Tous les articles classés dans : Intuitions

Réflexions et idées

Les amis et la fidélité #respect

Depuis longtemps je lis avec beaucoup d’intérêt tous les articles ou commentaires qui nous invitent à traiter nos clients comme nos amis. C’est du reste, l’un des conseils que je présentais dans le livre sur la fidélité, que j’ai écrit il y a déjà 4 ans (à commander ici). Et puis, comme souvent, je remets en question ce principe social de notre morale communautaire : les amis sont-ils fidèles ? Ne sont-ils pas comme les autres, parfois fidèles parfois volages, et sans aucun doute à un moment ou un autre, porté disparus ? L’humain étant un être de désir, selon Spinoza, ce désir étant une tension née du vide émotionnel entre bonheur et ennui, selon Comte-Sponville, est-il seulement possible qu’il soit un ami fidèle ? Et surtout qu’est-ce que cela signifie pour la qualité de la relation que nous entretenons au fil du temps ? Avons-nous vraiment des amis de 30 ans ? Nous sont-ils restés fidèles comme une femme à son parfum ? Seront-ils encore là demain ? Je crois finalement que la fidélité …

La philosophie du marketing – saison 4 #tadikoi

Retour du bac philo dans notre actualité libérée et hop un sujet incroyable qui tombe dans mes news : sommes-nous responsable de l’avenir ? Attends un peu… Responsable ? Mais pas coupable alors ?… Et puis incidemment cela pose la question d’un éventuel avenir pour le marketing ? Or c’est exactement la ligne que nous avons tenté de suivre dans Marketing ZERO, en imaginant que le Héros que tu es peut encore tout changer. Laissons cet essai de réflexion métier de côté et revenons à la philo ! Ambition ou illusion d’une pensée profonde ? Comment commencer par l’avenir ? Il me parait agréable de se projeter ainsi en avant et, en conséquence, de se dire que la passé est derrière nous, loin, tut là-bas dans un siècle précédent dont nous nous sommes détachés aussi rapidement que nous avons tombé le masque, hier. Or tout ce qui est derrière n’existe plus en réalité, sauf à considérer les traces émotionnelles, pour certaines des blessures, des stigmates, qui nous rappellent à nos erreurs ou à ces événements …

Faut-il être fier d’être normal ? #Celio

Comment affirmer sa différence lorsqu’on est une marque qui propose plutôt des fringues « normales » ? Oser et être audacieux, est-ce vraiment un sujet aujourd’hui en marketing ? Alors que je suis en plein lancement du livre #marketingZERO, je découvre la nouvelle campagne de Celio, cette marque urbaine qui joue la proximité davantage que le lifestyle (me semble-t-il) et j’avoue que je suis dubitatif… Non par le choix d’une musique qui perce mes oreilles mais qui évoque une certaine rebelle attitude. Pas davantage par le coup de pied dans la porte pour ouvrir le champ de vision de la caméra sur le vrai monde extérieur. Alors quoi ? Je dois t’avouer cher.e lectrice.teur, que la normalité n’est pas trop mon truc. Tu vois le problème ? Etre normal, est-ce accepter la norme ? Faudrait-il un tee-shirt blanc, un pantalon qui ne ressemble qu’à tous les pantalons de la terre, ou encore se promener avec son chien pour être normal ? Je ne sais pas. Autant, les défilés de mode me laissent souvent perplexe et parfois plongé …

Les marques doivent-elles être respectueuses de la normalité ? #TallyWeijl

Le débat est (re) lancé ! Comme à chaque fois qu’une marque ose parler le langage de sa clientèle, avec une impudeur à faire rougir une prostituée suisse, les moralisateurs sortent leurs fourches et crient en enfants de choeur : au bucher ! (Note : Alexis, si tu me lis, confirme moi que l’oxymore putain helvétique est correct – #oupas) Parce que la campagne #FuckExpectations (prudemment traduite par on s’en fout de leurs attentes) est d’une justesse de ton incroyable, c’est réellement choquant. Or c’est toujours le cas, dans ces cas là ! C’est même l’objectif premier. Ne pas tenir compte des haters, de ceux qui ne supportent pas que l’on emploie un mot cru, une phrase qui pique, qui hurle sa différence aux oreilles polies et policées de la majorité normalisée, est un engagement. Tout comme j’expliquais il y a 3 ou 4 ans la force des campagnes de la marque danoise Bianco (lire l’article), je dois, à l’invitation de Philippe, préciser ce que signifie un combat pour une marque : c’est défendre un …

Pourquoi toi plutôt que nous ? #RelationClient #Ubuntu

La question revient depuis quelques semaines déjà alimenter la réflexion de l’ami Alexandre, fervent défenseur de cet adage africain qui pose le Nous au centre du jeu (et non pas du Je comme tu t’y attendais en lisant cette ligne… décidément tu devrais surveiller un peu ton cerveau et tes intuitions…). Pourquoi faudrait-il soudain se prosterner devant : Je suis car nous sommes ? Je ne suis pas philosophe (contrairement à Vincent qui a adoré le post Linkedin de Alexandre) mais il me semble que le Nous est dépassé… Exactement comme le célèbre et digital qui sommes-nous ? qui vise à rassurer les visiteurs d’un soir, perdus sur la toile, à la recherche d’un prestataire ou d’un fournisseur qu’ils ne connaissent pas. Car vois-tu, toi qui me lit, je n’ose t’inclure dans un Nous. Jamais ! Non pas que nous ne pourrions écrire une histoire ensemble, mais simplement parce que je te crois différent.e, de cette différence qui m’a toujours indiqué qu’on ne mélange pas les choux et les bananes. Tu es autre, mon choux, …

Marketing ZERO : un manifeste pour tout reprendre à zéro ! #teaser

Huit années (ou presque) séparent cet article du lancement du blog, qui lui-même annonçait la parution de mon premier livre : « Tout savoir sur la marketing émotionnel – aux éditions Kawa, que certains n’ont pas encore lu… (tu notes qu’il faudrait sans doute mettre plusieurs s à certains tant le pluriel s’apparente dans ce cas à la multitude !..). Bref ! Aujourd’hui, encore plus qu’hier, l’humain continue de croire qu’il faut faire du fric lorsqu’on parle de marketing. Et si la seule solution pour en sortir, était de tout reprendre à zéro ? Après avoir tenté d’expliquer qu’il serait intéressant d’oser le punk marketing, j’ai finalement opté pour la remise à zéro. Une sorte de punk minimaliste plutôt qu’outrancier ! Pourquoi pas ?! D’ailleurs, je n’y suis pas allé tout seul. En réalité, j’ai rejoint le projet mené dans la réflexion par un marketer actif, au sens du service dévoué à l’entreprise qui le rémunère pour diriger des actions, un plan, voire une stratégie, pour de vrai, avec de nombreux et réels clients. Philippe Guiheneuc, …

Faut-il avoir peur de l’intelligence émotionnelle ? #oupas

Lundi prochain, commencera une nouvelle aventure en mode radio : je serai l’un des trois co-host d’une room intitulée : Vidéo Canapé ! Drôle de nom pour une drôle de rencontre initiée par des belges (ou presque) qui m’ont très gentiment proposé de faire débat autour des vidéos qui nous inspirent et qui changent nos vies (à la marge ou fondamentalement). Et, bienveillance ou tentative de séduction, le premier sujet dont nous parlerons est justement l’intelligence émotionnelle, évoquée dans une conférence par Bernard Flavien (si tu veux un raccourci vers ce contenu, va vite en bas de cette page pour y cliquer sur le lien… #ahahah). Or, tu t’en doutes, toi qui me lit avec constance (et non il ne s’agit pas ici de savoir si Constance est dans ton lit… ta capacité à imaginer des scènes insolites m’étonnera toujours…), je ne suis pas d’accord avec tout et parfois même pas d’accord du tout ! Sacré Bernard ! Alors, quel est le point de discorde sur lequel nous pourrions débattre des heures ? Oui Bernard, …

Comment concilier marketing émotionnel et libre arbitre ?

J’aime bien ces moments d’échange avec des étudiants qui souhaitent aborder le marketing émotionnel dans leur mémoire, ou leurs travaux de fin de parcours. Souvent, leurs question sont témoins d’une certaine fraîcheur et, c’est bien normal, d’un manque de culture au sens de l’historique et de l’évolution de ce métier. Et c’est une vraie qualité ! C’est un regard neuf qui se pose et qui nous oblige, tous, nous les pros du marketing, à prendre un peu de recul et à rester humble. Bref, remise en question sous la question ! Alors quand Coralie me demande si le marketing émotionnel n’entame pas le libre arbitre du consommateur, je réfléchis un peu avant de répondre. A partir du moment où s’installe une relation affective, conséquence de l’émotion partagée, d’une expérience perçue comme positive, il y a un biais injecté par le marketing. Dès lors qu’on apprécie, qu’on aime ce que l’on a vécu, il devient très compliqué de rester dans l’objectivité comparative. Ce que j’aime est presque par défaut, supérieur à tout ce que l’on pourrait …

Etienne filme l’agriculteur et la vache ! #peta

Youtubeur est devenu un métier. Nul doute, que beaucoup y ont cru et se sont lancés dans cette folle aventure de publier des vidéos qui rassemblent une telle audience qu’une plateforme de diffusion vous rémunérerait pour cette performance que d’aucuns qualifient d’artistique ! Toi qui a eu le courage d’aller jeter une oeil sur ma chaîne Youtube, espérant y trouver non pas de quoi te divertir pendant ton voyage en bus mais de quoi mieux comprendre le marketing émotionnel, tu le sais, pour réussir dans cette mission, il faut du talent (en tout cas un talent que je n’ai pas…) et du travail ! Alors tout le monde s’en fout, mais certains y parviennent malgré tout, ou, et c’est la beauté du partage social, sur un malentendu. L’infirmière, le coach pour commerciaux à la ramasse, le vendeur d’appeau pour chasseur perfectionniste, le moniteur de fitness et sa girlfriend so sexy, et finalement l’agriculteur ! Retour au basiques de l’esprit français, les deux pieds dans le fumier et la paille, Youtube est aussi un lieu d’expression …

Machin conseil et les 40 crétins ! #tadikoi ?

Y a qui dans la room ? Et pourquoi tu ne viens pas on stage ? #ahahah Ca y est, j’ai chopé le virus de Clubhouse, dont certains disent déjà que c’est un réseau mort né… La loose ! Attends un peu, c’est qui certains ? Heu… comment te dire ? des experts qui ont dénommé leur boîte Machin Conseil pour la plupart… (note de la rédaction : par respect pour la sensibilité des jeunes lecteurs.trices, je ne mentionnerais pas Machin sous son vrai nom – qui pourrait bien être Nini, Titi, Jipé ou Dédé – je te laisse choisir). Oui tu vas me parler de branding, de love brand, de marque et pourquoi pas de marketing et tu commences par me présenter ta société fièrement baptisée Machin Conseil ! T’es sérieux là ? Le plus étonnant c’est que cela ne t’as pas choqué d’associer tes initiales ou ton « p’tit nom » (comme n’a jamais osé me dire ma grand-mère à qui j’aurais volontiers offert une tarte sans les fraises en pareille situation…) à ce mot …