacun en entrée et en sortie …

Pourquoi le temps est-il indispensable à la relation ?

L’homme a toujours eu peur de son ignorance. L’infini par exemple, est une notion que nous avons beaucoup de mal à comprendre. Est-ce que ça existe ? A quoi servirait-il de savoir mesurer l’infini ? (la réponse dans cette vidéo TedX)   Au contraire nous vivons dans l’instant et le temps semble s’accélérer alors même que l’espérance de vie a doublé en un siècle (pour les pays occidentaux et le Japon principalement). Ainsi que devient la fidélité du client dans un monde en perpétuelle évolution ? Pourrions-nous encore être fidèle de Blackberry ? Pour combien de temps ? Il est pourtant évident que pour installer une relation de confiance (et même pour entrer en relation), il faut du temps. Il conviendrait probablement de ne pas trop compter ses efforts et son temps. Lorsqu’un ami vous demande de l’aider, lui répondez-vous que vous n’auriez que 10 secondes à lui accorder ? Lorsque vous tenter de séduire une personne (y compris pour lui faire acheter votre produit), êtes-vous prêt à investir de votre temps ? Il me semble que les …

Unlock Joy ! Comment offrir une expérience inattendue à vos clients ?

  Pendant l’été, les gens écrivent davantage. Lisent-ils aussi plus que d’habitude ? En tout cas, une chose est sûre, les ventes de carnet de notes ou d’écriture, s’envolent allègrement . Et si l’on profite d’un temps calme pour graver sur le papier ce que l’année nous a apporté comme sujets de réflexion, de quoi allons-nous nous souvenir vraiment ? Quelles histoires aurions-nous envie de partager ? Dans une formidable intervention TedX (faut-il encore vous convaincre que l’inspiration est là ?), Tina Sharkley, nous propose de tenir notre petit recueil de moments de joie, de bonheur. Avouez que cela serait une excellente alternative aux selfies trop vite ternis par le temps et par le ridicule… Quels seraient ces moments de joie ? Bien évidemment, la famille, l’amour de sa vie, les amis, voire des réalisations, des aventures personnelles particulièrement heureuses, viendraient remplir notre journal d’allégresse contagieuse. Pensez-vous qu’il y aurait de la place pour les marques dans cet album ? C’est tout le problème de la relation client actuelle ! Quels sont les souvenirs merveilleux que nous …

Et si on remettait de l’authenticité dans la conversation ?

Dans un excellent article publié cette semaine, Marketing Magazine UK nous interpelle sur la face sombre des réseaux sociaux : ne sont-ils pas le facteur majeur de la montée angoissantes du malaise social dans les sociétés occidentales ? En somme, nous serions victime de notre propre curiosité et de notre quête de comparaison excessive. A force de regarder chez le voisin, chez nos amis Facebook ce qu’ils font et comment ils vivent, nous trouvons notre propre existence bien morne et inquiétante. Stupidité de la comparaison ? L’herbe est toujours plus verte ailleurs aurait dit ma grand-mère !… Mais la solution ne viendrait-elle pas de ceux qui prônent l’authenticité, comme valeur clé de la relation ? Pour tout dire, sans authenticité que valent nos conversations ? Extrait : The search for authenticity Emma Laney Smith, founder of brand consultancy Syren, believes that the recession has changed consumer behaviour forever. « Trends emerged during the recession that have altered the way consumers behave now that we are in recovery. Gone are the days of lifestyle branding – consumers …

L’optimiste et l’imprévu

Regarder les interventions des TedX est toujours passionnant. Si ce n’est par le sujet qui est exposé en quelques minutes et la réflexion qu’il génère en nous, je suis à chaque fois admiratif de la capacité qu’ont les speakers à raconter une histoire, souvent personnelle, pour mieux nous toucher. C’est le pouvoir de l’anecdote. Humaine, nécessairement humble, l’anecdote est facile à partager. Elle se communique bien. Pour illustrer la force émotionnelle de l’histoire vécue, nous pouvons nous référer à l’émergence des réseaux sociaux, de Snapchat à Twitter, Instagram ou Facebook. Penser que c’est à ces outils que nous devons l’envie de partager nos instants de vie ou nos rencontres, est une erreur. Nous le faisions avant. L’homme l’a toujours fait, les grottes de Lascaux en témoignent… Mais pourquoi racontons-nous précisément telle anecdote à telle personne assise en face de nous ? Serait-ce pour lui faire comprendre qui nous sommes ? Pour lui montrer notre humanité ? Ou pour établir un lien avec ce que nous voudrions lui démontrer ?… Je suis optimiste ! J’ai confiance …

De l’éphémère au permanent ??… et si on prenait un @Curly en attendant…

Allez, on débute par une petite citation de Bossuet sur la permanence : « L’homme sage est permanent comme le soleil ; le fou change comme la lune. » dans Politique. Oui mais encore ?… « Rien n’est permanent, sauf le changement. » déclarait Héraclite. Nombreux seraient ceux pour affirmer qu’aujourd’hui le changement est dû à la technologie, alors qu’il semble bien être également dans les comportements évolutifs de l’Homme face à la rupture de son espace temps traditionnel (plus l’humain vit vieux et plus il vit de changements de temps). Ainsi faire le tour du monde devient banal (on pourrait même le faire sur l’un des nombreux blogs consacrés à ce rite moderne), de même que dialoguer avec tous ses amis éparpillés aux quatre coins de la planète n’est guère plus difficile que de passer d’un marché financier à l’autre. Nous sommes partout à la fois, et toujours disponible où que nous soyons… Alors que deviennent nos relations ? Aurons-nous encore des amis (en vrai) à l’ère du tweet et du hashtag à tout va ? Si t’as pas d’ami, prends un Curly …

Et si vous demandiez à votre client de se déshabiller ? (vive l’été via @Dim_zen)

Ce cher Nedim me renvoie aux années 60 ce matin lorsque je lui fais remarquer que révéler son intimité demande une certaine confiance, à mon sens bien supérieure à celle induite par le partage ! Comme il a raison ! ‘Se mettre à poil’, comme d’ailleurs la libéralisation des moeurs, remonte en effet à cette folle période qui ont vu les USA imprimer une réelle révolution dans la relation humaine et particulièrement sur la place de la sexualité et de la relation amoureuse dans la vie quotidienne. Woodstock revival ! L’émancipation des femmes est d’ailleurs à situer post seconde guerre mondiale (on rappellera qu’en France le droit de vote des femmes date de 1945, de 1974 au Portugal et de 1999 au Qatar), comme en atteste le droit de travailler sans avoir à demander l’accord de son mari, acté par la loi française en 1965 seulement ! Alors qu’en est-il de l’effeuillage, du strip-tease ? D’après Wikipédia, cette parade ou danse langoureuse, apparaît en France au tout début du 20ème siècle et investit rapidement les cabarets parisiens, s’attirant les …

Why do we kiss ? ou la théorie du lien affectif de Michael Stevens

Michael Stevens est un génie de la présentation. Il pose des questions et pose encore des questions, jusqu’à poser la question du pourquoi se demande-t-on pourquoi ?… Il fait des scores sur Youtube que bon nombre de marques (mais aussi de comiques ou de soit-disant stars du web) aimeraient seulement approcher une fois dans leur vie. Normal, puisqu’il compte plus de 7 millions d’abonnés à sa chaîne Youtube. De quoi probablement en faire un business, mais là n’est pas la question ! Dans cet exemple, partant d’une question plutôt banale mais attrayante « why do we kiss ? », Michael nous emmène dans ses réflexions et rebondit d’un concept à l’autre avec une agilité de virtuose de la sérendipité. Plus fort encore, il le fait en s’appuyant sur la connaissance, sur des études ou des rapports d’experts scientifiques de tous les domaines abordés. Naturellement drôles, ces interventions face caméra, donnent vraiment envie de l’écouter jusqu’au bout, pour comme dans une enquête policière connaitre le fin mot de l’histoire. Ainsi en comprenant que si nous embrassons, c’est pour …