Tous les articles classés dans : Intuitions

Réflexions et idées

Pourquoi la data nous éloigne un peu plus de la connaissance client ? (l’ignorance paradoxale)

En plein salon E-commerce 2014, je reviens aux fondamentaux : comment pourrions-nous connaître un individu à partir des data qu’il accepte de nous transmettre ? (l’observatoire Cetelem indique en effet que 64% des consommateurs sont favorables à la démarche des marques qui cherchent à mieux les connaître pour mieux adapter les produits et les services à leur proposer). Makazi est une plateforme de data-management qui permet aux marques d’exploiter et de valoriser leurs data afin de piloter les actions marketing (primée hier soir aux E-Commerce Awards). Il faut pour cela connecter et consolider toutes les sources (de data), avant de faire appel à des algorithmes mathématiques pour identifier les comportements des clients et finalement activer les campagnes (dont on mesurera bien entendu l’efficacité). Evidemment rien ne vous sera révélé de ces extraordinaires algorithmes mathématiques, mais à quoi bon, me direz-vous, puisqu’il est clair que la population des décideurs marketing et communication n’entend rien à cette science (pas davantage que ceux qui la présentent sur le salon, d’ailleurs…). Non ce sujet serait trop facile ! Ma réflexion …

Pourquoi certains réussissent mieux que vous… y compris à l’école !

Dans tous les pays développés, on s’interroge sur le dramatique problème de l’échec scolaire, conduisant bien souvent (trop souvent) à un échec professionnel. Bien entendu, notre système éducatif est pointé du doigt et les réformes scolaires (en France comme ailleurs) s’enchaînent pour nous expliquer que cela tient au rythme puis aux activités pratiquées, quand ce n’est pas la formation des enseignants qui doit être améliorée ou revue totalement. On dépense des milliards chaque année pour tenter de remédier à ce fléau qui engendre d’ailleurs le plus grand stress dans la population (des parents) : si mes enfants ont de mauvaises notes, ils vont finir à la rue. Malheur et honte garanties ! Et si finalement l’échec ou la réussite, à l’école comme dans la vie professionnelle dépendait essentiellement de notre intelligence sociale ? Et si la côte d’amour d’un élève dans sa classe, permettait de prévoir sa réussite dans l’apprentissage de toute matière ? Il s’agit de (ou des ) l’élève préféré de la classe, pas forcément du (ou des) plus populaire. Bien entendu, vous vous souvenez …

Are we our self ? Or is our self what others think we are ?

Vous avez 4 heures ! En voilà une belle rentrée ! A quelques minutes de la conférence « révolutionnaire » d’Apple pour l’annonce (ou pas) du lancement de l’Iphone 6, je reviens avec ce devoir de vacances, qui provoque une tempête à l’intérieur de on crâne… Steve Jobs avait ainsi déclaré devant des étudiants fascinés par le maître : « do not let the noise of others opinions drown out your inner voice » et surtout montrer vous brave « and have the courage to follow your heart and intuition« . On conviendra que pour l’intuition, peu de leaders ont fait mieux que le regretté patron de la marque à la pomme. Mais notre intuition n’est-elle pas trompée par ce qu’en pensent les autres ? Parallèlement, les études menées par les neurosciences permettent d’affirmer que ce conseil a très peu de chance d’être pertinent pour la plupart d’entre nous. En effet, comme le révèle Matthew Lieberman dans Social, « Our sense of self, our heart and intuition, is actually part of what ensures that most of us will conform to groups norms, promoting …

Pourquoi partageons-nous une information ? #creerlebuzz

Evidemment, je ne vais pas publier ici de photos de prétendues stars internationales nues ! Dommage me direz-vous pour les statistiques mais quel lien pourrais-je imaginer avec le marketing émotionnel ? Aucun ! La question de toujours porte sur la motivation qui nous incite à partager une information. Si nous relayons une information que nous avons reçue d’un tiers, c’est naturellement que nous la pensons pertinente pour nos « lecteurs » (ou followers ou encore friends). Si nous sommes nous-mêmes émetteurs de l’information, nous imaginons aussi qu’elle est pertinente et qu’elle mérite d’être diffusée. Mieux, nous espérons qu’elle sera reprise (retwittée et/ou partagée) par les réseaux sociaux, pour finalement créer le buzz. Mais comment jugeons-nous de ce qui est pertinent pour les autres ? Est-ce que ce qui m’intéresse (me concerne ou même me touche) peut intéresser les autres ? Est-ce à moi d’en juger et si oui quels instruments de mesure de la pertinence puis-je utiliser ? En réalité, le seul critère de partage acceptable repose sur notre volonté innée de partager avec ceux qui nous entourent …

Sommes-nous payés pour ce que nous faisons ?

Alors que je reçois un mail agréable d’un lecteur de mon livre « Tout savoir sur le marketing émotionnel », je suis à nouveau soumis à cette question : qui sont les entreprises prêtent à mettre en œuvre ce marketing et à payer un consultant pour les accompagner sur cette vision d’un marketing humain et altruiste ? En France pour être plus précis ?… Je n’ai pas de réponse ! Je suis actuellement aux USA, et j’ai l’impression qu’ici la grande majorité des marques ont intégré a minima les 4E (émotion, exclusivité, expérience et engagement). Mieux, que le ressenti favorable du client est absolument crucial dans le fonctionnement de toute entreprise. Des exemples ? Dans un supermarché uniquement consacré à l’alimentaire « Wholefoods », il y a deux personnes par caisse, une pour enregistrer les articles achetés et l’autre pour les emballer dans un sac (recyclable et gratuit). La même personne va l’accompagner dans le magasin lorsque je cherche un produit, afin de m’indiquer le rayon concerné. Une autre vend du pop corn et salue chacun en entrée et en sortie …

Pourquoi ne faut-il pas suivre les règles du jeu ? Auriez-vous un problème ?

Comme souvent je me promène sur Internet et plus particulièrement sur Youtube en (re)bondissant (si j’ose évoquer cette métaphore) d’un lien à l’autre. Au hasard pensez-vous ? Certainement pas ! Monsieur Sérendipité vous le confirmera (voir son blog ici : http://henrikaufman.typepad.com/et_si_lon_parlait_marketi/), nous ne rencontrons ni une personne, ni une information par hasard. Mais ce n’est pas le sujet que j’aimerais partager avec vous ce matin. Le sujet est : seriez-vous doué pour les chiffres ? Pourriez-vous répondre à un petit test de logique, de ceux que votre futur recruteur pourrait vous imposer au risque de vous frustrer ou de vous faire perdre tous vos moyens (à quoi cela peut-il bien servir ? voilà une bonne question à lui poser en retour) ? Autant vous prévenir tout de suite, j’adore les chiffres ! Tout petit déjà, je jouais avec, et il est rare que je passe une journée sans me poser un « problème de robinet »… Oui je sais, pas vous ! Pourtant comme certains ont joué au Rubik’s Cube et d’autres au Sudoku, vous avez déjà tenté de …

Pourquoi jouer d’un instrument de musique améliore notre activité cérébrale ?

Je le savais ! Les musiciens sont des gens brillants ! Ils font preuve de discipline, de créativité, ont une meilleure mémoire, sont davantage émotionnels, etc… Conséquence, je ne devrais recruter que des musiciens, ou des personnes ayant appris à jouer du piano ou de la guitare. Pourquoi ? Dans cette animation, vous verrez que c’est évident : la musique active à peu près toutes les zones de notre cerveau et sa pratique améliore les connexions entre les hémisphères gauche et droit. C’est ce que la science nous permet de constater, sans forcément nous l’expliquer : la musique rend plus intelligent et certainement plus heureux de vivre ! On comprend aussi toute l’importance de la musique dans l’assemblage émotionnel de nos expériences, quelles soient dans la vie quotidienne ou dans notre relation aux marques. Une bonne signature musicale peut tout à fait nous relier affectivement à une marque pour longtemps. La musique peut-elle nourrir notre fidélité ? Merci à tous les musiciens !

Et si on remettait de l’authenticité dans la conversation ?

Dans un excellent article publié cette semaine, Marketing Magazine UK nous interpelle sur la face sombre des réseaux sociaux : ne sont-ils pas le facteur majeur de la montée angoissantes du malaise social dans les sociétés occidentales ? En somme, nous serions victime de notre propre curiosité et de notre quête de comparaison excessive. A force de regarder chez le voisin, chez nos amis Facebook ce qu’ils font et comment ils vivent, nous trouvons notre propre existence bien morne et inquiétante. Stupidité de la comparaison ? L’herbe est toujours plus verte ailleurs aurait dit ma grand-mère !… Mais la solution ne viendrait-elle pas de ceux qui prônent l’authenticité, comme valeur clé de la relation ? Pour tout dire, sans authenticité que valent nos conversations ? Extrait : The search for authenticity Emma Laney Smith, founder of brand consultancy Syren, believes that the recession has changed consumer behaviour forever. « Trends emerged during the recession that have altered the way consumers behave now that we are in recovery. Gone are the days of lifestyle branding – consumers …

Conversations intelligentes ? et si nous parlions d’intelligence conversationnelle ?

Emmanuel et Didier sont assis autour d’une table où j’ai pris ma place à leur invitation. Ils veulent me questionner (me soumettre à la question comme on disait sous l’inquisition…), ils sont curieux de savoir comment on peut développer le marketing émotionnel y compris dans un secteur aussi porté sur l’analyse rationnelle (du risque) que celui de l’assurance. 3h plus tard, nous devons mettre un terme à notre conversation, contraint par l’heure d’une fin de soirée annoncée. Ai-je bien répondu à leurs questions ? Sont-ils séduits par mon approche romantique du marketing ? Nos impertinences croisées ont-elles fait progresser notre réflexion individuelle ? Qu’avons-nous appris les uns des autres ? Honnêtement, je me suis régalé ! Là tout de suite, je dirai qu’il y aura une suite constructive à cet échange, à cette rencontre… Suis-je optimiste ? Bien sur ! Il nous reste tant à apprendre des futures conversations… Avant cela, j’aurai lu un ouvrage passionnant (enfin je le crois) découvert hier et qui explique pourquoi : « The key to success in life and business is …

Faut-il apprendre avant d’agir ou apprendre dans l’action ?…

Tout va de plus en plus vite, y compris l’apprentissage ! Mais à peine leur diplôme en poche, nos étudiants talentueux et fougueux, se font gentiment renvoyer à leurs études, faute d’expérience… Désolation ! Ne pourrait-on pas leur confier de nouveaux projets, comptant ainsi sur leur créativité et leur dynamisme ? Un peu de fraîcheur dans un monde de brutes ! Si vous lisiez la Harvard Business Review, vous seriez bientôt séduits par ce nouveau principe de développement de projet qui semble le seul adapté à un environnement où l’imprévisible est de loin plus probable que les prévisions les plus fines, ou l’expérience du passé est semble-t-il dépassée… Rien n’étant égal par ailleurs, il s’agit d’être prêt à l’imprévu ! Et la meilleure méthode pour trouver la bonne idée dans ces conditions se résume en trois petits points : 1 – Agir 2 – Apprendre 3 – Construire en recommençant autant de fois que nécessaire les étapes 1 et 2 (jusqu’à obtention du concept final) ! Vous pouvez oublier tout ce que vous aviez appris avant …